Bonjour Déborah ! Je suis heureuse que tu aies bien voulu répondre à toutes mes questions.
Pour rappel, j’ai eu le plaisir de lire et de chroniquer » Le Moine Maudit « .

Ce petit livre s’introduit dans le genre Fantastique qui a obtenu la note de 3 sur 6.
Je voudrais te poser quelques questions pour permettre à tes lecteurs (dont moi) et futurs de te connaître un peu mieux et de découvrir ton univers littéraire.

TOI ET TON TRVAIL DE FEMME DE LETTRE
— Présente-toi en quelques mots :
— J’ai 37 ans (38, fin avril 😉 ). J’ai un diplôme BAC+3 en communication et journalisme. Je travaille dans l’administration fédérale belge dans le domaine des ressources humaines et de la gestion du personnel. J’ai deux enfants (8 et 10 ans). Je pratique le tennis en compétition (niveau amateur régional).
— Quel beau parcours professionnel et scolaire ! Puis, j’adore le tennis ! » Déborah Hernould « , est-ce un pseudonyme ou ton vrai patronyme ?
— C’est mon vrai nom.
— Par quoi as-tu commencé, dans le processus d’écriture ? Depuis combien de temps t’es-tu mise à rédiger des livres ?
— J’ai commencé à y penser en avril 2013 et je me suis mise réellement à l’écriture en 2015.
— Comment l’idée de devenir auteure t’est-elle venue ?
— En avril 2013, très précisément, lorsque j’ai visité pour la première fois le cimetière américain d’Omaha Beach à Colleville sur Mer. C’est là que l’idée m’est venue d’écrire un roman sur la Seconde Guerre Mondiale, mon thème de prédilection.



Apprenez-en davantage sur le Cimetière Américain d’Omaha Beach, la plage du débarquement du 6 juin 1944 à Colleville-Sur-Mer en Normandie, qui met à l’honneur nos soldats morts pour notre patrie, ainsi que les disparus.
— Les visites historiques donnent toujours de bonnes idées ! La Seconde Guerre Mondiale est aussi un sujet que j’affectionne. Que représente cette activité pour toi ?
— Un moyen de canaliser mon trop-plein d’imagination ! Mais aussi, parfois de me décharger de certains poids en attribuant à certains personnages, une partie de mon vécu.
— Oui, les écrivains mettent instinctivement toujours une partie de soi. Qu’est-ce qui te motive à coucher des mots sur le papier ?
— Me détendre, progresser dans l’écriture, tenter de nouvelles choses, continuer à échanger avec mes lecteurs sur les plateformes d’écriture.
— Comment te prépares-tu pour te mettre dans l’ambiance ?
— Il n’y a jamais vraiment de préparation. Parfois, j’écoute de la musique bien entraînante pour me motiver. Parfois, si je dois écrire une scène avec beaucoup d’émotion, j’écoute des musiques plus tristes (la BO de Band Of Brothers, c’est hyper efficace pour écrire une scène où un personnage meurt. J’en ai eu les larmes aux yeux !)
— Je crois n’avoir pas eu l’occasion de voir ce film, mais la bande original est sublime, je confirme. Possèdes-tu une méthode spéciale pour que l’exercice te paraisse bénéfique ?
— Comme dit à la question précédente, parfois de la musique. Sinon, j’aime bien aussi boire une tasse de thé en écrivant. Je suis toujours installée à mon bureau (qui est plus exactement la table de ma salle à manger !)
— Du moment que c’est confortable ! Dans quel genre littéraire te spécialises-tu ou dans lequel tu restes la plus à l’aise ?
— Clairement, je suis plus à l’aise dans le roman historique et surtout la Seconde Guerre Mondiale. Cependant, pour ne pas perdre l’inspiration et ne pas tomber dans une certaine lassitude, je me suis dirigée assez rapidement vers d’autres genres (Thriller, Romantique, Romance Contemporaine, roman d’Aventure, Chicklit, Fantastique). Je trouve que c’est intéressant de pouvoir écrire dans divers genres. Cela permet de se diversifier et de progresser. Je pense que je commence à bien me débrouiller dans la Romance et le Policier. Récemment, je me suis lancée dans la Romance MM (Historique et Contemporaine) : un vrai défi, mais j’aime bien.
— Je suis tout à fait d’accord avec toi. Multicasquette, donc. Bonne chance pour ta Romance MM. Quel univers aimes-tu lire et t’inspire le plus ?
— Je suis addicte de Mary Higgins Clark ! Sinon, j’aime beaucoup l’univers de Jane Austen et des sœurs Brontë. J’ai un petit faible pour l’Angleterre victorienne.
— Que de beaux univers ! À propos d’inspiration, où la puises-tu de manière générale ?
— Souvent dans des témoignages lus sur le Net, des documentaires, l’actualité ou encore ma vie personnelle et professionnelle.
— Il y a toujours matière à s’inspirer dans tout ça, c’est sûr !
— Par exemple, j’ai débuté une Romance dans le domaine du sport professionnel, suite à une remarque d’un journaliste sur Kévin Mayer, décathlonien français, au sujet de son physique. Juste réduire quelqu’un à » le beau gosse du décathlon « , en oubliant que derrière ses résultats, il y a des heures d’entraînement, j’ai trouvé ça honteux.

— Il est vrai qu’il est charmant, mais je suis tout à fait d’accord avec toi ! Il a un joli palmarès sportif, en tout cas.
— Pour ma première Romance Contemporaine MM, j’avais lu un témoignage sur le net d’un garçon viré de chez lui par ses parents parce qu’il était gay, en 2020 ! Et un autre où un couple qui cherchait une salle de réception pour son mariage, avec un reçu comme refus, la justification suivante : » nous devons penser à l’image de notre société « .
— Je n’imagine pas la frustration et la colère de ce couple !
— Prochainement, je veux écrire une Romance MM dans le football professionnel. Ce milieu est sans doute l’un des pires qui soient pour un joueur gay. Et j’entends bien dénoncer cela dans un roman.
— Je suis de tout cœur avec toi et je trouve cela très courageux d’entreprendre ce genre d’acte afin de dénoncer les injustices ! Félicitations, je suis admirative !
TOI ET TON LIVRE » LE MOINE MAUDIT «
— J’ai lu ce Fantastique paru en 2019. Présente-nous ton ouvrage.
— C’est une petite nouvelle qui raconte l’étrange expérience d’un visiteur durant la saison d’Halloween. Il est confronté à ce qu’il pense être un rêve, mais il se rend compte ensuite que ce qu’il a vécu correspond à des éléments d’un spectacle visuel présenté dans le parc, que l’on appelle un » mapping « . L’idée m’est venue justement en regardant ce mapping. Si on visionne une vidéo de ce spectacle après avoir lu mon texte, on y retrouve de nombreux détails. 😉
Mapping Halloween – Zoo Pairi Daiza
— En effet, je viens de visionner un mapping sur la Tour de Cambron est c’est féérique.
— Quel personnage as-tu le plus aimé créer ?
— Les personnages vivant en 1307, car j’ai dû faire pas mal de recherches sur le langage moyenâgeux et j’ai fait de succulentes découvertes. C’est un langage très fleuri et je trouvais sympa de construire des dialogues avec du vocabulaire ancien.
— Effectivement, j’ai adoré lire ces moments où le parlé est différent. As-tu déjà visité le zoo de Pairi Daiza et le site de Cambron-Casteau ? Pour quelle occasion et qu’en as-tu pensé ?
— Une bonne centaine de fois, au moins ! En fait, J’habite à 5km du parc et j’ai un abonnement offert par la commune (j’habite l’entité où est situé le parc, ce qu’on peut appeler un regroupement de communes. Le parc est dans le village de Cambron-Casteau, moi dans un autre, mais elles font partie toutes les deux de la même commune). Donc nous y allons très régulièrement en famille. Donc j’y suis déjà allée pour Halloween, pour Noël, au printemps, en été…
— Il est vrai que j’adorerais également le visiter, moi qui adore les zoos. Quel chapitre de ce livre t’es-tu le plus amusé à écrire ?
— Lorsque Mathias arrive chez Tiphaine et Eudes. Choc » culturel » garanti !
— Je confirme ! Quel message as-tu voulu transmettre à travers ton œuvre ?
— J’avoue que je n’ai pas songé à transmettre un message en particulier, comme je peux le faire dans d’autres romans. Je voulais surtout me tester dans le genre » Fantastique « .
— As-tu fait bouquiner ton ouvrage à ta famille ? Quel est leur avis ?
— Mes proches ont acheté mon livre et ils ont beaucoup aimé. Ceux qui connaissent le parc ont été agréablement surpris et n’ont pas eu de mal à situer l’intrigue.
— Cela aide sûrement quand on l’a déjà visité. As-tu jeté un œil à ma chronique sur ton roman Fantastique ? Qu’en as-tu pensé ?
— Oui. Je suis contente d’avoir réussi à écrire une histoire distrayante, mais que j’ai encore des progrès à faire dans l’écriture de roman court !
— Je suis persuadée qu’à force, tu t’amélioreras nettement, comme pour tous les auteurs. « C’est en forgeant que l’on devient forgerons » ! Que penses-tu du lien que j’ai effectué avec » Le Retour Vers Le Futurs » ou même avec Dorothy du » Magicien D’Oz » ?
— J’ai trouvé ça très sympa ! Moi, honnêtement, je n’y avais pas pensé !
— Ravie que cela t’ait plu. As-tu une anecdote amusante (ou pas) que tu pourrais raconter à ton lectorat ?
— Pas forcément amusante, mais l’idée du titre m’est venue en regardant le spectacle de feu qui était présenté à Pairi Daiza, au moment d’Halloween 2017. Il y avait un côté vraiment mystique quand les performeurs sont descendus via des escaliers de pierre devant un temple, encapuchonnés et tenant des torches. C’est un spectacle qui peut être visionné sur YouTube.
— C’est une véritable prouesse technique de pyrotechnie. C’est à couper le souffle. J’y ai vu quelques bribes de ton roman. Prévoies-tu une suite ou un spin-off pour » Le Moine Maudit » ?
— Non. Je n’en fais jamais. La seule exception, c’est le roman dérivé de mon roman » Les Larmes D’Auschwitz « .
— C’est une saga que j’envisagerais de lire. Le titre me plaisait bien, à l’époque, puisque l’intrigue se passe — Il me semble — durant la 2de GM.
— Une fois que j’estime avoir tout dit dans un roman, je ne m’arrête là. Ça doit être pour ça qu’ils sont si longs !
TOI ET TON UNIVERS LITTERAIRE
— Quels sont ton livre et ton auteur favoris ?
— Auteure : Mary Higgins Clark et Jane Austen.


Livre : il n’y en a pas un qui sort du lot. Par contre, un qui m’a énormément marqué, c’est » Elle S’Appelait Sarah » de Tatiana De Rosnay.

— Elle a du succès, cette MHC. Je l’adore aussi. Quel est ton héros de fiction préféré ?
— Curieusement, je n’en ai pas. Je ne suis pas spécialement attaché à un personnage en particulier.
— Quel pays désirais-tu visiter pour t’inspirer du décor et de son histoire culturelle ?
— Excellente question ! J’ai déjà fait la France, l’île Maurice et la Corse. Je vais dire l’Ecosse, car j’ai un projet de Romance Historique (mais absolument rien à voir avec Outlander) dans cette région et je n’y suis jamais allée. Ça me plairait bien.
Série télévisée, dérivée de…

… La saga Outlander de Diana Gabaldon










— Comme je te comprends. Je ne connais pas la série, mais les résumés de la saga de roman me plaisent fortement. Quelle célébrité morte ou vivante aimerais-tu rencontrer pour prendre modèle sur elle afin de créer un personnage ?
— Ça ne sera plus possible, mais Mary Higgins Clark, ça aurait été tellement génial.
— Elle aurait été sûrement enchantée et flattée. Souhaiterais-tu ou t’es tu déjà inspirée d’un événement important pour réaliser un nouvel univers palpitant ?
— Là, par contre, je ne suis pas certaine de comprendre la question. J’ai déjà évoqué les Jeux Olympiques dans une Romance, j’ai aussi pris comme point de départ les attentats de Bruxelles de mars 2016 pour une autre romance. Je ne sais pas si c’est cela.
— Ne sachant pas que tu allais en parler en amont, cette question paraît inutile, oui. Mais tu n’as pas parlé de ton inspiration pour les attentas de Bruxelles. T’arrive-t-il qu’un film/une série/un documentaire t’insuffle des idées pour rédiger un livre inédit ?
— Ca arrive, mais rarement. Par exemple, lorsque je travaille sur un roman sur la Seconde Guerre Mondiale, j’évite de regarder des films (de fiction) et de lire des romans sur le sujet pour ne pas me laisser influencer inconsciemment. Je ne tiens pas à ce qu’on me dise « ha, tiens, ça ressemble à tel film ou tel bouquin « .
— Je comprends. Mais il suffit que tu en ai visionné plus en amont et qu’en écrivant, des bribes te reviennent et peuvent te donner des idées. Cela ne veut pas dire que tu copies. On s’inspire tous plus ou moins de quelque chose… Quand tu lis, écris-tu des notes ou ressentiments en marge ?
— Jamais !
— Que penses-tu de ceux qui griffonnent des choses au crayon dans le bouquin qu’ils lisent ?
— Moi, je n’ai rien contre 😉 Je ne le fais pas, mais si cela est important pour d’autres, pourquoi pas ?
— Dans tout ce que tu as consulté dans ta vie, quel ouvrage t’as le plus inspiré dans ta vie personnelle/professionnelle ?
— Hum, là, comme ça, je n’ai pas de référence. Je dirais que c’est plus le trajet professionnel et personnel de certaines personnes qui m’inspirent.
— Intéressant ! Inities-tu tes enfants à la sensibilité littéraire ?
— Je lis avec eux les livres de la série Harry Potter.
— L’ami de tous les enfants et adultes (moi, y compris) !
— Pour le reste, je n’ai pas dû les » forcer » à lire, ils adorent les bandes dessinées et les livres documentaires sur les animaux, les phénomènes naturels, les technologies, l’Histoire… Après, je leur ai déjà expliqué que tout ce qui était écrit dans les histoires n’était pas forcément la réalité. Je ne sais pas si on peut parler d’initiation.
— En tout cas, ce sont des enfants passionnés ! Quel bonheur !
TOI ET TON INTIMITE CULTURELLE
— As-tu écrit des livres avant » Le Moine Maudit » ? Quel est celui qui a le plus de succès ?
— Oui, plusieurs. Les deux premiers sont désormais sous contrat d’édition. Il y a » Les Larmes D’Auschwitz » (tome 1 édité en février 2019 et tome 2 édité en novembre 2019).


Ils marchent bien.
« Les Sentiers De L’Espérance » (roman dérivé des » Larmes D’Auschwitz « ). Le tome 1 sortira cette année. Je n’ai pas encore de date ni le résumé officiel de chacun des tomes. Sinon, il y a une bonne quinzaine de romans sur mon profil Wattpad. Celui qui fonctionne le mieux est un Thriller Romantique qui a atteint les 259k de vues.
— Pas mal, tout ça ! Détiens-tu une anecdote quelconque pour un ou plusieurs de ces ouvrages précédents ?
— » Les Larmes D’Auschwitz » (comme beaucoup de mes autres romans, en fait) ne devait pas être aussi long et il ne devait pas y avoir de tome dérivé, au départ. C’est en échangeant avec les lecteurs directement sur Wattpad que j’ai modifié la trame et ajouté des détails. Les lecteurs n’en ont pas forcément conscience, mais je suis très attentive à tous les retours qui sont faits sur mes textes. Ils me permettent de traquer les incohérences, d’ajouter du suspens, de modifier la trame selon le bon ou le mauvais accueil des lecteurs à tel ou tel événement dans une histoire.
— Tu es donc très consciencieuse dans ton travail. Quels sont tes projets littéraires pour l’avenir ?
— Hum…, je dois avoir une bonne quinzaine de projets ! Pour le moment, j’ai vraiment envie d’écrire de la Romance MM, Contemporaine et Historique, notamment, une Romance se déroulant durant la Bataille des Ardennes et une autre à l’époque victorienne.
— la Bataille des Ardennes, voilà un autre événement important dont tu t’inspireras, par exemple. Rêves-tu de cinéma ou autre support pour un de tes livres ?
— Oui, mais je reste réaliste. Déjà, trouver un éditeur, pouvoir participer à des salons, c’est génial. Le reste, c’est du bonus. Je n’écris pas pour devenir » célèbre « , mais pour partager mes idées et assumer pleinement mon côté » sadique » !
— Voilà un secret révélé de ton moi profond ! J’attire les auteurs sadiques ! haha.

— Parmi les histoires que tu as inventées, laquelle aimerais-tu vivre vraiment ?
— Etant donné que je ne ménage jamais mes personnages et que je les fais tous souffrir à un moment donné, euh… aucune ! MDR, sans spoiler, je dirais ma Romance » Vis, Rêve, Ose » (sauf pour les côtés moins sympas de l’histoire, lol) qui évoque le parcours professionnel d’une joueuse de tennis. Je ne serais jamais pro’, mais qu’est-ce que ça doit être incroyable de pouvoir jouer dans des stades comme les courts de Roland-Garros !
— Les rêves se réalisent, parfois ! Il ne faut jamais dire » jamais » ! Pour créer tes romans, t’inspires-tu de faits réels, tes expériences personnelles… ?
— Oui, comme je le disais dans une autre question. Des témoignages, des documentaires, des événements et mes expériences personnelles, oui.
— Improvises-tu au fur et à mesure que tu avances dans ton récit ou as-tu rédigé un plan à l’avance ?
— Toujours l’impro’ totale ! Je ne fais jamais de plan. Quand je commence, j’ai mon début, ma fin, les points principaux et ensuite… freestyle !
— J’adore !
— Je suis incapable de faire un plan, comme je suis incapable de définir un nombre de chapitres. Je trouve que ça me freine l’inspiration. Au moins, ainsi, j’écris en feeling et je m’arrête quand j’ai fait le tour de la question. Aucune frustration, comme ça.
— Explication intéressante. Qu’espères-tu pour la suite de ton aventure en tant qu’auteure ?
— Décrocher d’autres contrats d’édition et pouvoir auto-éditer d’autres romans. Pouvoir encore participer à des salons et des dédicaces (quand cette foutue COVID nous laissera en paix !). Surprendre les lecteurs (dans le bon sens), avoir de bons retours sur mes romans et garder cette inspiration débordante qui ne me quitte pas depuis presque 6 ans !
— C’est tout le mal que je te souhaite. Quelle est ta plus grande peur dans la vie ?
— La mort.
— Un peu comme tout le monde, je pense. Sur quel projet d’écriture et/ou autre es-tu en ce moment ? Devrait-on s’attendre à une sortie imminente, cette année ?
— Alors, oui, il y a la sortie du tome 1 des » Sentiers De L’Espérance » qui est prévue cette année. J’espère également pouvoir auto-éditer le tome 1 d’une Romance Historique dans la Corse des années 40. Je dois vraiment me mettre aux corrections ! J’attends des retours d’éditeurs pour ma première Romance Contemporaine MM. Sinon, je pense me concentrer sur la finalisation du manuscrit de ma Chicklit et d’un roman d’Aventure Humoristique. Ils sont commencés depuis déjà longtemps, il faudrait que je les termine enfin ! Le problème, c’est que je dois bien avoir une nouvelle idée de roman tous les mois et parfois, je me sens plus inspirée d’écrire sur ces nouveaux projets au lieu de terminer les plus anciens !
— C’est sûrement une manière inconsciente de prendre du recul sur les plus anciens, justement. Bon courage pour tous ces beaux projets d’écriture, alors.
QUESTIONS DIVERSES
— Quel métier fais-tu en dehors de ton activité d’écrivaine ?
— Je travaille au sein du service d’encadrement Personnel et Organisation du SPF Financier en Belgique.
— Que pense ton entourage de ta dévotion littéraire ?
— Au départ, ils étaient étonnés, mais ils ont bien compris, maintenant, que c’était une occupation très sérieuse et que je souhaite vraiment faire éditer tous mes textes.
— T’isoles-tu souvent pour assouvir ton envie de noircir du papier/voyager dans un livre ?
— M’isoler, non. J’écris même quand mes enfants ou mon mari se trouvent dans la même pièce. Mais si je dois écrire une scène difficile, alors j’écoute de la musique pour être dans ma bulle. Pour la lecture, même chose, souvent je ne suis pas seule. La seule fois où je me suis isolée, c’est en lisant » Elle S’Appelait Sarah « , parce que ça me prenait vraiment les tripes.
— Est-ce que d’autres passions te comblent dans la vie ?
— Le tennis. C’est un sport qui me permet de me défouler, d’évacuer des frustrations ressenties au boulot, de rencontrer d’autres personnes. Il n’y a rien de mieux que de pouvoir frapper dans une balle (c’est toujours mieux que de taper sur quelqu’un !).
— Disons que ce n’est pas répréhensible !
— Le football. J’ai commencé à aller voir des matchs quand j’avais 12 ans. Avec la COVID, je regarde tous les matchs de mon équipe favorite (le KRC Genk) à la télé, mais c’est hyper frustrant de ne pas pouvoir aller au stade. Je ne loupe aucun match non plus des Diables Rouges à la télé ou l’Euro et la Coupe Du Monde. Je regarde aussi, dans la mesure du possible, l’équipe du Danemark parce que mon joueur favori est danois 😉 lol et d’ailleurs j’aimerais vraiment apprendre le Danois parce que je ne comprends rien aux publications Instagram de la Fédération Danoise de Football, haha.



— Tu es très sportive et passionnée, également.
— J’adore voyager, visiter des lieux historiques, des musées avec une préférence pour le débarquement de Normandie et la Bataille des Ardennes et Paris. J’adore la ville de Paris, tous ses musées et ses sites historiques.
— J’aime cette ville également ; elle me manque un peu. Selon ton expérience personnelle, y a-t-il des mauvais côtés dans le métier d’écrivain ?
— Oui et plus particulièrement liés aux plateformes d’écriture. Il y a la jalousie (des lecteurs ou d’autres auteurs) qui peut aller jusqu’au cyber harcèlement et aux fausses critiques de romans, sur Booknode, Babélio ou Amazon.
— C’est ce qu’on appelle, je crois, des haters. Mais il faut aussi accepter les mauvaises critiques. J’ai souvent lu tes coups de gueule, à l’époque, sur Facebook, par exemple.
— Il y a le plagiat. Il y a aussi le marketing actuel qui fait la part belle aux Romances » clichées » et aux scènes érotiques. Quand un éditeur vous refuse votre manuscrit en vous disant que vos personnages ne sont pas assez sexys, trop normaux, que l’histoire est trop originale, trop travaillée et qu’il n’y a pas assez de sexe, ça fait peur. Mais j’ai décidé que je ne cèderais pas à la facilité. Je souhaite conserver ma personnalité et continuer d’écrire sur des sujets qui m’intéressent et m’interpellent et non copier ce qui marche le plus, pour le moment.
— C’est tout à ton honneur. Il faut à tout prix garder son âme et son cœur dans les domaines artistiques. Depuis environ un an, La COVID-19 demeure au cœur des événements importants. As-tu eu l’idée d’utiliser ce phénomène pour rédiger un roman, à l’instar de quelques auteurs ?
— Non. Peut-être qu’un jour je le ferai, mais là franchement, ça ne m’inspire pas du tout.
— Soucieuse de mon prochain, je voudrais savoir si tu vis bien ce bouleversement mondial ?
— Là, je commence à en avoir franchement marre.
— Je crois qu’on en est tous là !
— Je travaille chez moi en télétravail depuis le 13 mars 2020… Normalement, j’ai un bureau à Bruxelles. Je suis juste allée sur place deux fois en 4 jours en septembre et 4 jours en octobre 2020. J’ai pu vois 4-5 collègues une fois, mais c’est tout. Je n’ai plus vu les gens de mon équipe depuis un an. Je n’ai plus aucun contact social, puisque je suis privée de tennis et de compétition. Alors, oui, j’évite 2h40 de train par jour (aller et retour), je suis chez moi et j’arrange mes horaires comme je veux, je profite de mes enfants, mais pour le reste, je n’ai plus rien, plus de salons littéraires, plus d’activité sportive avec d’autres personnes, plus aucun contact social (les miens sont limités à mon mari, mes enfants, mes beaux-parents, mes parents et mon beau-frère et ma belle-sœur. Et encore, ils sont rares et à distances). Là, j’en ai ras le bol. Heureusement, Pairi Daiza a rouvert le 13 février. J’y suis allée le lendemain ; ça m’a fait un bien fou de sortir (c’est mon mari qui fait les courses, donc je ne sors de chez moi que pour éventuellement aller chez le médecin et pour aller faire une sortie courses à pied de temps en temps). Le jour où je peux retourner à Bruxelles, je m’y précipite. Le jour où je peux reprendre les tournois, je m’inscris à au moins deux tournois par semaine (parce que bon, là, j’en serais à 5-6 mois sans tennis, ça va être galère de reprendre).
— Un vrai ras la pâquerette, donc ! Quand on a autant d’activité en plein air, sans parler de son boulot, cela se comprend largement ! Je compatis ! Quelle est la plus grande chose que tu as réalisée en 2020, année à laquelle j’ai posté ma chronique sur » Le Moine Maudit » ?
— Y a pas grand-chose ! haha. Allez, on va dire que j’ai été finaliste du concours Historique de Fyctia pour » Paragraphe 175 « . Je ne m’y attendais pas, mais je n’ai pas gagné (ils ont fait gagner le roman d’une partenaire Fyctia Hugo Roman qui n’était même pas historique…). J’ai aussi présenté d’autres romans qui n’ont pas gagné non plus : » Je Déteste Le Sable, Je Déteste La Mer… Et Les Cartes Postales « , une nouvelle M/M intitulée » Symphonie Irlandaise » et là, pour le moment, c’est une romance M/M intitulée » Ne Jamais Se Fier Aux Apparences « . Je me suis lancée dans la Romance MM, une grande décision que je ne regrette pas du tout.
— Tes demandes de votes sur ton concours a grandement portées ses fruits, alors ! Je suis ravie pour toi ! Aimerais-tu que tes enfants poursuivent le même chemin littéraire que toi ?
— S’il le faut, je les aiderai, mais je ne les pousserai pas. Le principal est qu’ils fassent ce qu’ils aiment et qu’ils n’aient surtout pas peur de se lancer (c’est là le plus dur, à cause des regards des autres).
— Que leur futur soit des plus riche. Est-ce que cela a été difficile pour toi d’être publiée ou au contraire assez facile ? Comment t’y es-tu prise ?
— Galère, galère, galère ! J’ai failli renoncer. J’ignorais que beaucoup d’éditeurs fonctionnaient par piston et copinage et j’ignorais que beaucoup privilégiaient les histoires bien clichées. Je crois qu’il m’a fallu plus d’un an pour décrocher mon premier contrat.
— La persévérance gagne toujours. Mais j’ai du souci à me faire, alors. Autant de choses que je ne supporte pas.
DERNIERS MOTS
— Merci à toi d’avoir pensé à moi pour l’interview 😉 et d’avoir pris le temps de chroniquer » Le Moine Maudit » !
— Comme je te l’ai normalement dit, c’est un projet d’ » Entretien Avec « , que je réalise avec tous les auteurs que j’ai lu l’année passée. Je te remercie énormément de m’avoir accordé ton temps afin de répondre à ces nombreuses questions. J’ai appris et découvert pas mal de choses.
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