
Auteure : Nina KaïJos HADLER
Genre : Dark-Fantasy, Steampunk
Editions : Auto-Edition
Année De Parution : 2021
Nombre De Pages : 662
Prix : 22 € (tome 1.2)
Voilà une suite que j’attendais avec une immense impatience ; j’en ai rendu folle l’auteure, si bien qu’elle m’a offert un SP numérique, mouhahaha ! Vous pouvez alors le retrouver sur Amazon. Si vous avez suivi ma 3ème chronique rédigée pour le tome 1.1, vous saurez que ce tome 1.2 est la suite directe. En effet, je vous rappelle que Nina a juste coupé en deux ce très gros livre et les a sortis en l’espace d’un an d’intervalle, le temps de les relire et revoir les coquilles. Je réitère ce que j’avais dit : elle a choisi l’endroit parfait pour la scission.
QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

DESCRIPTION DU MATOS
Une fois n’est pas coutume, ce sp est en numérique et donc il n’y aura pas de vidéo de l’objet.
Comme dit précédemment, ce pavé est coupé en deux, ce qui forme un second livre de plus de 660 pages de pur plaisir !
La première de couverture différente de celle du tome 1.1, plus sombre, moins lumineuse, à l’image du récit de cette suite tant attendue, révèle une machine volante plus que nécessaire dans le paysage, quoi que… ! Les couleurs arborent des nuances que j’aime personnellement : un mélange de bleu et de violet qui sied à ravir à l’atmosphère de l’aventure. La tempête arrive et je vous prie de me croire qu’il ne vaut mieux pas s’y trouver en dessous !
Le ciel orageux se prolonge sur la quatrième de couverture, où les éclaires tombent dans une mer qui affole les Montres, notamment ce poulpe(ito) 😉 géant, l’une des créatures les plus redoutées.
À l’intérieur de cette édition, outre les mentions légales, l’on retrouve encore une fois la dédicace à la mère de l’auteure, une note à l’attention des lecteurs, puis les fameuses cartes de Sháyóntár (Harésia, après la chute) en noir et blanc, très bien détaillées.
Après le roman, apparaît d’abord un rappel du premier tome, puis deux bonus que j’ai adorés : recette, contes et prophétie. Ensuite, voici de retour le Glossaire et le Guide nécessaires pour apprécier plus en profondeur ce monde fascinant, ainsi que la hiérarchie d’une Guilde, les dons spécifiques des Chasseurs et enfin le sommaire et une note de l’auteure.
Comme je le répète, c’est un univers entièrement créé, captivant et impressionnant dans les détails que l’on suppose réel.
PASSAGES INSPIRANTS
Encore une fois, à long roman, deux passages inspirants.

Dans ce premier passage, nous retrouvons Joralynn, une Chasseresse intimidante, au pouvoir grandiose, mais qui a un cœur d’or. Ici, elle s’adresse à un jeune garçon que je trouve tellement chou et craquant, son fils, la prunelle de ses yeux. En parlant de son regard, Richard Riddick échangerait assurément le sien pour celui d’Arès.

J’ai choisi cette scène parce que la notion d’amour qui tut reste tellement vraie et belle à la fois. Vous avez sûrement tous rencontré une personne ou vécu une situation dans laquelle vous sauriez prêt à tout concrétiser par cette affection. Je le dis souvent, ce sentiment demeure un pouvoir, le plus grand et le plus dangereux si l’on s’en sert à mauvais escient. Quand on connait leur histoire, on comprend très bien qu’il existe plusieurs impactes qu’il peut produire : la » meurtrissure » par le deuil, subvenu par amour, mais aussi celle de la vie insignifiante que l’on veut à tout prix protéger. Autrement dit, l’un est mort par amour, un second vit la mélancolie de l’amour disparu et le troisième n’a même pas conscience de l’immense amour que les deux premiers lui portent, même au-delà du royaume d’Abonigón.

Pour ce second passage inspirant, c’est la description rêvée d’une machine volante steampunk qui a tourbillonné mon imagination. En 2015 (je crois), on souhaitait voir des voitures dans le ciel, des skates qui planent au-dessus du sol et le Shark holographique qui nous » bouffe » lors d’une pub’ pour les 555ème » Dents De La Mer « . Si vous connaissez vos classiques cinématographiques, vous saurez de quoi je parle. Eh bien moi, en 2021, je désire qu’au milieu d’une tempête électrique d’été se dévoile un dirigeable de cette trempe, aussi richement fabriqué et magnifié par les lumières des éclairs. Si c’est Jules Vernes, ou même Leonard De Vinci, qui le conduit, je serais prête à me briser les rotules d’admiration contre le sol, sous une pluie battante. Dans ma poche, j’aurais un Tahiti douche senteur vanille et fleur de monoï :p. Vous connaissez la blague !

MON AVIS
La tempête tant redoutée arrive, éclaire le ciel, fend les nuages sombres de ses flèches lumineuses. Avec elle, les Monstres sortent peu à peu de leur cachette reculée dans les terres ténébreuses. Parmi les créatures les plus malfamées, il y en a une, celle qui veut tenir le monde entre ses mains pour le briser en deux. Elle manipule, détourne la vérité, puisqu’elle ne peut pas mentir, complote, tut et use de pouvoir les plus brumeux afin d’arriver à ses fins, réalisé ses desseins funestes. Cependant, elle n’est pas seule. Certain sans doute, d’autres ne le soupçonnent pas, mais personne ne sait — pas même eux — qui se sert de l’autre pour détruire Sháyóntár, chuter les Porteurs De Lumière et faire gagner les Hommes, eux-mêmes bien naïfs. Heureusement, il existe des héros et un enfant qui persistent encore à résister contre le pouvoir enchanteur du mal et cherchent à tout prix à découvrir ce que cette Chasseresse Directrice cache dans son jeu de cartes mystique. Leur aventure est semée d’embûches, leur périple entrevoit de moins en moins la lumière, mais elle persiste… peut-être plus pour très longtemps…, sauf si… !
Je l’attendais cette suite depuis un an, lorsque j’ai découvert le 1.1 et que je me suis plongée à cœur dans cette histoire extraordinaire.
- Une suite haletante et enrichissante
- Beaucoup de questions avec pas mal de réponses inattendues
- Résumé qui tient ses promesses
- L’on retrouve les cartes, les Glossaires et Guides détaillés
- Des bonus amusants et sympathiques
- Vocabulaire toujours abondant, même si les répétitions persistent
- Lecture fluide dans une plume soignée
- Dénouement inattendu
- Suite prometteuse
- Une mise en forme assez aérée, même si certains paragraphes doivent être redéfinis
- Quelques erreurs de ponctuation et de phrases non verbales
- Quelques oublis de mots
- Dans quelques sous-chapitres, il manque une note géographique qui m’a fait souvent défaut
=> Ô joie, ô honneur et ô bonheur de retrouver ce monde fascinant, mes héros favoris, même si je n’ai vu que très peu mon Tristounet d’amour que Nina a malmené, je vous dis pas ! Au bout d’un an, il est difficile de se restituer dans les évènements de cette véritable épopée coupée en deux. Il faudra sans doute relire le 1.1 pas loin avant de vous plonger dans le 1.2, car beaucoup de choses se sont passées et se passeront. Il serait donc assez aisé de se perdre un peu. Néanmoins, je m’en suis sortie indemne, même si j’ai dû embêter l’auteure à plusieurs reprises ! Du coup, je me suis demandée si elle aurait peut-être dû écrire un résumé de chaque situation du 1.1. Puis en y réfléchissant, je pense que se serait sûrement long. C’est à nous, lecteur, de reprendre nos notes, sauf que moi, j’ai eu une flémingite aiguë à la vue de cette perspective. Au fil des pages, la mémoire me revenait. Alors je me suis laissée guider dans cette seconde partie du film, même si cela me chagrinait, des fois, moi qui aime tout décortiquer et tout savoir en détail pour mieux comprendre. Cela étant dit, logiquement, la plume n’a pas changé, toujours aussi fluide au vocabulaire fourni. Les descriptions invariablement aussi enrichissantes, parfois longues, mais cela ne m’a bizarrement moins contrarié ou perdu que dans le 1er tome. J’adore nourrir ma fantaisie ; je suis une épicurienne de l’imaginaire (hou, j’adore cette phrase !). Je me demande comment fait Nina pour s’y retrouver, sans commettre d’erreurs de cohérence, entre autres. C’est une question rhétorique, bien sûr, puisqu’elle m’a répondu sans le vouloir et que tout bons écrivains utilisent le même principe de travail, normalement ! Les manigances qui ont commencé à germer lors du 1.1 restent loin et difficiles à surgir des méandres de la mémoire, c’est le point négatif principal de lire 1.2 un an après. Il y a des paradoxes comme le fait que les Celestriens étaient vénérés, puis considérés comme des ennemis aussi dangereux que les Ailill. Pourquoi Jo a-t-elle l’air d’appartenir à la Guilde Hoover, alors que c’est une Chasseresse de la Guilde Rouge ? Le fait d’être franc et perspicace également veut dire qu’on demeure idiot. Pourquoi ? Je ne vois le rapport ! Les réponses seront évidemment apportées plus tard. J’ai constaté des allusions aux nouvelles » Histoires Oubliées » qui nous en apprennent plus, les complètent et nous permettent même de mieux comprendre certaines situations. C’est comme si ces petites histoires, ces contes du passés étaient un prélude du 1.2. Entre suspens, complot, meurtres, magie noire, révélations, orages, sarcasme et humour parfois décalé, aventure sans répit, monstres…, bref, c’est toujours aussi appétissant, sans écœurer. Les Hommes vont-ils vraiment gagner ? Les Chasseurs seront-ils résolument déchus de leur piédestal ? Anna arrivera-t-elle à soumettre tous ses ennemis ? Sháyóntár va-t-il réellement sombrer dans les ténèbres des orages et des lunes qui s’alignent révélant des secrets monstrueux ? À vous de voir !
POUR CONCLURE
- Les +
- Couvertures en adéquation avec le résumé, lui-même en accord avec le récit
- Histoire qui révèle plus de potentiel que dans le 1er tome
- Toujours aussi surprenante et impressionnante, complexe et imaginaire
- Les deux genres toujours aussi présents
- Pas mal de réponses sont fournies
- Plume aiguisée
- Lecture fluide et enrichissante
- Bonus qui font plaisir, bien sympathiques
- Suspens et rebondissements qui se déroulent très bien
- Dénouement assez important qui trahit une suite encore plus attendue
- Les –
- Quelques erreurs d’écritures
- Paragraphes à revoir dans la mise en forme, sans gravité
- Que j’ai attendu ce 1.2 trop longtemps :p !
=> J’ai lu plus vite ce long demi-pavé, car très espéré, ce tome 1.2 demeure à la hauteur de mes espérances. J’ai bien évidemment envie d’en connaître la suite de cette gigantesque aventure entrecoupée de cycle et de retrouver mes héros préférés. J’ai dévoré cette pépite orageuse, dont je ne soupçonnais pas le potentiel encore plus important que dans le tome 1.1.
Note sur 6 :





INFORMATIONS SUR L’AUTEURE
Auteur francophone, elle a commencé à écrire » Les Chroniques D’Harésia » à l’âge de 11 ans, après quelques essais plus ou moins réussis en poésie. L’écriture est allée et venue dans sa vie, tout comme Harésia, jusqu’au jour où, ayant besoin d’un exercice d’écriture régulier en Anglais, elle a repris ses écrits. Finalement, ils sont devenus une excuse pour évacuer le stress des révisions. Puis l’écriture s’en est allée à nouveau, elle s’est lancée le défi de l’édition (après avoir essuyé une sacrée tempête en Nouvelle-Zélande). C’est ainsi que fut publié son premier roman ! Elle a abordé le Steampunk en premier lieu à cause de Jules Vernes. Elle s’inspire de tout, depuis les tomes scientifiques aux romans de Fantasy (Dark, Urban, Médiévale…), en passant par Tolkien… Ses réticences de proposer Harésia auquel elle tient énormément à une maison d’édition, elle s’est tournée vers l’auto-édition. Après un an de travail acharné, l’étape redoutable et redoutée du site web et des réseaux sociaux s’est imposée à elle.
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Ses Autres Romans :

Les Chroniques D’Harésia – Tome 1.1 – L’Appel : édité en 2019, il a été réédité en 2020 avec une nouvelle couverture, ainsi que des bonus illustrés = Achat

Histoires Oubliée : contes et légendes retrouvés sur les parchemins perdus de Sháyóntár, nouvelles à la fois pour les initiés des » Chroniques D’Harésia » et pour les curieux de ce Nouveau Monde = Achat
Alors, envie de vous confronter à la tempête électrique annuelle et saisonnière, celle qui fait ressortir les plus dangereux monstres de leur tanière ? Vous désirez peut-être vous allier aux Hommes pour reprendre vos terres, tandis que les Chasseurs les défendaient au péril de leur vie ?
À bientôt pour une nouvelle chronique orageuse.



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