
Auteure : Anders Winroth
Genre : Science Humaine Et Sociale
Editions : La Découverte
Année De Parution : 2018
Nombre De Pages : 310
Prix : 22,00 €
Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, vous savez que je suis abonnée à la collection RBA : Mythologie Nordique. Afin de recevoir » Au Temps Des Vikings « , il fallait remplir une condition de prélèvement automatique. Le voici donc entre mes mains. Ce livre remet tout en cause sur ce que l’on nous a transmis à l’école. Certains faits demeurent effectivement vrais, mais les contextes et les raisons principales sont oubliés.
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QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

DESCRIPTION DU MATOS
La première de couverture aux nuances bleutées demeure simple quant à l’illustration choisie. En effet, on peut apercevoir dans la brume quelques bateaux typiques scandinaves à l’horizon s’avançant sur une eau assez limpide. Dans leur reflet se fond une gravure, espèce de dessin nordique assez joli que l’on retrouve également sur la tranche du livre. Le titre de couleur jaune pastel s’installe presque au centre de l’image, avec une police simple où le V de » Vikings » se distingue par sa taille et sa calligraphie. Autour de lui se placent le nom de l’écrivain, celui de l’éditeur, puis l’auteur de la préface.
Avant l’histoire de ces Vikings atypiques, elle vous informe qu’elle a été traduite de l’anglais américain par Philippe Pignarre. La préface de quatre pages, puis la longue liste de conseils de lecture (qui se trouve à la fin), quant à eux, viennent d’Alban Gautier. Précédemment aux codes et mentions légales, vous saurez, entre autres, qu’ » Au Temps Des Vikings » (dédié aux parents d’Anders Winroth) était initialement édité sous le titre : » The Age Of The Vikings » par Princeton University Press en 2014.
Avant, après et dans un des chapitres, vous pourrez admirer trois plans de l’Europe au Moyen Âge, cartographiées par Bill Nelson. Ce ne sont pas les seules illustrations qui enrichissent le livre, puisque vous en admirerez plusieurs passionnantes.
Pour terminer, vous retrouverez un épilogue relatant la fin du temps des Vikings. Enfin, vous pourrez agrandir votre bibliothèque avec la bibliographie.
La quatrième de couverture sur fond blanc vous résume les informations que renferment ce bouquin, en relatant largement les aventures de cette histoire farouche, entre 800 et 1100. Elle décrit également le statut de Winroth et de Gautier, avant de retrouver l’Edition, le code barre, etc…
PASSAGES INSPIRANTS
Ici, je vous partage tous les extraits qui montrent les traits de caractère de ce peuple scandinave, tirés de chaque chapitre (huit, au total), d’où la configuration.
Ces passages représentent d’anciens récits, chroniques ou des poèmes relatant une partie de l’histoire qu’Anders Winroth a utilisés pour concrétiser les faits. Par de nombreuses recherches à l’aide (ou non) de ses collègues, l’auteur expose les aventures qui marquent l’époque du Moyen Âge.


Extrait 1 : ce mémoire rapporté par un moine d’Indre témoin du massacre représente un lourd poids qui pesait encore des années plus tard sur ses épaules, tiré de » La Chronique De Nantes « . Son esprit toujours hanté par la violence des Vikings n’acceptait pas qu’un tel sacrilège dans la maison du Seigneur fût réalisé.
Extrait 2 : ceci est un poème puisé de » La Bataille De Maldon » qui montre que les Vikings ne se battaient pas et ne tuaient pas seulement par plaisir, mais toujours dans un but précis, si l’alternative échouait.
Au temps des Vikings restait une période moyenâgeuse où la violence résidait à presque tous les coins de rue. Bien que l’école nous apprît que la brutalité gratuite de ce peuple était comme une seconde nature chez eux, il y avait en fait toujours un but essentiellement politique, à l’instar d’autres personnages tels que Charlemagne. Celui-ci, à quelques détails près, utilisait le même système dans son royaume que celui de la société de ses voisins nordiques. Par la violence ou si possible par tribut, ils agrandissaient leur richesse, imposaient leur popularité et obtenaient la loyauté de leurs fidèles avec tout le trésor récolté. Gardons donc à l’esprit que les Scandinaves étaient un peuple parmi d’autres à cette époque qui jouait aux mêmes règles.

Extrait 3 : cet extrait du XIXe siècle tiré de » The Norse Legacy In Greenland » raconte un souvenir des Inuits rencontrant les Norrois. De la Scandinave au Groenland, il y a du chemin. Ceci montre donc qu’outre la violence, les Vikings étaient aussi des voyageurs.
Outre leur caractère sanguin pour amasser des richesses et accroître leur popularité, il existait un vaste monde qui attendait d’être découvert. Des excursions en bateau s’entreprirent et servaient à améliorer leur condition de vie. Les Vikings poursuivaient des objectifs précis et divers qui évoluaient selon les opportunités commerciales. Ainsi, arriva alors le temps des immigrations, grâce à leur capacité à mener des expéditions. Des régions reculées jusqu’alors inoccupées se voyaient submerger par des colons scandinaves, tandis que pour d’autres pays à l’état faible s’agrandissait à l’aide des nouveaux commerces. Certains rois conquirent l’Est, d’autres voguèrent à l’Ouest et chacun laissa leurs empreintes culturelles.

Extrait 4 : ce passage imaginé par un poète, tiré de » Beowulf « , relate une traversée spirituelle, après la mort où le défunt atteint son Dieu par un voyage en bateau. Ici, il est question d’un chef prénommé Scyld qui a droit à des funérailles littéralement maritimes, souvent de coutume dans l’ancienne Scandinavie.
Ils avaient donc également une grande capacité de construction de bâtiments de navigation qui demeurent aujourd’hui d’impressionnants navires vikings. Au fil des siècles, les bateaux évoluaient à toute vitesse afin de parcourir de très longues distances, troquant alors les rames par des voiles, parfois cumulant les deux systèmes. Loin d’être unique, ce fut un symbole essentiel dans la culture des Scandinaves, si bien que leur image s’empruntait également dans les rituels spirituels : quand un défunt mourait, son corps reposait dans un vaisseau avant d’être lancé en mer. L’on peut croire à une réalité ou à un sens figuré, sachant l’existence des tombes en forme de navire en pierre ou en bois, de taille différente, marquant peut-être la place qu’occupait la personne de son vivant. Leur religion païenne, avant l’évangélisation et donc la conversion au christianisme, tournait autour des voyages en mer et donc naturellement après leur décès, dans l’Au-Delà.


Extrait 5 : tiré du » Voyage Chez Les Bulgares De La Volga « , cette citation raconte comment le voyageur arabe Ahmad Ibn Fadlân remplit sa mission diplomatique ordonnée par le calife Jafar Al-Muqtadir où il devait, entre autres, proposer une alliance avec le roi Bulgare. Ceci explique seulement comment les dirhams arabes en argent (le métaux) provenant des lieux exotiques comme Samarcande ou Boukhara ont voyagé jusque sur l’île de Gotland, en Baltique.
Extrait 6 : dans la biographie » Vie De Rimbert « , cet archevêque de Hambourg-Brême narre un exemple de commerce des esclaves au Danemark, à Hedeby.
Grâce à l’invention maritime, les missions marchandes commençaient et s’étendaient également dans un but diplomatique, mais aussi pour échanger tout un tas de marchandises. Ainsi, le réseau monétaire voyait du pays et l’on pouvait retrouver de vieux trésors exotiques dans les régions nordiques et inversement. L’économie européenne, installée d’abord à l’Est, se réalisait notamment grâce au marché de l’esclavage où les Scandinaves, entre autres Européens, ne rechignaient pas à offrir des chrétiens ou des païens pour parfaire leurs besoins. Ainsi, durant les raids violents, les Vikings ne volaient pas que les richesses précieuses, mais capturaient également des personnes susceptibles d’être vendues très cher, jusqu’à l’Ouest. Mais l’essentiel des échanges d’esclaves, de fourrures, de trésors ou autres produits utilitaires se réalisait en Europe centrale et orientale.

Extrait 7 : celui-ci cumule quatre poèmes d’Arnorr tirés de divers ouvrages. Ils décrivent la façon dont l’or était comparé, puis comment les leaders généreux gardaient la loyauté de ses fidèles, eux-mêmes reconnaissants envers celui qui les gouvernait, ce qui impliquait un contre-don pour sauver son honneur.
Les trésors amassés servaient aussi de contrôle des rois, des chefs et de tous ceux qui étaient à la tête d’une armée sur ceux qu’ils dirigeaient. Ainsi, ils les payaient pour leur loyauté et les gardaient en respect en leur offrant le bien le plus précieux : un bracelet. On les appelait les » donneurs de bracelet « . La monnaie n’existait pas vraiment au Moyen Âge, alors tout ce qui semblait de métaux, de produits naturels ou de terre servait de salaire, de contrôle et de richesse respectivement chez les guerriers, les paysans, les rois… Celui qui possédait le plus de bracelets en or ou en argent, le trésor par excellence, était considéré comme le plus fortuné. Pouvant ensuite les briser en plusieurs morceaux pour les distribuer, ils étaient surnommé les » briseurs de bracelet « . Mais un don pour assurer la loyauté nécessitait un contre-don pour garder son honneur et ce dernier pouvait aller jusqu’à la mort. Ces coutumes installées au fil des siècles inspiraient alors toutes sortes de poèmes qui illustraient l’importance d’être riche et respecté, loyal et honorable.



Extrait 8 : tiré de » Le Chant De Rig « , ce dieu raconte comment une aïeule prépara la récolte du lin ou de la laine après les avoir peignés sur une quenouille et filés à la main avec un fuseau. Ainsi, le tissage s’effectuait ensuite sur un métier vertical composé de pesons qui tenaient les chaînes pour obtenir un serge. Le poète Ottar le Noir narre élogieusement le travail ardu des femmes pour fabriquer les voiles de bateaux, aussi teintées avec des pigments végétaux.
Extrait 9 : dans ce même poème, l’on s’aperçoit à quel point cette tâche restait laborieuse jusqu’à déformer le corps des travailleuses, tandis que la suite liste les autres activités qui composaient l’entretien d’une ferme.
Extrait 10 : cependant, un moine français du nom de Raoul Glaber décrit le comportement de ce peuple que l’on peut aisément imaginer sur tout le territoire européen, quand les catastrophes naturelles détruisaient tout le labeur des fermiers pauvres.
Alors que la place d’un homme, qui plus était, un chef de famille, devait se montrer vaillant et affronter les ennemis…, la femme restait à la maison pour veiller à la bonne marche de ses semblables. L’histoire désigne qu’elle demeurait tout aussi importante en Scandinavie. Tandis que les plus aisés vivaient dans des maisons-halls, les paysans résidaient dans des fermes où ils fabriquaient tout eux-mêmes : la nourriture, leur maison, leurs vêtements… Mais une exploitation agricole étant dure à gérer, ce fut plus souvent un couple qui la maintenait en activité, alors que ce sont des hommes jeunes et sans attaches qui partaient souvent en guerre. Néanmoins, les catastrophes naturelles tels que la famine ou les pillages des récoltes par des guerriers affamés sans foi ni loi étaient permanents. Les paysans se passaient donc de moisson plusieurs années de suite au point de mourir de faim. Mais avant d’en arriver à cette extrémité, ils pouvaient survivre en mangeant tout ce qui leur tombait sous la main et même devenir cannibales quand ils avaient puisé toutes leurs ressources naturelles. À l’époque, ces menaces courantes de la sorte et les stratégies pour surpasser les crises se développaient activement, ce qui témoignait d’une ingéniosité presque sans faille.

Extrait 11 : tous ces passages sont tirés de la » Völuspá « , une vision brillante et puissante d’une prophétesse qui prédit la fin du monde. Ecrit par un auteur inconnu, il expose ainsi les croyances et idées païennes des Scandinaves, bien qu’il s’appuyât également sur des traditions chrétiennes.
Se rebeller contre les attaques des Vikings pendant les raids ou rester prostré dans les fermes demeurait un choix difficile durant les temps rudes. Les efforts pour faire vivre sa famille pouvaient être balayé par la colère de la nature ou par un chef ennemis voisin. C’est ici que les croyances païennes et même chrétiennes revenaient en force afin de contrer une sorte de fin du monde, surtout quand celle-ci se prédit par des prophètes particulièrement pertinents. Ainsi apparut le mythique du Ragnarök, l’Apocalypse d’antan, un destin funeste que trois Dieux bien connus de nos jours : Odin, Frey et Thor, essaient de contrer en se battant contre les monstres. Ceci pouvait s’expliquer à cause du chrétien Harald de Norvège, réputé pour être le briseur d’idoles, en offensant les Dieux nordiques qui se mirent en colère. Quand l’ancien roi fut mort, les sanctuaires et autres monuments sacrés revivaient sous le règne suivant du païen Hakon Sigursdsson — qui reçut tout de même le baptême chrétien — et un nouveau monde naissait, témoin de la joie des Dieux. À chaque occasion, il défiait la famille royale pour imposer sa religion païenne et manifestait sa dévotion à Odin, entre autres. Il insistait également sur sa collaboration avec ces dieux, ainsi faire croire qu’il demeurait à l’origine de meilleures récoltes, des guerres gagnées et de manière générale, d’un temps meilleur.


Extrait 12 : ici, ce poème d’Arnorr s’inspire d’un des quatre combats qu’avait mené Magnus, un dieu de la guerre, à l’instar d’Odin. Ces événements avaient pour but de défier les Wendes et les Danois, dans l’espoir de soumettre le Danemark.
Extrait 13 : ce second poème était écrit par Steinunn Refsdottir à la fin du Xe siècle, qui fait référence au naufrage du missionnaire Thangbrand, tout en ridiculisant le dieu chrétien.
Au fil du temps, cette religion prit place dans toute l’Europe, bien que dans certains endroits subsista encore des paganismes cachés. Les Scandinaves en particulier partageaient désormais les croyances chrétiennes, quand les trois royaumes apparurent, grâce notamment au cardinal-évêque Nicolas Breakspear les visita, peu de temps avant d’être élu pape à Rome. Il avait pour mission de créer un archevêché dans chaque domaine. Ainsi, le peuple en apprenait davantage sur cette coutume plus pacifique et acheva des siècles de violence. Une ère nouvelle débuta, mais garda des traces physiques et lyriques de l’ancienne vie. Les témoignages écrits par des systèmes runiques, puis retranscrits dans des manuscrits dévoilèrent des poèmes en forme de strophe avec des vers comportant des allitérations et des litotes ou encore des circonlocutions et des rimes, lus ou chantés. Ces textes relatent l’histoire passée au cours du Moyen Âge, dans lesquels ils rendaient hommage aux défunts, décrièrent le courage des guerriers, la violence des combats, la rudesse de la vie paysanne… Ce sont aujourd’hui des reliques précieuses faisant parties du domaine des arts et des lettres, aussi passionnantes à lire qu’intéressantes à conserver, afin de retracer un parcours historique lointain.
MON AVIS
» Au Temps Des Vikings » remet le contexte d’un peuple de barbare dans des situations complètement différentes de tout ce qu’on a connu jusqu’à présent. Il est vrai que les tortures, les raids, les pillages, le sang, la vengeance, la terreur de manière générale existaient bel et bien au Moyen Âge, mais c’était sans compter des contextes qu’on a oublié au fil des siècles. Anders Winroth prit donc plaisir à reprendre toutes ses sources poétiques scaldiques tirées de sagas littéraires, magnifiques œuvres à ne pas négliger, tant le passé retranscrit — en plus des découvertes archéologiques — replace honnêtement la vraie vie des Vikings scandinaves. Grâce à tous ces éléments, l’auteur nous révèle, qu’outre le mythe des sauvages nordiques sans vergogne, une communauté importante au Moyen Âge. Nous savons maintenant que ce peuple excellait dans le commerce qu’il a ouvert par voie maritime, avait une vie simple qu’il pouvait la faire évoluer et s’adapter au caprice du temps. Ces Nordiques n’avaient pas peur de naviguer très loin pour développer leur richesse, accroître leur légende, se battre pour garder et imposer leur valeur et leur culture, qu’ils savaient relater et vanter au travers d’une poésie délicate et sophistiquée. Les échanges importés et exportés, les colonisations, l’apparition du système monétaire grâce notamment aux tributs, leur religion laisseront une trace indélébile. Même après l’évangélisation de la Scandinavie quand les trois royaumes : Norvège, Suède et Danemark furent créés, considérons maintenant que le peuple viking, un des acteurs principaux et fondamentaux, fait partie à part entière de l’histoire.
- Une jolie couverture
- Des illustrations riches
- Bien traduit, bien que la ponctuation et la conjugaison au passé soient assez mal utilisées
- Beaucoup de documentations historiques et archéologiques
- Un sens aigu de l’objectivité de la part de l’auteur suédois, dont il fait autorité dans son travail dans la communauté internationale des médiévistes
- Peu de chapitres, mais paradoxalement longs
- Une préface qui montre une différence, néanmoins similaire entre les Scandinaves et les Vikings
- Une introduction qui, d’une certaine manière, résume largement le livre et les siècles régis par ce peuple encore extrêmement populaire, aujourd’hui
=> À la fois romancé et historisé, d’où les nuances parfois mal exploitées de la conjugaison présent/passé, ce livre relate la vraie légende, selon Anders, des Vikings et des Scandinaves entre 800 et 1100. À l’école, dans les documents et livres scolaires dits officieux, dans les films ou certains romans ou bandes dessinées, ce peuple jouait seulement le rôle de barbares sanguinaires qui pillaient et volaient, menaient des guerres violentes et blasphémaient les religions, au travers de leurs voyages sur de multiples continents. Outre le fait que ces hommes pirates moyenâgeux s’adonnaient réellement à ce genre de terreur infâme, Winroth nous replace des contextes à ne pas négliger, afin de mieux connaître ces Nordiques où il ne faudra apparemment plus confondre les Scandinaves des Vikings et des Norois. Toutes actions entrainent des conséquences, mais de prime abord demandent réflexions et but précis. Selon vous, tuaient-ils et volaient-ils par pur plaisir ? L’auteur, fort de ses études d’historien, répond à cette question et beaucoup d’autres avec les plus scrupuleux détails illustrés par des photos, des cartes et différentes sources insoupçonnées, mais bien réelles. À travers l’Europe, jusqu’en Amérique, ils eurent un impact fort et durable dans l’histoire, avec leurs us et coutume, leur religion et la colonisation, mais surtout avec l’encrage linguistique et monétaire. Chaque opportunité leur donnait une occasion de s’imposer, mais aussi d’évoluer, de s’affranchir et d’aller voir ailleurs pour mieux vivre. Après tout, avant, après eux et même pendant leur siècle, d’autres communautés tenaient des comportements similaires de possession et de violence. Pour amasser des richesses, se montrer digne, garder la loyauté de ses fidèles, étendre leur territoire ou, entre autres, imposer leur culture, les guerres et la barbarie n’étaient pas inventées par les Vikings. En fin de compte, les Scandinaves au temps des Vikings ont joué un rôle important dans plusieurs domaines. C’était un peuple immensément riche tant dans la culture et leur mode de vie que l’on oublie trop souvent que leur cruauté se reléguait finalement au second plan. Mais tout ceci n’est rien comparé à toutes les surprises détaillées qui vous attendent dans ce magasine historique. Elles redorent le blason des Vikings, car avant de rejoindre l’Europe et d’embrasser ses traditions pluriculturelles, ces pirates détenaient leur propre voix presque nulle équivalent.
POUR CONCLURE
- Les +
- Le résumé à la hauteur de ce roman
- Les illustrations nombreuses et riches de détails
- Les sources multiples tant dans le domaine archéologique qu’historique
- Une préface et une introduction complémentaire au reste du livre
- L’objectivité et les connaissances honnêtes de l’auteur
- Les –
- Couverture avec des bateaux vikings, comme sur ses autres livres
- Quelques erreurs dans la ponctuation et dans la conjugaison
- Les =
- Peu de Chapitres, mais très longs : nécessaire pour expliquer et replacer le contexte historique de la vie scandinave au Moyen Âge
=> Le fait qu’il y a même pas une dizaine de chapitres reste en soi quelque chose de positif. Mais ils demeurent assez longs, ce qui parfois me donnait l’impression de ne jamais arriver au bout. Je place ce fait dans les neutres, car je pense qu’objectivement, ce temps moyenâgeux à besoin de nombreux détails afin de comprendre ce peuple complexe. Il était nécessaire à l’auteur de relater l’histoire des Vikings en exposant des exemples divers et variés. De manière générale, j’ai aimé m’immerger entre les années 800 à 1100 pour apprendre et comprendre davantage éléments qui expliquent que les Scandinaves ne semblaient pas vraiment ce que j’avais assimilé par divers supports. Pour terminer, à bien des égards, je suis encore plus admirative de la mythologie nordique.
Note sur 6 :





INFORMATIONS SUR L’AUTEUR
Né en 1965 à Ludvika en Suède, Anders Winroth obtient son diplôme à l’université de Stockholm, puis réalise des études de maîtrises et de doctorat à celle de Columbia. Il devient ensuite chercheur postdoctoral à Newcastle et se spécialise dans l’histoire de l’Europe médiévale, en particulier dans celle des Vikings. Professeur d’histoire à l’université de Yale aux Etats-Unis, il écrit par ailleurs plusieurs livres sur la Scandinavie au temps des Vikings. Il a également œuvré sur le » Decretum Gratiani » de Gratian, puis devient boursier MacArthur en 2003. Son travail fait autorité dans la communauté internationale des médiévistes.
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Ses Autres Romans :

The Making Of Gratian’s Decretum = Achat

The Conversation Of Scandinavia = Achat

The Age Of The Vikings = Achat

Die Wikinger – Das Zeitalter Des Nordens = Achat
Alors, prêts à affronter la barbarie et à en apprendre davantage sur ces pirates scandinaves ?
À bientôt pour une nouvelle chronique Historique !




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