Interview de Aliénor Eusimarok

[Interview #8] – Aliénor Eusimarok

Bonjour, Aliénor. Je suis ravie que tu aies accepté de répondre à mon interview. Pour rappel, j’ai chroniqué l’année dernière  » Les Anges D’Aciers – Tome 1 – L’Escadrille  » qui s’introduit dans le genre Historique. Sur 6 dans mon annotation, ton livre a obtenu la note de 3. Je voudrais te poser quelques questions pour permettre à tes lecteurs et futurs de te connaître un peu mieux.

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TOI ET TON TRAVAIL DE FEMME DE LETTRE

— Présente-toi en quelques mots :

— Aliénor, j’ai 37 ans. Je suis assistante polyvalente et auteure. Intéressée par différents sujets, je conserve un intérêt fort pour l’histoire, les sports équestres et les arts vivants.

—  » Aliénor Eusimarok « , est-ce un pseudonyme ou ton vrai patronyme ? Dans le premier cas, a-t-il une signification ?

— C’est un pseudonyme.  » Aliénor « , parce que j’admire beaucoup cette reine du Moyen Âge

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Aliénor D’Aquitaine

et  » Eusimarok « , c’est une traduction du mot  » licorne  » qui n’est pas trop transparente. Je suis et reste en admiration devant la tapisserie de  » La Dame A La Licorne  » et ce pseudonyme rappelle ces deux références.

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1 – Le Toucher
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2 – Le Goût
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3 – L’Odorat
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4 – L’Ouïe
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5 – La Vue
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6 – Mon Seul Désir

— Effectivement, cette tapisserie composée de six tentures est merveilleuse, remplie de multiple sens… Par quoi as-tu commencé, dans le processus d’écriture ? Depuis combien de temps t’es-tu mise à rédiger des livres ?

— J’ai toujours aimé écrire sans vraiment oser m’y mettre. J’ai commencé adolescente, mais j’ai toujours  » caché  » mes écrits, parce qu’  » être auteur(e), ce n’est pas à la portée de tout le monde « . Donc on peut dire : une bonne vingtaine d’années, en fin de compte, même si j’ai passé tout un temps sans oser écrire.

— Comment l’idée de devenir auteure t’est-elle venue ?

— En aidant une connaissance pour une petite maison d’édition, j’ai commencé à rédiger quelques textes pour les soumettre à la gérante qui a apprécié, ce qui m’a encouragé. Puis le concours NaNo WriMo en 2018, lors d’une pause entre deux contrats d’intérim, à été un véritable déclencheur. Je savais que mon contrat reprendrait en décembre, il faillait que je m’occupe en novembre. En plus, j’avais une jambe en vrac, donc bloqué sur mon canapé. Et là, si j’osais ? Et c’était parti.

— C’est ce qu’on appelle, un mal pour un bien. Que représente cette activité pour toi ?

— Des plaisirs variés. J’aime les histoires crédibles et l’Histoire, donc je suis souvent amenée à faire des recherches, ce que j’adore. Aller découvrir des anecdotes, dont l’Histoire est truffée et qui sont souvent riches de savoir, c’est génial. Sans compter les recherches plus techniques sur les sujets qui me passionnent ou font vivre mes personnages. Quant à l’écriture en elle-même, parfois, elle coule de source et parfois, il faut reprendre encore et encore : traquer les répétitions, choisir du vocabulaire, un ou des registres de langage, reformuler une phrase… En tant qu’auto-éditée, il y a toute l’étape correction-mise en page-détermination de la couverture-promotion qui s’ajoute au reste et ça me permet de travailler avec des collègues talentueuses. Pour résumer, je dirais, du plaisir, du travail et un chouette réseau.

— Que du bonheur, donc ! Qu’est-ce qui te motive à coucher des mots sur le papier ?

— Mes personnages me harcèlent. Tant que je n’ai pas écrit ce qu’ils sont venus me raconter, ils ne me laissent pas tranquille. (Le cerveau des auteur(e)s, un sujet de psychiatrie ? C’est possible). Et bon, une fois que les scènes sont écrites, elles sortent de ma tête et j’apprécie ce silence.

— J’avoue que cette idée d’article me plaît bien. Il se pourrait que je reprenne cette idée, si tu me le permets. Comment te prépares-tu pour te mettre dans l’ambiance ?

— Oula, je laisse venir. Parfois, ça tombe à des moments où je ne peux pas écrire, quand je conduis, par exemple. Mais j’ai des personnages qui commencent à comprendre qu’il y a des moments où il faut me laisser vivre un peu, aussi.

— Possèdes-tu une méthode spéciale pour que l’exercice te paraisse bénéfique ?

— Pas vraiment. Parfois, je vais écrire depuis mon téléphone, en extérieur ou alors sur mon canapé ou sur mon lit… La musique est parfois une aide, mais ça dépend du contexte.

— Dans quel genre littéraire te spécialises-tu ou dans lequel restes-tu la plus à l’aise ?

— Clairement, la Romance à caractère Historique. J’aime bien également la Romance actuelle ou le Fantastique, mais l’Histoire restera toujours un domaine de prédilection.

— Quel univers aimes-tu lire et qui t’inspire le plus ?

— L’Historique, là encore, sous divers genres, de la Romance au Policier, qu’il s’y mêle un peu d’ésotérisme ou de fantastique aussi, pourquoi pas. Du moment que l’univers m’évade, je reste assez ouverte.

— À propos d’inspiration, où la puises-tu de manière générale ?

— C’est elle qui me trouve. Elle utilise les personnages pour me pousser dans les recoins des récits et parfois, une recherche en entraîne une autre et paf !

On se retrouve avec 400 pages, sans l’avoir vu venir.

— Désolée pour le gif  » Chocapic « , c’était plus fort que moi ! :p

TOI ET TON LIVRE  » LES ANGES D’ACIER « 

— J’ai lu ce Roman Historique paru en 2020. Présente-nous ton ouvrage :

— C’est l’histoire fictive de Français intégrés dans la RAF lors de la Seconde Guerre Mondiale. On y trouve leur quotidien d’expatriés, comment la guerre a changé leur vie et les raisons qui leur ont fait choisir ou subir cette manière de continuer le combat.

— Quel personnage as-tu le plus aimé créer et pourquoi ?

— Léontine est tellement riche. Sa jeunesse et sa position lui permettent de mélanger une certaine maturité avec des découvertes parfois brutales ou cruelles de la vie en temps de guerre. Ses prises de conscience, souvent abruptes, confrontent à beaucoup de clichés sur cette époque et c’est une jeune femme extraordinaire. Elle cumule les paradoxes et me donne des occasions d’aller titiller les autres personnages sur des sujets divers, comme l’homosexualité, le racisme, la condition féminine, mais aussi la drogue dans les unités de combat…

— Je dirais que tous tes personnages sont hauts en couleur, mais elle est très développée et intéressante, c’est vrai. As-tu déjà été visité le comté de Sussex en Angleterre ? Qu’en as-tu pensé ?

— Oui, j’ai étudié à Brighton pendant trois ans. J’ai adoré cette ville. Je ne suis jamais allée à Eastboune ni au RAF Beachy Head qui existe, mais qui n’était qu’une base radar de la RAF pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il me semble que l’aérodrome a parfois servi de piste d’urgence, mais je ne crois pas qu’une ou plusieurs unités de pilotage y ont été postées, (du moins, je n’ai pas trouvé de sources le mentionnant à ce jour). Et j’adorais y aller et voir de mes yeux à quoi ressemble la réalité du décor de mon roman. Même si les images satellites permettent de s’en faire une petite idée, se rendre sur place offre d’autres ressentis. J’adore l’Angleterre, c’est très joli, accueillant et j’en garde de bons souvenirs.

— Oui, c’est l’un des pays les plus jolis et riches en culture et histoires diverses. Quel chapitre de ce livre t’es-tu le plus amusé à écrire ?

— Celui de la soirée à Londres, quand Félicien redevient femme et s’amuse à tromper ses deux supérieurs avec la complicité d’Eliane et de Pénélope.

— Cela ne m’étonne même pas ! C’est mon préféré aussi. Quel message as-tu voulu transmettre à travers ton œuvre ?

— Je crois qu’on a besoin de démystifier l’héroïsme. Parfois, il découle de grandes actions et parfois, il témoigne juste du quotidien, du bon sens ou des valeurs transmises par l’éducation. Et tout le monde connaît le devoir de mémoire. En France, on parle souvent de la Seconde Guerre Mondiale en termes de collaboration ou de résistance. Mais on parle très peu des Forces Libres, alors que ces unités ont pesé dans les combats depuis l’Angleterre, mais aussi le Maghreb ou la Russie.

— Sans parler des petites missions qui ont contribué à rendre nos cultures et nos patrimoines…

— J’ai eu envie de rendre hommage à ces personnes qui ont tout quitté pour ce qu’ils ou elles estimaient être leur devoir envers la France.

— As-tu jeté un œil à ma chronique sur ton premier tome ? Qu’en as-tu pensé ?

— Oui, je l’ai lue après sa sortie. C’était bien détaillé et intéressant. Ton commentaire sur le fait que ce n’était pas l’histoire à laquelle tu t’attendais m’a fait remettre en question l’adéquation entre le bloc couverture-résumé et l’histoire en elle-même.

— Du coup, y as-tu apporté des améliorations ?

— Je n’ai rien modifié. J’adore la couverture que m’a proposée Charlie de Dragonfly Cover Artist.

— Combien de temps as-tu passé à rechercher toutes ces sources nombreuses nécessaires pour écrire ton histoire ?

— J’avoue ne pas compter mes heures de recherches. Mais pour toute la partie technique des avions, je me suis créé un petit dossier comparatif sur un fichier Excel, au fur et à mesure des informations retrouvées. Quant aux anecdotes historiques, c’est une de mes marottes. J’écoute les chaînes de vulgarisation historique par loisir ou parfois, pour en faire des sujets de chroniques radio disponibles sur Sun Radio.

— As-tu une anecdote amusante (ou pas) que tu pourrais raconter à ton lectorat à propos de ton livre ?

— Alors quand j’ai commencé à parler de mon sujet d’écriture à ma mère pour le concours Fyctia, j’avais déjà écrit une quinzaine de chapitres. Elle m’a dit :  » c’est amusant, ton grand-père était dans l’aviation, à l’époque « . Chose que j’ignorais jusqu’à ce moment. Quand j’ai commencé à me renseigner sur les pilotes de la Seconde Guerre Mondiale, j’ai trouvé une vidéo parlant des plus redoutables pilotes qui terrorisaient (littéralement) les Allemands. Je suis restée hébétée en entendant qu’il s’agissait de femmes à qui on avait refilé du vieux matériel et qui assuraient plus que leur part, dans des conditions innommables. Ce sont les pilotes russes des 586e, 587e et 588e régiments, surnommées les Nachthexen,  » Les Sorcières De La Nuit « . Je recommande la capsule de «  La Folle Histoire « , à ce sujet. Et là, j’ai Félicien qui est venu me dire :  » hé, t’as vue ? Je ne suis pas si inouïe que ça ! « .

— Les Russes ne sont pas réputés pour être des tendres, même chez les femmes ! Prévoies-tu une suite ou un spin-off pour  » Les Anges D’Aciers  » ?

— Oui, le tome 2,  » Instructeurs « , est sorti (et fortement piraté, depuis) fin novembre 2021. Le tome 3,  » Mission Josépha « , est en cours d’écriture, tout comme un spin-off sur Eliane et sa vie avant d’arriver à la RAF.

— Les sous-titres promettent, mais le spin-off me tente beaucoup plus, connaissant déjà le personnage énigmatique d’Eliane.

TOI ET TON UNIVERS LITTERAIRE

— Quels sont ton livre et ton auteur(e) favoris ?

— Très classique :  » Orgueil Et Préjugé  » et Jane Austen.

Interview de Aliénor Eusimarok
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— Quel est ton héros de fiction préféré ?

— Pénélope Featherington. Elle a une force que j’admire et une fragilité qui me touche. Et sur bien des points, elle me ressemble beaucoup. Je me suis énormément identifiée à elle, plus dans les livres que dans l’adaptation série, même si j’adore l’actrice qui l’incarne et surtout son jeu.

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Nicola Coughlan qui interprète le rôle de Pénélope dans  » La Chronique Des Bridgerton « 

— Quel pays désirais-tu visiter pour t’inspirer du décor et de son histoire culturelle ?

— Un seul ? C’est impossible, le monde est bien trop riche ! Je dirais la prochaine destination avec laquelle la vie me surprendra.

— Quelle célébrité morte ou vivante aimerais-tu rencontrer pour prendre modèle sur elle afin de créer un personnage ?

— Marie-Adélaïde de la Rochefoucault, une célébrité très locale et je l’assume, mais j’aimerais vraiment pouvoir l’interviewer. Peu après la Révolution Française, ma région s’est rebellée. Elle fut aux commandes d’un bataillon de rebelles. Elle a été arrêtée et exécutée pour cela, en 1794.

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— Un(e) héros(ïne) en reste un(e), local ou pas. Souhaiterais-tu ou t’es-tu déjà inspirée d’un événement important pour réaliser un nouvel univers palpitant ?

— Oui, avec ma passion pour l’Histoire, c’est presque toujours le cas.

— T’arrive-t-il qu’un film / une série / un documentaire t’insuffle des idées pour rédiger un livre inédit ?

— Oui, souvent, d’où un certain nombre de projets en cours.

— Comme je te comprends. Quand tu lis, écris-tu des notes ou ressentiments en marge ?

— Non, ça ne fait pas partie de mes habitudes. J’ai du mal à écrire dans un livre. J’ai l’impression de maltraiter l’objet.

— Que penses-tu de ceux qui griffonnent des choses au crayon dans le bouquin qu’ils lisent ?

— Tout dépend du livre et du type de notes. Si c’est pour griffonner le numéro de Kévina à la va-vite, je m’insurge !

— Normal !

— Si c’est pour du travail (annoter un livre de cours, par exemple), ça se conçoit.

— Dans tout ce que tu as consulté dans ta vie, quel ouvrage t’as le plus inspiré dans ton existence personnelle / professionnelle ? Si oui, le(s)quel(s) et pourquoi ?

— Bridget Jones. C’est une femme qui a tout pour être critiquée, qui est bourrée de complexes et de maladresse et pourtant, elle réussit à aller où elle veut. Alors, oui, parfois, elle se trompe, mais elle ose, elle s’assume et je trouve que c’est un super message. Du coup, je vais citer le toast porté pour son anniversaire :  » à Bidget, qu’on aime telle qu’elle est « .

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— J’adore les films, mais je préfère les livres. Inities-tu tes enfants (si tu en as) à la sensibilité littéraire ?

— Je n’ai pas d’enfants, mais j’ai des neveux à qui je lis des histoires quand je le peux (ils habitent loin de chez moi). Ma sœur leur apprend l’importance des livres et je contribue modestement à entretenir cette bonne habitude.

— Il n’y a rien de modeste dans ce que l’on fait de bien pour les autres.

— Ils adorent qu’on leur lise des histoires. Alors j’espère qu’en apprenant à lire, ils continueront d’aimer ça.

TOI ET TON INTIMITE CULTURELLE

— As-tu écrit des livres avant «  Les Anges D’Acier  » ? Quel est celui qui a le plus de succès ?

— Oui, j’ai écrit un roman, mais  » Les Anges D’Acier  » ont plus de succès.

— Parle-nous de cette histoire :

— Il s’agit d’un roman que j’ai écrit lors du NaNoWriMo de 2018 et testé lors du concours roman de l’été de Fyctia en 2019.  » Les Deux Couleurs Du Lys  » raconte comment une Vestale de la Rome Antique se retrouve sacrifiée à Vénus et découvre sa sensualité.

Historique de Aliénor Eusimarok : " Les Anges D'Aciers - Tome 1 - L'Escadrille "

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— Quels sont tes projets littéraires pour l’avenir ?

— Déjà, terminer les textes en cours (il y en a beaucoup). Après, on verra où les personnages m’emmènent et si de nouveaux se présentent.

— Rêves-tu de cinéma ou d’un autre support pour un de tes livres ?

—J’adorerais voir  » Les Anges D’Acier  » en série. Mais avec une adaptation qui respecte l’Histoire, mon récit et mes personnages !

— Evidemment ! Cela va de soi ! Parmi les histoires que tu as inventées, laquelle aimerais-tu vivre vraiment ?

— Mes histoires prennent souvent place dans les périodes troublées de l’Histoire, donc je ne sais pas trop. Surtout que mes personnages sont bien plus courageux que moi et qu’ils prennent des risques que je doute de pouvoir assumer.

— On a toujours plus de courage que l’on croit !

— Mais soyons fous ! Pourquoi pas dans  » Les Anges « , en effet…

— Pour créer tes romans, t’inspires-tu de faits réels, tes expériences personnelles… ?

— Non, pas vraiment. Mes personnages sont presque  » réels « . Je ne suis que la personne qui rédige leur histoire ; mon vécu n’a pas grand-chose à voir avec le leur.

— Improvises-tu au fur et à mesure que tu avances dans ton récit ou as-tu rédigé un plan à l’avance ?

— Je rédige le plan après écriture. Je résume chaque chapitre en deux-trois phrases, une fois qu’il est terminé. Mais jamais avant. J’ai essayé, mais mes personnages n’en faisant qu’à leur tête…

— On a pratiquement le même processus ! Qu’espères-tu pour la suite de ton aventure en tant qu’auteure ?

— De vendre plus de livres et qu’on ne m’en pirate.

— Naturellement. Quelle est ta plus grande peur par rapport à tes œuvres ?

— Ce n’est plus une peur, c’est avéré, c’est qu’on me les vole.  » Merci « , les pirates du net…

— Malheureusement, c’est l’un des fléaux du domaine littéraire. Sur quel projet d’écriture et / ou autre es-tu en ce moment ? Devrait-on s’attendre à une sortie imminente, cette année ?

— Je suis sur le tome 3 des  » Anges « , un peu sur le spin-off consacré à Eliane et parfois, des petits projets ici et là. Si je me sens d’humeur, peut-être que je publierai le recueil de mes chroniques radios.

— Ça serait chouette !

QUESTIONS DIVERSES

— Quel métier exerces-tu en dehors de ton activité d’écrivaine ?

— Je suis assistante polyvalente. En fonction des contrats d’intérim, je travaille aussi bien dans des services des ressources humaines, commerciaux, éditions, communication ou même bureau d’étude.

— Tu ne t’ennuies pas ! Que pense ton entourage de ta dévotion littéraire ?

— Ceux qui me suivent m’encouragent.

— T’isoles-tu souvent pour assouvir ton envie de noircir du papier / voyager dans un livre ?

— J’ai toujours un livre ou la liseuse sur moi et le logiciel que j’utilise pour écrire est sur internet, donc j’ai un raccourci sur mon téléphone. Parfois, ça limite le temps d’attente chez le médecin ou autre. Sinon, pas plus que ça.

— Est-ce que d’autres passions te comblent dans la vie ?

— Oui ! Je suis passionnée de sports équestres et je m’occupe de mon cheval et je pratique l’effeuillage burlesque.

— Très éclectique, j’adore ! Selon ton expérience personnelle, y a-t-il des mauvais côtés dans le métier d’écrivain ?

— Je dirais, les gens qui ne prennent pas cette activité au sérieux, comme si tout le monde pouvait écrire un livre. Non, pas tout le monde ! Et c’est bien, aussi. Certain sont fait pour dessiner, d’autres pour danser… On peut être fait pour plusieurs formes d’expression. Maintenant, ce n’est pas donné à tout le monde, non plus. Et c’est du travail.

— Le travail ne doit pas empêcher les gens de s’exprimer de multiples manières… Depuis plus de deux ans, environ, la Covid-19 demeure au cœur des événements importants. As-tu eu l’idée d’utiliser ce phénomène pour rédiger un roman, à l’instar de quelques auteurs ?

— Pas spécialement.

— Soucieuse de mon prochain, je voudrais savoir si tu vis bien ce bouleversement mondial ?

— En fait, assez bien. Je constate que de plus en plus de personnes prennent conscience qu’il faut changer certains modèles de vie, comme avoir moins d’impacts environnementaux, mais également, des systèmes de management. Alors, ça ne bouge peut-être pas aussi vite que ce que certains aimeraient, mais ça bouge quand même. Restons optimistes et mettons en avant ces avancées.

— Il est dommage d’en arriver à des extrêmes pour comprendre cela. Quelle est la plus grande chose que tu as réalisée en 2021, année à laquelle j’ai posté ma chronique sur  » Les Anges D’Acier – Tome 1 – L’Escadrille  » ?

— Ça peut sembler simple, mais m’engager sur le spectacle burlesque de mon groupe. C’est un grand défi qu’on va réaliser à plusieurs et je suis très fière d’avoir osé.

— Et je te félicite. As-tu un site web ou un quelconque support pour en apprendre davantage sur le spectacle de ton groupe ?

— Je recommande d’aller voir un spectacle burlesque n’importe où ! Cet art se démocratise pas mal, de nos jours et il y a tellement de numéros différents ! Mon groupe n’est constitué que d’élèves, de femmes qui pratiquent cette activité comme un loisir (bon, avec un gros défi pour soi-même à la clé). On n’a aucune visibilité médiatique et c’est bien comme ça.

— Quelle est ta plus grande peur dans la vie ?

— Voir se répéter les erreurs du passé. Quand j’ai commencé  » Les Anges « , je me rappelle m’être dit qu’on avait de la chance, on ne connaîtrait jamais une période comme la leur, de guerre mondiale. Vu l’actualité, je crains de m’être lourdement trompée.

— Tu prêches une convertie. Aimerais-tu que tes futurs enfants poursuivent le même chemin littéraire que toi ?

— Si c’est ce qui leur plaît, pourquoi pas. Si ça doit être un devoir ou une contrainte, alors non. Ma voie ne sera pas forcément la leur. L’important sera qu’ils fassent ce qu’ils aiment.

— Exactement. Est-ce que cela a été difficile pour toi d’être publiée ou au contraire assez facile ? Comment t’y es-tu prise ?

— Assez facile, en fin de compte. Grâce au wordcamp de Fyctia, j’avais la marche à suivre pour la finalisation et en gardant contact avec les autres membres du groupe, j’ai eu le réseau et les conseils nécessaires à l’auto-édition.

DERNIERS MOTS

— Oui, l’éternel rabâchage : ne piratez pas. Achetez les livres ! Si besoin, contactez les auteurs, nous sommes souvent ouverts à la discussion. Mais personnellement, quand j’ai vu que le tome 2 des  » Anges  » a été piraté deux jours après sa sortie et téléchargé illégalement 241 fois en trois mois, alors que j’ai fait dix ventes, ça m’a vraiment démotivé et dégoûté. Je n’ai quasiment pas écrit depuis, tellement, j’ai vécu ce vol de manière moralement violente. L’ebook est à 4 €, si vraiment les personnes ont des soucis financiers, je peux comprendre que ça soit un budget et je suis ouverte à la discussion. Mais là, je vous laisse faire le calcul en termes de revenu brut et de TVA, surtout quand on nous brandit une dette publique monstrueuse. Rester dans un cadre légal, c’est non seulement respecter le travail de l’auteur, mais aussi faire un acte citoyen. (Ça fera peut-être bouger les choses en terme de gestion de la cybercriminalité…)

— Espérons-le !

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