Historique de Aliénor Eusimarok : " Les Anges D'Aciers - Tome 1 - L'Escadrille "

[Chronique SP #11] – LES ANGES D’ACIER – Tome 1 – L’Escadrille – Aliénor Eusimarok

Historique de Aliénor Eusimarok : " Les Anges D'Aciers - Tome 1 - L'Escadrille "

Auteure : Aliénor Eusimarok

Genre : Roman Historique

Editions : Auto-Edition

Année De Parution : 2020

Nombre De Pages : 408

Prix : 18 €

Ce Roman Historique que vous pouvez vous procurer sur Amazon est un Service Press généreusement confié par Aliénor Eusimarok et que j’ai eu plaisir à lire.

C’est encore un sp numérique et donc je lance un appel à mes visiteurs pour Noël prochain afin de m’offrir une tablette !

Je plaisante, évidement et je remercie l’auteure pour sa patience envers mes demandes pour posséder une version plus appropriée sur mon téléphone, en plus de sa confiance.

QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

Historique de Aliénor Eusimarok : " Les Anges D'Aciers - Tome 1 - L'Escadrille "

DESCRIPTION DU MATOS

La première de couverture représente formellement l’histoire d’une jeune femme aviatrice. Les couleurs choisies dans un ton à prédominance sépia marquent bien le temps du récit qui se passe en 43, rehaussées par des nuances chaudes et froides comme le orange ou le bleu se mélangeant parfaitement. Le titre, le sous-titre et le nom de l’auteure si trouvent au bon endroit. Cependant, je ne comprends pas trop l’intérêt des écritures autour du personnage. Néanmoins, c’est vraiment une image splendide qui attire activement le regard.

La quatrième de couverture entièrement froide dans les nuances de bleu fait référence au ciel dans lequel les avions de guerre se perdent et se fondent secrètement. Les effets sont très bien réalisés et donnent assurément l’impression d’une atmosphère presque catastrophique que représentent les batailles aériennes. Le texte tient sa parole dans le résumé de l’histoire où tout est presque dit, tandis que Aliénor se répète au début et à la fin : l’héroïne parviendra-t-elle à garder son secret ?

Avant les chapitres se trouve une petite attention aux femmes d’exception, ces dames dans une période où elles semblaient ne pas avoir sa place dans un domaine masculin, réduites aux services des hommes. C’est ce qu’Eusimarok explique en détail dans une longue note. Elle raconte également comment elle a eu l’idée d’écrire sur la France Libre, les éléments qu’elle a choisis et pourquoi, puis quelques faits de l’histoire et enfin le caractère de ses personnages. Après ceux-ci se place une carte du Royaume-Uni pour montrer où se situent les évènements principaux.

À la fin du livre, Aliénor Eusimarok nous liste une bande-son, quelques sources internet, ses remerciements et une petite biographie. Il y a également une page pour chaque annotation : long. Etant donné que c’est une variante e-pub assez mal convertie et que je ne connais pas la version papier, je n’en tiendrais pas rigueur ; Aliénor a eu de la patience quant à mes demandes pour obtenir une adaptation convenable et je lui en remercie !

PASSAGES INSPIRANTS

Ce sont des paroles sibyllines, n’est-ce pas ? J’adore ce genre de divagations qui sortent de l’ordinaire où l’esprit se perd dans les méandres d’idées d’apparence confuses. Ici, c’est un membre féminin de l’équipe qui a comme des visions, un instinct très aigu sur les événements, en l’occurrence, entre deux personnes, dont l’un intrigue l’autre, mais pas seulement. J’aime les jeux de cartes également, alors j’ai beaucoup adoré ces nombreux passages prophétiques et nébuleux qui m’ont beaucoup amusé. Associer les héros à des figures avec un subtil jeu de mots quant au grade des hommes de l’escadrille est un parfait accord trouvé et formulé.

Historique de Aliénor Eusimarok : " Les Anges D'Aciers - Tome 1 - L'Escadrille "

En temps de guerre, toutes les notions positives comme l’amour, l’amitié, les rêves qui se réalisent, les moments de joie et de bonheur et toutes les petites choses qui nous animent le cœur restent plus importants que dans les périodes banales où tout va pour le mieux. Ce personnage vit très mal 39-45 à cause de son don onirique qui la malmène. Finalement, c’est un être humain comme les autres, qui aspire à retrouver le calme et la sérénité, alors que tout se bouscule, en l’occurrence, dans le monde. Ce sont des souhaits que nous tous voudrions quand notre vie est chamboulée. En l’instant où je vous parle, c’est exactement ce que je me dis, notamment le premier paragraphe.

MON AVIS

Nom de code : Chérubin.

Escadrille de la RAF.

Base : Beachy Head à Eastbourne, Sussex, Angleterre.

Sexe : masculin.

Masculin ? En êtes-vous sûrs ?

Certains connaissent son secret, d’autres l’ont deviné plus tard, mais le garde pour eux et quelques-uns mènent l’enquête. En attendant,  » Chérubin  » appelé Félicien commet l’exploit d’être le plus jeune pilote de l’équipe ayant postulé avec sa propre machine volante, un magnifique D720 trafiqué avec de nombreuses heures de vol. Mais en réalité, Félicien est une femme aviatrice, passionnée, dévouée et courageuse. On la suivra sur son quotidien à la base, ses allées retours entre la Grande-Bretagne et la France, ses doutes et ses espoirs, puis ses coups de cœur… ou pas. La vie en communauté demeure difficile pour elle, entre les missions périlleuses, le secret pénible à garder, les jeux de rôle et la guerre ! Elle monte assez vite les échelons, entourée d’hommes qui doutent de leur virilité, de leurs compétences malgré leur ancienneté…, puis un qui frise la jalousie. Mais elle croule surtout sur les victoires, les connaissances qui la servent dans bien des domaines et les éloges de ses camarades et hauts gradés ! Ses points de vue restent importants, mais vous naviguerez également entre ceux des autres, au fil des chapitres.

Je remercie Aliénor Eusimarok pour son service press et la confiance qu’elle m’a accordée.

  • Très jolie couverture, dont les couleurs me plaisent, en adéquation avec le roman
  • Résumé qui tient ses promesses, bien que redondant avec la première et dernière phrase
  • Histoire intéressante, bien menée, avec un sujet (la 2de GM) qui me passionne
  • Personnages attachants portant bien leur nom de code, notamment Félicien
  • Récit sectionné de façon intéressante où chaque chapitre montre un point de vue différent selon le héros qui parle
  • Eléments intéressants apportés dans le livre, comme les notes de l’auteure sur les avions, la place de la femme dans la guerre selon le pays…, les sources qui approfondissent notre culture sur les faits
  • Liste de bande-son pas nécessaire si elle ne rappelle pas la page où les titres sont mentionnés
  • Quelques erreurs d’orthographe
  • Erreurs de style dans la ponctuation mal placée ou absente, conjonction en début de phrases, elles-mêmes non verbale…
  • En résulte une lecture pas assez fluide
  • Paragraphes mal définis
  • Certaines phrases avant ou après les dialogues serviraient mieux en incises
  • Me perds parfois dans les répliques, ne comprends pas toujours qui s’exprime
  • Trop calme, en rapport à la situation où se place l’histoire
  • Fin assez décevante, dont j’aurais voulu qu’il soit du point de vue de l’héroïne principale

=> Les notes d’Aliénor nous plongent directement dans le vif du sujet : la Seconde Guerre Mondiale, la place de la femme dans les armés et les avions. Ce fut fort enrichissant et très intéressant, sachant que j’adore ce domaine, mais surtout nécessaire et très motivant pour nous plonger dans l’histoire. D’aucuns diraient que l’emploi du présent perturbe la lecture. En ce qui me concerne, ce n’a jamais été le cas et dans l’aventure que vivent les personnages et le format utilisé, cela semble même judicieux. L’auteure nous happe plus concrètement dans le thème et les événements. Les héros, surtout les principaux, possèdent leur propre caractère bien distinct, tous originaux et attachants pour diverses raisons. Ce ne sera pas un mystère que de dire que Chérubin, les AS (je les adore) et Eliane, sont mes favoris. Le premier a un secret qu’il parvient à garder tant bien que mal par des subterfuges improbables, mais jongle avec des moments révélateurs (pas suffisamment, à mon goût). Les Capitaines demeurent stricts, parfois arrogants, mais quand on creuse un peu, l’on s’aperçoit que ce n’est que dans le contexte de leur grade, leur métier et la ferveur et rigueur que cela impose. En dehors, ils semblent tout aussi émouvants et attachants que leur position de mal virile au sein d’une escadrille parsemée de femmes le permet. Le respect est surtout encré dans leur caractère : force l’admiration. Puis la dernière, secrète, forte, d’apparence souple dans sa personnalité, dont son côté sibyllin, la rehausse, devenant plus excentrique. Ce que j’ai énormément adoré, ce sont les répliques accrues où les réparties directes et franches m’amusent, tant avec tous les personnages. Elles animent formidablement les discussions. Je me suis réjouie autant dans le récit que dans les dialogues, mais nettement moins avec les erreurs typographiques, de style et même de syntaxe qui m’ont freiné tout le long de ma lecture. Cette perturbation gâche vraiment l’histoire qui en demeure passionnante en elle-même. Par compte, si vous voulez une aventure de guerre, avec des combats aériens, des meurtres à chaque coin de rue, Hitler réalisant ses tournées de propagandes, les cultures qui s’envolent en fumée ou la vie dans les camps de concentration, oubliez ça ! Je dirais que cette période douloureuse de l’existence humaine est placée au second plan : quelques missions de rapatriements, largage de matos ou de courrier… Le premier plan représente les à côté, comme le comportement des équipes entre elles, le rapport homme-femme, leurs petits soucis privés, les passe-temps en permission sur la base ou en dehors… Le roman est rythmé par l’avis et point de vue de plusieurs personnages, notamment Félicien et ses AS ; nous cernons et appréhendons mieux les situations, surtout incongrues. Parfois, il y en a plusieurs pour un même moment de la journée et nous perds un peu dans la chronologie ou les rebondissements. J’ai du souvent relire le jour et l’heure signifiés en début de chapitre, afin de me resituer convenablement par rapport à un autre avis sur la question : laborieux, mais pas négatif en soi. La guerre en elle-même ne demeure pas le point fort du récit, mais les personnages portent vraiment les stigmates de celle-ci qui se répercutent sur le quotidien de ses héros hors du temps. Son lot d’atrocités est bien encré dans les mémoires et les cœurs de tous, pour autant, la bonne humeur, l’humour et la générosité restent présents en chacun d’eux. Les esprits s’échauffent souvent, évidemment, mais la solidarité prime toujours : sans faille. Ce qui me marque autant dans ce livre, ce sont les connaissances de l’auteure sur les avions (moteurs, fonctionnements…) ou les manœuvres de combat… Les recherches ont dû être laborieuses et minutieuses. Cela me passionne davantage. Mais le thème principal du roman reste le secret de Félicien, comment il nous emmène avec ça jusqu’au dénouement, puis ce héros lui-même en tant que personne. Il est intéressant de suivre comment Aliénor fait mener l’investigation à ses autres personnages, les questions qu’ils se posent, les indices qu’ils récoltent : ils sont si près du but qu’ils ne s’aperçoivent de rien. En tant que lecteur, on le connait ce secret dès le départ, dès le résumé. Mais à leur place, l’évidence arrive assez rapidement et est tellement claire que l’on se demande s’ils ne sont pas bêtes ou alors que la romancière manquait de matière pour poursuivre l’intrigue. En fin de compte, dans la vraie vie, parfois l’on cherche compliqué dans la simplicité que l’évidence même ne nous saute pas toujours aux yeux. Les personnages sont effectivement ordinaires, dans un contexte extraordinaire qui les places dans une vision héroïque, alors qu’ils sont somme tout ce qui a de plus normal, comme nous. On se rapproche d’eux facilement : mission réussie !

POUR CONCLURE

  • Les +
    • SP offert généreusement par Aliénor
    • Couverture une et quatre super jolies et originales
    • Un résumé qui synthétise entièrement le roman
    • Histoire qui me plaît bien
    • Sujet qui me passionne
    • Personnages caractéristiques et attachants
    • Notes de l’auteure sur la Seconde Guerre Mondiale qui nous en apprend pas mal
    • Récit sectionné en point de vue différent de plusieurs héros
  • Les –
    • Lecture pas assez fluide
    • Nombreuses erreurs diverses et variées
    • Paragraphes mal définis
    • Propositions d’incises à rajouter dans les dialogues (qui parle, les expressions des personnages…)
    • Pas de rebondissements ou situations compliqués en rapport avec la guerre
    • Dénouement qui ne me réjouit pas vraiment

=> Quand l’auteure à proposé son œuvre en sp, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion, appréciant le sujet principal et l’intrigue de l’héroïne. Bien qu’en général j’ai adoré le récit et le déroulement des choses, il manque plus de suspens, plus de rebondissement et d’aventure. Nous atterrissons en 1943 et je trouve que la situation été bien calme dans la base où dans la ville. Ma lecture à été freinée du début à la fin par les nombreuses erreurs. Tout cela est bien dommage alors que le sujet était bien choisi, mais pas assez exploité, voire pas du tout, presque.

Note sur 6 :

INFORMATIONS SUR L’AUTEURE

Aliénor Eusimarok a commencé à écrire adolescente, mais ne s’y est vraiment consacrée que récemment. Cette passionnée d’Histoire, d’arts du spectacle, de danses et de sports équestres s’inspire de ses loisirs variés pour nourrir ses écrits. Grande lectrice de divers tels qu’Edmond Rostand, Jane Austen, Juliette Benzoni ou Mirelle Calmel. Elle s’est essayé à un autre genre le défi NaNoWriMo, qu’elle a ensuite proposé lors d’un concours sur Fyctia. C’est à l’occasion d’un second concours sur le thème  » Historique  » que ce roman est né.

Où La Contacter Et La Suivre :

Son Autre Roman :

Historique de Aliénor Eusimarok : " Les Anges D'Aciers - Tome 1 - L'Escadrille "

Les Deux Couleurs Du Lys = Achat

Alors, prêts à suivre ses personnages ordinaires dans un contexte extraordinaire ? Avez-vous déjà lu son autre livre ? Dites-moi tout !

Pour l’anniversaire de cette chroniques, voici mon Entretien Avec Aliénor.

À bientôt pour une nouvelle chronique historique.


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