Ecrire pour soi ou pour les autres.

[Article #4] – ECRIRE POUR SOI OU POUR LES AUTRES (5 Points)

C’est un débat qui ne comportera jamais de conclusion universelle, puisque la réponse demeure subjective. Chacun aura sa propre opinion régie par son désir d’écrire ou non pour soi ou pour les autres ou les deux. Quoi qu’il en soit, il y aura toujours un impact sur soi et sur le lectorat. Encore faudrait-il que l’appel de l’écriture se fasse ressentir.

En tant que lecteur, vous voulez éprouver, apprendre, changer, élargir votre esprit, vous évader… Vous souhaitez lire du vrai, car instinctivement, vous faites confiance à l’auteur et à ce qu’il a écrit. Quand vous bouquinez des romans, des poésies, des nouvelles, des articles, des essais… peu importe, les conséquences sur vous restent différentes selon l’intention de l’écrivain. Mais que constituent-elles ?

La démarche en elle-même démarre d’un but propre à chacun. Elle peut sembler nombriliste ou altruiste, pour escroquer ou pour pourvoir… Cela doit vouloir dire quelque chose, essentiellement. Il faut donc se poser les bonnes questions :

  • Quel besoin a-t-on de coucher sur papier nos idées, nos émois ou nos joies ?
  • Quelles décisions nous poussent à partager nos écrits ou finalement les enfermer dans notre jardin secret ?
  • Y a-t-il un sens à cette action ?
  • Est-ce que l’on s’exprime pour soi ou finalement pour les autres ?
  1. Qu’Est-Ce Qu’Ecrire Pour Soi ?
  2. Qu’Est-Ce Qu’Ecrire Pour Les Autres ?
  3. Faut-Il Ecrire Pour Soi Ou Pour Les Autres ?
  4. Quel Sens Y A-T-Il A Ecrire Pour Soi Ou Pour Les Autres ?
  5. Comment Ne Pas Ennuyer Son Lectorat ?
  6. Conclusion
Ecrire pour soi ou pour les autres.

QU’EST-CE QU’ECRIRE POUR SOI ?

C’est dans ce contexte qu’écrire pour écrire ne fera pas défaut. C’est un mécanisme automatique, telle qu’une action répétitive, à l’image d’une machine à tisser. On rédige un livre en noircissant des pages sans préparation, mais pour atteindre un bien-être impératif. Aux yeux du lecteur, cela ne voudra rien dire et donc n’aura aucun intérêt, car l’auteur se plonge dans ses états d’âme, les explore, les extériorise noir sur blanc et les comprend, sans réfléchir à l’action en lui-même. Le but constitue à ressentir les bienfaits de l’écriture, par le processus de travail sur soi. De là à passer le cap du partage, la transformation devra prendre un autre tournant jusqu’à la totale libération de soi. C’est arriver à acquérir de l’autodérision sur les événements, pour qu’ils deviennent presque anodins.

Ecrire pour soi ou pour les autres.

QU’EST-CE QU’ECRIRE POUR LES AUTRES ?

Pour que le récit apporte du crédit au lectorat donc, il ne suffit pas de le décrire. Il faut que l’auteur arrive à abordez les choses différemment pour acquérir un œil neuf : se surpasser en soi. Le partager prendra alors tout son sens et pourra demeurer aussi bénéfique que d’écrire pour soi : recherche d’une forme de soutien, de l’aide ou simplement faire rêver et donner l’exemple. Mais la charge émotionnelle ne représente obligatoirement pas une part importante et intéressante pour autrui, résidant seulement en chacun de nous. Cela suppose en amont de devoir et surtout de pouvoir prendre du recul sur les sentiments. Mais un livre ne s’écrit pas avec de jolies phrases, au vocabulaire laborieux, à la suite des autres, qui en résultent un style tarabiscoté. Il faut d’abord se demander pour quel public c’est destiné, puis d’adapter la plume à celui-ci et en aval, rendre la lecture compréhensive, fluide. Ecrire n’est alors pas aussi simple que cela, quand il s’agit de le partager. Mais dans quel but ?

Ecrire pour soi ou pour les autres ?

FAUT-IL ECRIRE POUR SOI OU POUR LES AUTRES ?

Les vraies questions que vous devez vous poser ce sont : écrit-on pour soi OU pour les autres ? Ecrit-on pour soi ET pour les autres ? Ecrit-on D’ABORD pour soi, PUIS pour les autres ? En fin de compte, il ne s’agit pas de savoir s’il faut écrire pour soi, pour les autres ou pour soi et pour les autres. Dans toutes ces conditions, cela n’a aucun sens, parce que l’envie passe par soi avant tout. Il s’agit d’un besoin impérieux, en éprouvant simplement le désir d’écrire. Il n’est pas donc pas nécessaire de plaire ou d’impressionner, de donner ou de transmettre quelque chose, puisque cela ne regarde que vous. Vous n’attendez alors qu’aucune contrepartie de la part des lecteurs. Mais quand cette routine devient automatique, brève et presque sans saveur, est-ce que seul ce bénéfice personnel que reste le plaisir d’écrire pour vous-même suffit ? Si ce n’est pas le cas, c’est votre ego qui ressent dans le même temps l’envie d’être lu un jour. Rédiger pour soi représente alors une première étape dans l’évolution de ce processus d’expression commune au genre humain. Est-ce que cela fait de vous quelqu’un de nombriliste ? Si l’on retire un bénéfice financier, est-ce que cela veut dire que vous être un escroc, si les informations semblent avantageuses envers les autres, ces mêmes personnes à qui vous écrivez ?

Ecrire pour soi ou pour les autres ?

COMMENT NE PAS ENNUYER SON LECTORAT ?

Demandez-vous ce qui vous intéresse dans vos lectures ? Comment la biographie, le roman ou autres manuscrits littéraires vous emmènent sans difficulté jusqu’à la fin ? Avant tout, le style d’écriture dépend de l’état émotionnel actuel, qu’il ne faut pas en prendre compte selon le genre de vos textes. Par exemple, un article, c’est rédiger un avis subjectif qui demande principalement de l’objectivité sur un sujet qui parlera à tous. Une biographie, c’est parler de soi et de votre vie, mais cela n’intéressera que le barman du coin, sauf si vous êtes une célébrité et encore… Il faut se mettre à la place du lecteur et faire appel à un dépassement de soi pour parler d’eux. Mais il faut que cela apporte quelque chose. Pour un roman fictif, vous devez vous servir de ce qui vous anime, de vos rêves. C’est placer une grosse part de soi-même pour créer votre monde et y faire vivre vos personnages. Bien sûr, l’imagination reste débordante tout en demeurant cohérente avec la réalité. Quoi qu’il en soit, il s’agit de garder le rythme pour ne pas détourner le lecteur de ce que vous décrivez. Il suppose de vous remettre sans cesse en question : plonger dans vos émotions, vos idéaux, tout en restant à l’écart. C’est un recul d’autant plus difficile quand il s’agit d’une autobiographie, alors qu’il nécessite avant tout de l’honnêteté envers soi-même pour passionner les autres.

Ecrire pour soi ou pour les autres ?

QUEL SENS Y A T-IL A ECRIRE POUR SOI OU POUR LES AUTRES ?

Vous l’avez vu, écrire pour soi est un besoin impérieux et écrire pour les autres est un désir de faire plaisir. La première étape consiste à retrouver un état de bien-être intérieur, en couchant sur le papier toutes vos émotions quelconques qui parasitent votre vie. La seconde se présente simplement dans l’adulation de votre ego, quels que soient les bénéfices que vous en retirez. Après tout, l’écriture ne sera jamais une activité isolée, puisque vous vous en servez au quotidien depuis la nuit des temps, avec votre capacité d’imaginations, de traduire vos idées, puis de les mettre en forme et les transmettre aux autres. Est-ce pour autant un aspect de l’égoïsme ? La réponse : oui, car même si vous en venez à être lu un jour, vous écrire d’abord pour soi. Qu’importe le métier où l’expression écrite est utilisée, c’est avant tout parce que cela vous procure un pur plaisir. Il flatte finalement votre ego ; vous aimez ce que vous noircissez sur le papier et cela vous apporte une certaine forme de bien-être. On y revient toujours ! Cela est encore plus vrai dans l’écriture thérapeutique, car c’est votre bonheur qui est en cause, non pas celui des autres. Est-ce pour autant quelque chose de péjoratif ?

CONCLUSION

Le désir d’écrire vient donc avant tout de soi, peu importe le médium ou la raison pour laquelle vous utilisez ce moyen d’expression. L’objectif semble presque toujours de le faire ensuite pour les autres, finalement. Ne pensez pas à votre côté nombriliste, car ce n’est qu’une forme d’égoïsme qui se révèle en tout : vous achetez pour vous. Vous vous habillez pour vous. Vous consommez pour vous… Le don pour les autres vous gratifie également personnellement. Même si vous en retirez un bénéfice quelconque, l’essentiel, dans ce cas, reste de procurer un bon service aux lecteurs (des émotions, un moment d’évasion, un problème réglé…). En terme, vous écrivez pour vous-même ET pour les autres, parce que même si vous vous exprimez de façon thérapeutique (donc seulement pour soi), c’est pour se sentir mieux en vous-même, ce qui améliorera ensuite vos relations sociales, automatiquement. L’intention nombriliste en demeure pas important si écrire ne se fonde pas sur l’esprit d’escroquerie. À ce compte-là, oui, cela part d’un mauvais sentiment et s’étend sur une base compromise : le nombrilisme n’est plus une théorie, mais de l’individualisme non objectif et négatif. Après tout, je rédige des articles avec mes avis, ma façon de penser, c’est une forme d’égoïsme :  » je pense que… « . Pour autant, est-ce que je suis partiale et vous raconte des conneries ? Ce n’est que subjectivité, mais cela part de moi seule, avant tout. Qu’en pensez-vous ?


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