Bonjour, Nathalie. Je suis ravie que tu aies accepté de répondre à mon interview. Pour rappel, j’ai chroniqué l’année dernière » Attractif Enchantement » et également » Le Souffle D’Infinité « , deux des trois tomes de ta saga Erainn qui s’introduisent dans le genre Romance Historique.
La saga Erainn n’est plus éditée chez MEC Editions, mais chez Plumes De Mimi Edition.


Sur 6 dans mon annotation, tes livres ont obtenu tous les deux la note de 4.
Je voudrais te poser quelques questions pour permettre à tes lecteurs et futurs de te connaître un peu mieux.

TOI ET TON TRAVAIL DE FEMME DE LETTRE
— Présente-toi en quelques mots :
— Je suis Thalie Perrot. J’ai écrit trois Romances Historiques qui se déroulent au XIXe siècle dans une ambiance celte. J’ai commencé à écrire dès mon adolescence. J’entre dans ma cinquantième année et j’espère pouvoir laisser encore libre cours à mon imagination. Ecrire des histoires d’amour, c’est une façon de les vivre.
— Comme c’est touchant ! » Thalie Perrot « , est-ce un pseudonyme ou ton vrai patronyme ? Dans le premier cas, a-t-il une signification ?
— Mon véritable prénom est Nathalie. » Thalie « , c’est le surnom affectueux que me donnait ma maman et mes véritables amis m’appellent tous ainsi. » Perrot » est mon vrai nom également.
— Par quoi as-tu commencé, dans le processus d’écriture ? Depuis combien de temps t’es-tu mise à rédiger des livres ?
— J’ai commencé comme de nombreux auteurs, par des petits poèmes, des pages griffonnées, des débuts d’histoires sans suite. Mon premier roman, j’ai commencé à l’écrire lorsque j’avais quinze ou seize ans. J’avais écrit les cinq premiers chapitres et je l’ai repris quand j’avais trente ans.
— Comment l’idée de devenir auteure t’est-elle venue ?
— J’étais une lectrice passionnée, mais je ne trouvais jamais d’héroïne à laquelle m’identifier véritablement, car j’étais déjà ronde, à l’époque. C’est ainsi qu’est né le début de l’histoire de mon premier tome : » Attractif Enchantement « .
— Pourtant, bien que dans l’histoire, tu précises, par-ci par-là que l’héroïne ne s’apparente pas à un top modèle, sur les couvertures (que ce soit l’ancienne ou la nouvelle), elle s’apparente à une beauté comme toutes les autres ! Pourquoi cela ?
— Cordélia est ronde. Elle ne fait ni partie des beautés actuelles ni des beautés d’hier. Mais le regard posé par Rory Erainn, qui la voit pour ce qu’elle est et qui lui plaît à lui, va permettre à l’héroïne de changer son propre regard. C’est fort de cette nouvelle aura qu’elle transcende ce qu’elle pensait être la laideur. La beauté, finalement, ce n’est rien d’autre que l’amour que les autres développent pour nous ou que nous apprenons à développer en nous-même. La beauté n’est qu’un angle de vue. Les mégères disent que Cordélia est laide. Rory dit qu’elle est belle. Qui a raison, à la fin ? L’amour ! Le roman traite aussi de l’acceptation de soi, en quelque sorte, mais c’est quelque chose qui ne se lit pas forcément en première lecture.
— C’est une très belle définition. Que représente cette activité pour toi ?
— Cela représente l’opportunité d’être libre, d’imaginer un monde idéal, de rêver à des hommes parfaits, selon mon cœur. Cela me permet tout simplement d’exprimer un univers que je ne veux plus contraindre en moi. Puis après le premier tome, j’ai découvert aussi la fabuleuse expérience des échanges avec les lectrices et de pouvoir leur écrire de nouvelles histoires qui sauront conquérir leur cœur et les éloigner de leur quotidien.
— Comment réagis-tu face aux esprits étroits d’esprit qui disent que les auteurs qui écrivent des romances sont ceux qui ne peuvent pas en vivre, notamment à cause de leur physique ingrat, justement ?
— Je vois à quelle polémique tu fais référence… Ce type de réaction me fait simplement rire. Cela ne me révolte même pas parce que les critiques sont souvent amenées par celles ou ceux qui reprochent ce qu’ils ne supportent pas chez eux-mêmes. Je ne m’embarrasse jamais à porter le problème des autres. Ils disent bien ce qu’ils veulent.
— Qu’est-ce qui te motive à coucher des mots sur le papier ?
— Il me semble que c’est la joie de voir des histoires prendre vie au fur et à mesure que je noircis des pages. C’est aussi l’envie de faire plaisir à de futures lectrices.
— Comment te prépares-tu pour mettre dans l’ambiance ?
— Je n’ai pas besoin de faire grand chose, car ce sont les personnages qui viennent rapidement me souffler ce qu’ils veulent et qu’elle direction ils veulent prendre. Puis je suis beaucoup mon cœur et mon instinct. Je laisse vibrer mon âme.
— Cette manière de fonctionner laisse souvent ressortir beaucoup de choses intéressantes. Cela se confirme pour toi. Possèdes-tu une méthode spéciale pour que l’exercice te paraisse bénéfique ?
— Alors là ! Pas du tout ! Je n’ai besoin que de mon ordinateur et peut-être de me retrouver dans le silence le plus total et avec une ambiance un peu nocturne.
— Mystérieuse, donc ! Dans quel genre littéraire te spécialises-tu ou dans lequel restes-tu la plus à l’aise ?
— Je crois pouvoir dire que je suis vraiment une romancière amoureuse de l’amour et de l’Historique. Mais je pourrais aussi bien me diriger vers le Fantastique ou la Fantasy.
— Tu restes donc ouverte à d’autres horizons, c’est bien cool ! Quel univers aimes-tu lire et t’inspires le plus ?
— J’ai toujours beaucoup aimé l’Irlande et la celtitude, en règle générale. Cependant, j’espère un jour découvrir ou explorer d’autres univers.

— À propos d’inspiration, où la puises-tu de manière générale ?
— Je ne vais pas être originale, mais tout vient de mon esprit et de ce que j’aimerais lire moi-même. Parfois, je peux m’inspirer de personnes très proches. Le caractère de Liam Erainn, le héros de mon tome 3, par exemple, m’a été clairement inspiré de celui de ma sœur Nelly.
— Très jolie anecdote !
TOI ET TES DEUX PREMIERS TOMES DE LA SAGA » ERAINN «
— J’ai lu ces Romances parues en 2020 et 2021. Présente-nous tes ouvrages.
— J’ai écrit trois romances, en réalité. N’hésite pas à me dire si tu veux lire le 3.
— C’est prévu ! Il me faut juste un portefeuille un peu plus fourni, haha.
— Chacun des tomes est consacré à l’un des frères Erainn. Ce sont des Franco-Irlandais avec des caractères très différents. Cela donne également trois tomes à l’ambiance à chaque fois renouvelée. Le premier tome, » Attractif Enchantement « , se déroule dans le Saint-Malo de la bonne bourgeoisie. C’est une histoire qui va entraîner la lectrice dans une belle histoire d’amour entre une jeune femme qui se pense laide et un jeune homme d’une grande beauté chargé de sa protection. Ils vont connaître de sombres aventures faites de trahisons et de complots. Le second tome, » Le Souffle D’Infinité « , quant à lui, est un tome où l’héroïne est extrêmement atypique et le héros complètement solaire et bienveillant. Ils vont vivre une aventure en mer mouvementée. Autant le premier possède les codes de la Romance Historique, autant le second tome est plus un roman d’Aventure avec une romance un peu moins forte. J’ai voulu y traiter la de balance entre le bien et le mal.
— Quel personnage as-tu le plus aimé créer et pourquoi ?
— C’est une question très difficile, mais très honnêtement, je pense que j’ai adoré le personnage de Liam. C’est le seul Erainn un peu torturé. Il est ronchon, mais il a ses raisons. J’ai également une tendresse particulière pour certains personnages secondaires, comme Mamina, Gontran ou les jumeaux… Enfin de compte, je les aime tous !
— Comme je te comprends ! As-tu déjà eu l’occasion de visiter l’Irlande ?
— Je n’ai encore jamais eu cette chance, mais c’est un de mes rêves à inscrire sur ma To Do List avant de mourir. Je me sens attirée par cette terre depuis toujours. Je crois à plein de choses et je suis sûre qu’il y a une raison pour que ce soit inscrit à ce point dans mon ADN.
— Je pense également que quand une attraction est si forte pour, en l’occurrence, un endroit, c’est qu’il semble familier et que sûrement, nos origines lointaines y sont liées, peut-être même à une vie précédente. Quel chapitre de ces livres t’es-tu le plus amusée à écrire ?
— Dans le tome 1, c’est probablement la scène de la voiture lorsqu’ils reviennent du bal. J’aime le petit côté jaloux de Rory et son attitude m’amuse. Dans le tome 2, ce sont les scènes avec les jumeaux. Je ne vais pas être polie, mais ce sont des chieurs ! hahaha.
— J’avoue avoir hâte de les rencontrer. Quel message as-tu voulu transmettre à travers tes œuvres ?
— Dans le 1, c’est un peu le conte du vilain petit canard. C’est-à-dire que Cordélia qui est persuadée être laide devient magnifique sous le regard d’amour de Rory. Dans le 2, j’ai voulu traiter de la balance entre le bien et le mal et le fait que nous avons toujours le choix de ne pas rejoindre les forces de l’ombre. Dans le 3, j’ai voulu montrer que l’amour peut survivre à tout et peut dépasser aussi tous les blocages.
— Ce sont des messages différents et très forts ! As-tu fait bouquiner tes ouvrages à ta famille ?
— Non, malheureusement. Ma maman est décédée avant que mes ouvrages ne paraissent. Ma sœur n’aime pas lire du tout. Mon frère ne lit pas ce genre de littérature. Pour mes autres frères et sœurs, je ne les vois plus depuis très longtemps et je n’ai pas vraiment d’autre famille suffisamment proche qui souhaiterait lire ce que je fais.
— Vraiment dommage, tout ça !
— Mais j’ai des amies/amis qui m’ont lue. Ils sont la famille que je me suis choisie et ils ne sont pas objectifs, car ils adorent tout ce que je fais. Ce sont des amours.
— Peut-être qu’ils le sont, au contraire. Il ne faut pas se sous-estimer ! As-tu jeté un œil à ma chronique sur tes Romances ? Qu’en as-tu pensé ?
— Bien sûr que je les ai lues. Il me semble avoir mis un commentaire à chaque fois, d’ailleurs. J’ai également partagé tes avis. Très honnêtement, je les ai trouvés très complets, parfois peut-être trop, car ça donne des indications très détaillées de l’histoire qui pourraient presque s’apparenter à des spoils.
— C’est possible, effectivement. J’essaie de faire attention à cela, mais parfois, je suis trop exaltée dans ce que je fais !
— Bon après, comme tu l’as précisé, tu les as notés à 4/6 dans ta grille de notation. J’ai trouvé certaines choses assez dures, mais je respecte ton ressenti. Je n’étais pas forcément d’accord avec tout, mais c’est aussi pour ça qu’on écrit, c’est pour que chacun ait sa propre interprétation de notre histoire et puisse l’exprimer. Sinon, tu écris bien et d’ailleurs, toi aussi tu es auteure.
— Je te remercie de ta franchise. Oui, je suis auteure, également. Mais il ne s’agit pas de moi, ici, hihi.

Que penses-tu du lien que j’ai effectué avec les plus drôles des frères Weasley dans les » Harry Potter « ,

quand j’ai rencontré les jumeaux Erainn dans le tome 2 ?
— Ben, ça me fait bien rigoler, car je n’ai jamais ni lu ni vu les » Harry Potter « , donc je ne pourrais pas te dire si tu as raison ou tort d’y voir une ressemble.
— Tu rates quelque chose !
— Tout ce que je peux dire c’est que les jumeaux, pour moi, ne ressemblent à personne d’autre qu’à eux-mêmes.
— As-tu une anecdote amusante (ou pas) que tu pourrais nous raconter à ton lectorat ?
— La seule qui me vient en tête concerne les frères Paoli qui étaient siciliens, dans la première version de mon tome 1 et j’écrivais le tome 2 et je ne sais pas pourquoi, mais je les avais transformés en Corses. Je m’en suis rendu compte alors que j’avais écrit déjà pas mal de choses sur leur naissance corse. C’est une amie qui lisait en tant que bêta-lectrice qui m’en a fait part et j’ai dû trouver une astuce pour que l’histoire reste cohérente. Bon, l’anecdote est bien plus longue que ça, mais je n’ai pas envie d’écrire dix lignes supplémentaires, là-dessus. J’ai juste beaucoup ri avec cette histoire et j’en ris encore, d’ailleurs.
— C’est dommage, mais elle est vraiment intéressante. Prévoies-tu une suite ou un spin off pour ta saga Erainn ?
— Je prévois d’écrire un tome sur les jumeaux, puisqu’on me l’a beaucoup demandé, un spin off sur le tahitien Kava et un autre tome sur un descendant des Erainn, à notre époque.
— Les Erainn auront encore beaucoup de beaux jours devant eux !
TOI ET TON UNIVERS LITTERAIRE
— Quels sont ton livre et ton auteur favoris ?
— Mon roman préféré s’appelle » La fiancée Du Marin » de Bronwyn Williams

et mon auteur favori s’appelle Johanna Lindsey, une spécialiste de la Romance Historique.

— Quel est ton héros de fiction préféré ?
— Fiction, ça signifie, pas uniquement littéraire ? Enfin, j’imagine.
— Cela signifie surtout un personnage imaginé pour le support dans lequel il sera le héros (féminin ou masculin).
— Donc je dirais Groot : un personnage de bandes dessinées, de base, mais un héros dans les films et j’adore ce personnage pour toutes ces belles valeurs.
— Parle-t-on de » Je s’appelle Groot » ?
— Oui, je parle de ce Groot-là. J’aime sa bienveillance et son extrême gentillesse. J’aime les gens bons et empathiques. Groot ou Sean de mon tome 2, voilà des personnages qui peuvent voler mon cœur.

— J’adore aussi ce personnage et je suis comme toi… Quel pays désirais-tu visiter pour t’inspirer du décor et de son histoire culturelle ?
— J’adore l’Espagne, mais j’aimerais beaucoup aussi m’inspirer de l’Italie.


— Tu n’as plus qu’à t’y mettre, haha. Quelle célébrité morte ou vivante aimerais-tu rencontrer pour prendre modèle sur elle afin de créer un personnage ?
— William Shakespeare qui était un poète génial ou Paulo Coehlo pour ses ouvrages plein de sagesse.


— Oh, oui, deux auteurs exceptionnels, que j’apprécie également. Souhaiterais-tu ou t’es-tu déjà inspirée d’un événement important pour réaliser un nouvel univers palpitant ?
— Non, jamais et je préfère vraiment ne pas m’inspirer de choses réelles, mon imagination est suffisamment fournie pour pouvoir l’exploiter encore très longtemps.
— C’est tout le mal que je te souhaite. T’arrive-t-il qu’un film/une série/un documentaire t’insuffle des idée pour rédiger un livre inédit ?
— Non. Encore une fois, je ne m’inspire pas forcément de supports comme ça. Je n’aime pas l’idée de plagiat ou d’être obligée de s’inspirer des autres pour créer. Je préfère être originale ou tout du moins, espérer l’être un peu.
— C’est mieux, oui. Mais même inconsciemment, on s’inspire toujours de ce qui nous entoure. Quand tu lis, écris-tu des notes ou ressentiments en marge ?
— Non, pas du tout. Je n’écris jamais de cette façon-là. J’écris un peu comme de l’écriture automatique. C’est-à-dire que même si j’ai parfois des scènes qui m’arrivent en tête, je les écris au fur et à mesure qu’elles viennent en moi.
— Merci pour cette précision. Mais la question demandait si ce que tu lis te donne parfois envie d’annoter une impression, durant ta lecture d’un livre (je ne sais pas si c’est plus clair ainsi, hihi). Que penses-tu de ceux qui griffonnent des choses au crayon dans le bouquin qu’ils lisent ?
— Je ne pense rien. Franchement, les gens font ce qu’ils veulent. Je ne le fais pas personnellement, mais chacun sa façon de vivre son moment de lecture.
— Cette fois, tu as répondu ;). Dans tout ce que tu as consulté dans ta vie, quel ouvrage t’as le plus inspiré dans ta vie personnelle/professionnelle ? Si oui, le(s)quel(s) et pourquoi ?
— Probablement des ouvrages sur le développement personnel ou sur l’ésotérisme après la mort de ma mère. J’ai appris et compris que l’on naît pour vivre des missions de vie et que même les épreuves les plus terribles sont là pour nous faire expérimenter ce que c’est de vivre.
— À peu de chose près, c’est aussi ce que je pense. Inities-tu tes enfants (si tu en as) à la sensibilité littéraire ?
— Je n’ai pas d’enfants, mais si j’en avais, ils auraient eu des livres dès leur plus jeune âge. C’est l’exemple de ma mère ; c’est ainsi qu’elle a toujours fait avec nous.
— C’est un exemple que j’approuve totalement.
TOI ET TON INTIMITE CULTURELLE
— As-tu écrit des livres avant le premier tome de ta sage Erainn ?
— Non. J’ai écrit des débuts d’histoire, mais le tome 1 est bien mon premier livre.
— Quels sont tes projets littéraires pour l’avenir ?
— Un tome sur les jumeaux, les deux spin off, dont je t’ai parlé et puis j’ai également deux autres idées pour des ouvrages un peu particuliers.
— Hâte que tu en parles, dans ce cas. Rêves-tu de cinéma ou autre support pour un de tes livres ?
— Ah oui ! Trop ! Je crois vraiment qu’ils sont tous les trois transformables en film ou en série. J’aimerais trop que ça puisse se faire un jour.
— Ça serait génial, effectivement. Parmi les histoires que tu as inventées, laquelle aimerais-tu vivre vraiment ?
— Celle de Liam et de Lorgann, dans » Le Cercle De Charme » qui est mon tome 3.

— Pour créer tes romans, t’inspires-tu de faits réels, tes expériences personnelles… ?
— Le personnage de Cordélia est inspiré de moi, mon physique et mon caractère bien sûr, mais le personnage qui me ressemble le plus c’est celui de Sean Erainn. Sinon, non, il n’y a rien de personnel dans les aventures de mes héros.
— Improvises-tu au fur et à mesure que tu avances dans ton récit ou as-tu rédigé un plan à l’avance ?
— J’improvise totalement et me laisse surprendre pas mes personnages. Parfois, certains personnages qui ne devaient être que de passage avaient des choses à dire et se sont imposés à moi.
— Qu’espères-tu pour la suite de ton aventure en tant qu’auteure ?
— J’aimerais avoir plus de visibilité pour laisser la chance à mes Erainn d’être appréciés et lus. Bien sûr, j’aimerais avoir le temps d’écrire encore quelques histoires supplémentaires.
— Quelle est ta plus grande peur par rapport à tes œuvres ?
— Qu’ils ne soient pas lus ou pas compris.
— Je pense que ce sont là des peurs en commun avec tous les auteurs. Sur quel projet d’écriture et/ou autre es-tu en ce moment ? Devrait-on s’attendre à une sortie imminente, cette année ?
— Je finis d’écrire une nouvelle qui accompagnera cinq autres nouvelles ans un livre Fantastique pour une association qui s’appelle » Nos Plumes Pour Vous « .
— Je crois avoir aperçu ceci sur les réseaux.
— Sinon, je vais essayer d’écrire le tome 4 dès que je serai un peu moins fatiguée.
QUESTIONS DIVERSES
— Quel métier exerces-tu en dehors de ton activité d’écrivaine ?
— Je suis référente Culture Et Communication de deux monuments du Ministère de la Culture.
— En quoi cela consiste-t-il, exactement ?
— Je suis chargée de communication.
— Que pense ton entourage de ta dévotion littéraire ?
— Je suis très peu entourée. Ma sœur est fière de moi, je crois. Mes amis me disent que j’ai du talent et m’encouragent à poursuivre dans cette voie.
— T’isoles-tu souvent pour assouvir ton envie de noircir du papier/voyager dans un livre ?
— Avant, oui, car j’avais besoin de silence total. Aujourd’hui, je vis seule, donc je n’ai plus besoin de m’isoler.
— Est-ce que d’autres passions te comblent dans la vie ?
— Non, je n’ai pas d’autres véritables passions que celle-ci. J’ai même l’impression d’avoir une vie un peu morne.
— Peut-être devrais-tu trouver un moment pour de te pencher sur une autre activité qui te comblerait. Selon ton expérience personnelle, y a-t-il de mauvais côtés dans le métier d’écrivain ?
— Nous sommes très nombreux, donc la plupart du temps, je me sens noyée, surtout que ma spécialité n’est pas appréciée. La plupart des gens qui rêvent d’écrire pensent qu’écrire c’est juste savoir raconter une histoire, mais à l’heure actuelle, il faut savoir posséder de nombreuses casquettes et le truc le plus désagréable c’est d’essayer de promouvoir ton ouvrage.
— Promouvoir quelque chose est toujours désagréable à bien des égards. Pourquoi ta spécialité n’est-elle pas appréciée, selon toi ?
— Parce qu’il y a quelques années, une personne a eu du succès avec » 50 Nuances De Grey «



et que les gens ont oublié qu’avant ce type de littérature, les auteurs écrivaient à la troisième personne et possédaient une narration omnisciente. Aujourd’hui, si tu n’écris pas à la première personne, tu perds déjà au moins 75% des lectrices et si tu dis » Historique « , alors là, c’est la fuite assurée. Les lectrices pensent qu’elles vont recevoir une leçon d’histoire rébarbative et ne font pas l’effort d’essayer.
— Lectrices ou lecteurs, peu importe, le problème c’est l’envie de se cultiver qui disparaît, même si lire est avant tout pour s’évader (sauf si c’est un livre spécial que l’on choisi…). Je trouve donc tout ça bien dommage. Depuis deux ans environ, la Covid-19 demeure au cœur des événements importants. As-tu eu l’idée d’utiliser ce phénomène pour rédiger un roman, à l’instar de quelques auteurs ?
— Je crois sincèrement que les gens n’en peuvent plus. C’est tellement présent déjà dans leur vie que ce serait vraiment mal venu, selon moi, d’écrire sur ce thème. En plus, honnêtement, ça ne m’intéresse absolument pas.
— Soucieuse de mon prochain, je voudrais savoir si tu vis bien ce bouleversement mondial ?
— Tu es adorable, Sabrina, merci de te préoccuper de ce que je pense.
— C’est tout naturel !
— Tu sais, curieusement, pendant presque deux ans, cette période a été pour moi une des plus belles de toute ma vie. Alors, je le vis bien et j’ai une nature assez optimiste. Je veux croire que tout finira bien comme dans mes romans.
— L’essentiel est de toujours voir le bon côté des choses (du mieux que l’on peut) et si un truc positif en ressort, c’est le plus important et il faut le chérir. Quelle est la plus grande chose que tu as réalisée en 2021 et 2021, années auxquelles j’ai posté mes chroniques sur » Attractif Enchantement » et » Le Souffle D’Infinité » ?
— Et bien, tu as tout dit dans ta question. Les choses les plus fabuleuses qui me sont arrivées c’est la parution de mon premier roman en 2020 et en 2021, sa réédition et la parution de mon tome 2 et de mon tome 3. C’était grandiose, comme expérience !
— J’en suis absolument ravie, alors. Quelle est ta plus grande peur dans la vie ?
— Ma plus grande peur c’était la mort de ma mère. Je ne redoute plus rien, à présent.
— Quelle femme forte ! Aimerais-tu que tes enfants ou futurs poursuivent le même chemin littéraire que toi ?
— Je n’aurais jamais d’enfants, mais si j’en avais eu, j’aurais surtout voulu qu’ils vivent pour eux-mêmes et selon ce qui LES rend heureux…, pas ce qui me convient à moi.
— Pourquoi n’auras-tu jamais d’enfant ? Cela m’attriste beaucoup !

— Je n’ai jamais trouvé l’homme qui aurait eu envie de fait un bout de chemin avec moi et avec qui j’avais envie également d’aller vers le grand soleil de la vie. Je crois que nous arrivons ici bas avec des missions de vie et intérieurement, je ressens que la mienne n’était pas d’avoir des enfants. Je suis dans ma cinquantième année, je suis obèse. Même si je trouvais l’homme qui voudrait faire un enfant avec moi demain, ce serait difficile physiologiquement de faire un enfant avec tous ces facteurs. Mais ne sois pas triste…, mes romans sont un peu mes bébés. Ils me survivront…
— Bravo pour cette rétrospection spirituelle et positive. Est-ce que cela a été difficile pour toi d’être publiée ou au contraire assez facile ? Comment t’y es-tu prise ?
— Je rends hommage grâce à ta question à mon amie Lola-T, décédée en décembre 2021, suite à un long cancer.
— Oui, j’ai vu ta publication hommage à cette jeune personne. Toutes mes condoléances.
— C’est elle qui m’a donné le nom de trois nouvelles maisons d’édition qui recherchaient des manuscrits. Je ne voulais pas écrire, car je pensais que je n’aurais aucune chance d’être publiée et elle m’a enjointe à le faire en me disant que je ne risquerais rien à le faire. Elle avait raison, puisque peu de temps après l’envoi de mon roman, une maison d’édition m’a dit vouloir publier mon roman. Il faut oser ! C’est la leçon que je retiens.
— Comme dit le proverbe : » qui ne tente rien n’a rien » ! Je suis fière de toi d’avoir surpassé tes craintes et merci à ton amie de t’y avoir » forcé « .
DERNIERS MOTS
— Je te remercie de m’avoir fait l’honneur de me choisir pour ton interview. Je te suis aussi très reconnaissante pour m’avoir lue et chroniquée et bien évidemment, je suis touchée par ta gentillesse et pour tout le temps que tu as passé à écrire cette interview. Je t’embrasse bien fort, Sabrina et j’embrasse les personnes qui prendront le temps de lire tout ça.
— Je suis très touchée par tes mots qui me comblent au plus profond de mon cœur et j’espère que grâce à cet entretien, tu ne sois plus noyée dans la masse.




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