Interview de Mairie D.Heydge

[Interview #9] – Mairie D.Heydge

Bonjour, Mairie. Je suis ravie que tu aies accepté de répondre à mon interview. Pour rappel, j’ai chroniqué l’année dernière  » Le Destin Des Runes – Livre 1 – Einarr  » qui s’introduit dans le genre Historique. Sur 6 dans mon annotation, ton livre a obtenu la note de 4. Je voudrais te poser quelques questions pour permettre à tes lecteurs et futurs de te connaître un peu mieux.

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Interview de Mairie D.Heydge

TOI ET TON TRAVAIL DE FEMME DE LETTRE

— Présente-toi en quelques mots :

— Bonjour à tous. Je suis Belge et maman de deux enfants, plus les deux de mon compagnon, qui me considèrent comme telle. Nous vivons dans un petit village bien paisible des Ardennes belges où l’on se sent bien. La lecture a quasiment fait partie de ma vie depuis toujours. Il faut dire que je suis née dans une famille où tous lisent. Mes études ont toutes été effectuées en néerlandais, tout en parlant français dans le cocon familial. Ensuite, j’ai «  appris sur le tas  » l’allemand en côtoyant mes voisins et pendant mes études, j’ai appris l’anglais.

—  » Mairie D.Heydge  » est-ce un pseudonyme ou ton vrai patronyme ? Dans le premier cas, a-t-il une signification ?

— C’est mon nom de plume.  » Màirie  » est le gaélique de  » Marie  » qui est une partie de mon prénom.  » D.Heydge  » sont les initiales de mon vrai nom.

— Par quoi as-tu commencé dans le processus d’écriture ? Depuis combien de temps t’es-tu mise à rédiger des livres ?

— Il est arrivé tout naturellement, en fait. Depuis pas mal d’années, j’écris sans jamais faire lire par d’autres, de courtes histoires, ainsi que des petites histoires pour mes neveux en français et en néerlandais. En 1994, j’ai écrit mon tout premier roman. Il est malheureusement perdu à tout jamais, vu qu’en ce temps-là, les fichiers étaient enregistrés sur disquettes qui se sont malheureusement détériorées. La réécriture n’est plus possible. J’ai également perdu toutes les notes que j’avais.

— Cela est bien dommage et je comprends tout à fait ta frustration. Ne te rappelles-tu plus ce que tu avais rédigé ?

— Non. Totalement inconcevable. Il y avait énormément de faits historiques et c’est impossible de réécrire un roman après autant d’années. J’ai tenté de retrouver les informations via internet, mais peine perdue. Il n’y avait pas les renseignements recherchés.

— Comment l’idée de devenir auteure t’est-elle venue ?

— Tout naturellement, vu que j’écris ce qui me passe par la tête depuis très longtemps.

— Que représente cette activité pour toi ?

— En premier : une passion et tant que cela en reste une, je continue.

— Qu’est-ce qui te motive à coucher des mots sur le papier ?

— Honnêtement ? Pour ne pas que mon cerveau explose par tout ce qu’il contient comme idées. Si je ne les écris pas, il va finir par exploser une durite.

— Cela risque d’être douloureux, hihi. Comment te prépares-tu pour te mettre dans l’ambiance ?

— Il n’y a pas de routine bien précise, ça vient tout seul.

— Possèdes-tu une méthode spéciale pour que l’exercice te paraisse bénéfique ?

— En écrivant, j’ai une playlist qui me plonge dans l’ambiance. Sinon, je vois comme un film le déroulement des scènes que je transcris par la suite.

— Dans quel genre littéraire te spécialises-tu ou dans lequel restes-tu la plus à l’aise ?

— Les Romans Historiques. C’est une de mes passions, l’histoire, déjà au temps de mes études.

— Il est vrai qu’il y a matière à créer énormément de choses. Quel univers aimes-tu lire et qui t’inspire le plus ?

— Il n’y a pas d’univers littéraire préféré. Un bon livre est un bon livre, peu importe le genre. Tant que j’ai du plaisir à le lire, que je m’évade, qu’il m’emporte, il est pour moi un bon livre.

— À propos d’inspiration, où la puises-tu de manière générale ?

— Je n’ai toujours pas la réponse à cette question. Je me la pose chaque jour, en fait, me surprenant moi-même à la relecture. Je m’installe devant mon ordinateur. Je place mes doigts sur le clavier et les mots s’écrivent. Généralement, j’ai  » vu  » les scènes comme un film, mais d’autres s’écrivent toutes seules, sans que je sache expliquer le comment.

TOI ET TON PREMIER TOME DE LA SAGA  » LE DESTIN DES RUNES « 

— J’ai lu ce Roman Historique paru en 2021. Présente-nous ton ouvrage :

— C’est l’histoire d’un clan en Norvège, le Rogaland, précisément. C’était, en 866, un des trois royaumes n’ayant pas encore été conquis par Harald Ier. On y fait la connaissance d’Einarr, le fils d’un Jarl. Après la traîtrise de son frère, il sauve une jeune écossaise, cousine d’un de ses meilleurs amis. Dès son retour chez lui, il est entouré de dangers, de menaces, non pas seulement venant de l’extérieur, mais également de l’intérieur du clan. Les Nornes, les fileuses ou tisseuses (les deux termes sont utilisés) du passé, présent et l’avenir, transmettent leurs messages par Unni et ses Runes. Le danger est tel qu’Einarr doit prendre la fuite pour trouver asile et protection dans un autre clan. Le principal danger est qu’il doit le faire en plein hiver et ce périple n’est pas de tout repos, surtout accompagné d’Iona, la jeune écossaise.

— Quel personnage as-tu le plus aimé créer et pourquoi ?

— Tous, en fait. Je n’ai pas de personnage préféré dans ce roman.

— As-tu déjà visité la Norvège ? Si non, l’aimerais-tu ?

— Pas encore. Mais pour le visiter, je vais attendre que les travaux du Musée Des Navires Vikings aient terminé. Normalement, la réouverture est prévue pour 2026. Il m’est impensable de visiter la Norvège sans les avoir vus.

— Cela va sans dire !

— Je rendrai également visite au Centre D’Etude Historique, à Avaldsnes, sur l’île de Karmey, au Rogaland. La responsable, une historienne, m’aide énormément pour mes recherches concernant la civilisation viking.

— Ce sera une superbe semaine de vacances ! Comment as-tu rencontré la responsable ?

Via le site du centre de recherche. Il y avait l’adresse mail pour les contacter, ce que j’ai donc fait. Ma première surprise fut que la responsable elle-même m’ait répondu. Ensuite, on est restées en contact et dès que j’ai un doute, je lui pose la question. À chaque fois, elle me répond avec le même enthousiasme et la même gentillesse. Je crois qu’entre passionnées, on se reconnaît. 😉

— Je n’aurais pas dit autrement. Quel chapitre de ce livre t’es-tu le plus amusée à écrire ?

— Aucun. Je les aime tous. Ils m’ont chacun apporté la joie de les écrire.

— Quel message as-tu voulu transmettre à travers ton œuvre ?

— Faire connaître cette civilisation, comme elle était, réellement, vue d’un autre point de vue : la leur !

— As-tu fait bouquiner ton ouvrage à ta famille ? Quel est leur avis ?

— Pas à mes enfants. Les Romans Historiques ne font pas partie de leurs lectures. C’est à ma meilleure amie que j’envoyais chapitre par chapitre, souvent suivi de la réécriture. Elle m’a motivé du début à la fin.

— As-tu jeté un œil à ma chronique sur ton Roman Historique ? Qu’en as-tu pensé ?

— Tu as fait une bonne analyse, en général et surtout honnête. Par contre, parfois, il faut faire attention avec ce qu’on  » aimerait  » trouver dans un roman parlant des Vikings et de qui ils étaient  » réellement « . Il faut apprendre à faire la différence entre les deux. Je me suis donné pour but de les présenter comme ils étaient, chez eux, dans leur pays, avec leurs lois et leurs coutumes qui étaient totalement à l’opposé de ce qu’ils étaient à l’extérieur de chez eux. Pour rien au monde, je ne dériverai de cet objectif ! Tout cela représente des heures de recherches et surtout de lectures de documents d’historiens et d’archéologues.

— Tu as tout à fait raison ! As-tu une anecdote amusante (ou pas) que tu pourrais raconter à ton lectorat à propos de ton livre ?

— Pas pour le premier, mais pour le deuxième, en fait. Un personnage est arrivé de je ne sais où et est resté, au point qu’il est devenu un des personnages principaux de cette saga.

— Je sais qui c’est… ! Hihi. Prévois-tu une suite ou un spin-off pour  » Le Destin Des Runes  » ?

— Il y a déjà, en tout, trois romans du  » Destin Des Runes  » d’écrits. Le quatrième est en écriture, ainsi que le premier d’une trilogie spin-off retraçant le parcours d’Unni, la prêtresse. Il y aura probablement d’autres spins-off, mais c’est encore qu’une ébauche dans ma tête et pas encore très précise.

TOI ET TON UNIVERS LITTERAIRE

— Quels sont ton livre et ton auteur favoris ?

— Il y a la trilogie du «  Seigneur Des Anneaux « ,

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ainsi que  » Marie-Madelaine : L’Elue « .

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Le monde imaginaire de Tolkien reste mon préféré.

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— Tu prêches une énorme convertie ! Quel est ton héros de fiction préféré ?

— Deux : Smeagold (Gollum) et Aragorn, («  Le Seigneur Des Anneaux « ).

— Presque 100% Tolkien. Quel pays désirais-tu visiter pour t’inspirer du décor et de son histoire culturelle ?

— La Norvège, l’Ecosse, l’Irlande et le Pays de Galles, pas forcément dans cet ordre, des lieux où les Vikings ont laissé leurs marques. Ils ont, entre autres, fondé Dublin.

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— J’adore apprendre des choses dans une interview. Que représente ce lieu, pour toi ?

— Il n’y a pas que cette ville, d’ailleurs, il y en a d’autres, surtout dans les îles Hébrides (intérieur et extérieur). Plusieurs villes ont été fondées par eux, vu que les Celtes ne donnaient pas des noms aux lieux. Ces îles ont été sous la gouvernance des Vikings norvégiens, tout comme les Orcades, une partie du Pays de Galles, une partie de Galloway (également en Ecosse), ainsi qu’une grande partie de l’Irlande. Donc tous ces lieux, j’aimerais les visiter, mais surtout les musées, parce qu’en surface, il n’y a plus beaucoup de traces de leur passage. Ils y avaient créé de nombreux comptoirs de commerces et de négoces. Le British Museum de Londres mérite également une visite, vu qu’ils ont une aile les concernant et de l’héritage qu’ils ont laissé. Là, c’est surtout des Vikings danois qu’il est question. Comme tu vois, Dublin n’est pas le seul objectif, mais une partie d’un tout. Mais en premier, la Norvège et ses nombreux musées…

— J’ai les babines qui dégoulinent de jalousie à cette perspective de  » pèlerinage « . Les Orcades sont le centre géographique de mon roman, si tu te rappelles bien, d’ailleurs. Quelle célébrité morte ou vivante aimerais-tu rencontrer pour prendre modèle sur elle afin de créer un personnage ?

— Sans aucune hésitation : Tolkien.

— Bien entendu ! Souhaiterais-tu ou t’es-tu déjà inspirée d’un événement important pour réaliser un nouvel univers palpitant ?

— L’Histoire, tout simplement.

— T’arrive-t-il qu’un film / une série / un documentaire t’insuffle des idées pour rédiger un livre inédit ?

— Non, cela ne m’est jamais arrivé. Par contre, certains documentaires ou photos m’inspirent pour les paysages.

— Quand tu lis, écris-tu des notes ou ressentiments en marge ?

— Jamais.

— Que penses-tu de ceux qui griffonnent des choses au crayon dans le bouquin qu’ils lisent ?

— Chacun a le droit et la liberté de faire ce qu’il veut en lisant un livre.

— En toute simplicité. Dans tout ce que tu as consulté dans ta vie, quel ouvrage t’a-t-il le plus inspiré dans ton existence personnelle / professionnelle ? Si oui, le(s)quel(s) et pourquoi ?

—  » Marie-Madelaine : L’Elue « . Ce livre transmet un véritable message d’amour.

— Inities-tu tes enfants à la sensibilité littéraire ?

— Ils lisent déjà beaucoup, sans que j’ai eu besoin de les initier.

TOI ET TON INTIMITE CULTURELLE

— As-tu écrit des livres avant  » Le Destin Des Runes – Livre 1 – Einarr  » ?

— C’est mon tout premier édité.

— Quels sont tes projets littéraires pour l’avenir ?

— Continuer la saga du  » Destin Des Runes « , le spin-off parlant d’Unni, une trilogie et on verra pour la suite.

— C’est déjà pas mal ! Rêves-tu de cinéma ou d’un autre support pour un de tes livres ?

— D’autres le font pour moi ! Ma meilleure amie va même plus loin. Il y a une scène, dans le livre 2, une coupe de cheveux, qui lui inspire une bande dessinée façon Astérix. C’était assez marrant de l’entendre me l’expliquer. Sinon, mon compagnon, ma meilleure amie et une autre amie en Suisse les voient déjà en films.

— Va-t-elle publier sa bande dessinée qui raconte ce moment capillaire ?

— Absolument pas ! C’est juste les images qu’elle voit dans son esprit en lisant ce passage. Elle n’est absolument pas dessinatrice.

— Vraiment dommage.

— C’est typique de la lecture. Elle ouvre l’imaginaire, nous donne l’opportunité de faire travailler cette imagination qu’on a tous en nous. Seules la lecture et la musique ont ce don.

— Parmi les histoires que tu as inventées, laquelle aimerais-tu vivre vraiment ?

— En fait, je me vois difficilement faire un bon en 866…

— Pour créer tes romans, t’inspires-tu de faits réels, tes expériences personnelles… ?

— Le fond est basé sur l’Histoire réelle. Les faits historiques, leur mode de vie, sont comme ils se sont réellement déroulés.

— Improvises-tu au fur et à mesure que tu avances dans ton récit ou as-tu rédigé un plan à l’avance ?

— Pour les deux premiers, il y avait des schémas, mais à chaque fois, j’ai dévié, selon l’inspiration, lors de l’écriture. Ce fait me perturbait. La décision fut prise de plus en faire. Depuis, je suis bien plus relaxe et libre d’écrire comme cela se présente.

— Qu’espères-tu pour la suite de ton aventure en tant qu’auteure ?

— Toujours avoir autant de plaisir de découvrir et d’écrire.

— Quelle est ta plus grande peur par rapport à tes œuvres ?

— En fait, je suis une personne qui doute énormément quand il s’agit de moi, ce qui fait que j’ai l’impression que mes livres ne peuvent pas plaire à d’autres. Je n’ai donc pas de peurs bien précises.

— Comme je te comprends ! Sur quel projet d’écriture et / ou autre es-tu en ce moment ? Devrait-on s’attendre à une sortie imminente, cette année ?

— Le 11 août, il va avoir la réédition du premier livre de la saga  » Le Destin Des Runes « . J’aimerais également sortir le premier tome de la trilogie parlant d’Unni, cette année.

QUESTIONS DIVERSES

— Quel métier exerces-tu en dehors de ton activité d’écrivaine ?

— Je suis invalide. Avant, j’étais agent d’accueil en tourisme.

— Que pense ton entourage de ta dévotion littéraire ?

— Mes enfants sont très fiers et m’encouragent. Je n’ai pas besoin de plus d’encouragements.

— T’isoles-tu souvent pour assouvir ton envie de noircir du papier / voyager dans un livre ?

— Absolument pas. Notre ordinateur familial est dans la pièce principale et mes lectures se font, bien installée dans mon canapé avec soit un, deux ou trois chats sur mes jambes.

— Très important d’avoir cet amas de pitis poils et de graisse qui ronronne, comme un diapason durant une séance de piano, haha.

Est-ce que d’autres passions te comblent dans la vie ?

— La lecture, le dessin, la broderie, le tricot et le crochet d’art.

— Que de bonnes choses. Selon ton expérience personnelle, y a-t-il des mauvais côtés dans le métier d’écrivain ?

— Je suis encore trop novice pour répondre à cette question. Reposes-là moi dans cinq ans. 😉

— Je note ! :p Depuis plus de deux ans environ, la Covid-19 demeure au cœur des événements importants. As-tu eu l’idée d’utiliser ce phénomène pour rédiger un roman, à l’instar de quelques auteurs ?

— Je ne crois pas que cette crise ait existé au moyen-âge.

— On ne le sait peut-être pas, haha. Soucieuse de mon prochain, je voudrais savoir si tu vis bien ce bouleversement mondial ?

— Je me faisais du souci pour mes proches, mais surtout pour les commerçants qui ont dû fermer et pour qui ce fut catastrophique !

— Quelle est la plus grande chose que tu as réalisée en 2021, année à laquelle j’ai posté ma chronique sur «  Le Destin Des Runes – Livre 1 – Einarr  » ?

— Rien de particulier. Ma vie n’a absolument pas changé.

— Quelle est ta plus grande peur dans la vie ?

— Qu’il arrive quelque chose de grave aux gens que j’aime : mes enfants, mon compagnon, ses parents, à ceux qui ont une grande place dans mon cœur.

— Aimerais-tu que tes enfants poursuivent le même chemin littéraire que toi ?

— Si ce n’est pas leur choix, non. Le plus important est qu’ils s’épanouissent dans ce qu’ils ont décidé de faire.

— Est-ce que cela a été difficile pour toi d’être publiée ou au contraire assez facile ? Comment t’y es-tu prise ?

— Cela n’a pas été difficile du tout. J’avais tout simplement envoyé mon manuscrit à plusieurs maisons d’édition. Sur la trentaine, je n’ai eu que trois refus, parce qu’il n’entrait pas dans leur ligne d’édition.

DERNIERS MOTS

— Oui et bizarrement, il n’a strictement rien à voir avec le monde littéraire. Je suis souvent tracassée par le mal-être des jeunes actuels. Souvent, je reçois des nouvelles de suicides ou de tentatives, de jeunes que je connais. J’aimerais tellement qu’ils puissent trouver leur place dans notre univers, qu’ils puissent s’épanouir, mais surtout apprendre à s’aimer eux-mêmes, que ce mal qui les ronge disparaisse, qu’ils soient plus ouverts à l’autre, aux différences. Ils sont notre avenir, mais ils ne trouvent plus leur place et c’est tellement effrayant. Ils ne croient plus en grand-chose. Ce serait bien que cela change. Peut-être devrions-nous être plus à leur écoute ? Que les dirigeants le soient, en tout cas.

— Qu’ils entendent et répondent, surtout.

— Nous vivons dans un monde où le virtuel prend le dessus, où il ne semble plus avoir de repères et c’est très navrant à constater.

— Je suis bien d’accord. Pourquoi est-ce aussi important de nous en parler ? Arrives-tu à les aider, autant que possible, au moins ?

— Tu m’as demandé un dernier mot, j’ai sauté sur l’occasion, tout simplement. C’est un mal-être général, pas uniquement dans mon entourage. C’est important, parce qu’ils sont l’avenir de ce monde, ceux qui vont décider demain.  » Au moins « , je tente d’aider ceux de mon entourage direct, mais ce n’est pas ma profession et encore moins mon rôle de prendre la place de leurs parents, mais je fais selon mes possibilités.


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