Romance de Alyson Lascaux Morlon : " L'Enfant De La Seine "

[Chronique SP #14] – L’ENFANT DE LA SEINE – Alyson Lascaux Morlon

Romance de Alysson Lascaux Morlon : " L'Enfant De La Seine "

Auteure : Alyson LASCAUX MORLON

Genre : Romance Contemporaine

Editions : Auto-Edition

Année De Parution : 2020

Nombre De Pages : 240

Prix : 10,73 €

Il y a de cela plusieurs semaines, je suis tombée sur ce livre qu’Alyson Lascaux avait présenté sur un groupe Facebook. Quelque chose m’avait attiré, mais je ne pouvais pas me proposer pour ce service. Bien plus tard, elle revient vers moi afin de réitérer sa demande et je l’ai accepté, avec quelques réticences. Je rappelle qu’un avis reste subjectif et propre à la personne qui le donne. Faites votre opinion, en vous le procurant sur Amazon.

Je remercie l’auteure pour la confiance qu’elle m’a accordée et m’excuse d’avance pour mes mots durs que j’utiliserai.

Mise au point nécessaire :

Comme c’est la première chronique négative, j’ai mauvaise conscience #CoeurDArtichaud #Sensible #TropGentille. Je suis quelqu’un d’honnête et sincère, mais parfois piquante dans ma franchir. J’aime faire plaisir, mais pas de façon hypocrite et sournoise. Alors je ne rédigerai pas d’opinion qui va à l’encontre de mes principes et de mon caractère, juste pour flatter l’égo d’un écrivain. Quand ce sera mon tour, j’accepterai également des mauvais retours de lecture, du moment que c’est constructif. Je m’engage à essayer de faire de même.

QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

Romance de Alyson Lascaux Morlon : " L'Enfant De La Seine "

DESCRIPTION DU MATOS

La première de couverture à prédominance de vert, pas tout à fait en raccord avec le titre qui parle d’un enfant. Or, l’on aperçoit seulement un homme dans l’ombre d’une femme, sûrement l’héroïne.  » Par l’auteure de << Née Comme Telle >>  » y est inscrit, comme si c’était un des plus flagrants succès d’Alyson. Je n’ai pas vérifié…

Avant les chapitres, l’on retrouve, bien évidemment, les mentions légales. On attaque ensuite par, dans l’ordre : une citation de Mandela, une longue préface, puis un extrait de  » Une Belle Histoire  » de Michel Fugain.

Après le récit, l’on pourra poursuivre sa lecture avec, dans le classement suivant : un épilogue, une petite note, puis un chapitre qui n’a aucun rapport, selon moi. Il y a également la bibliographie, des remerciements, ainsi qu’une biographie. Enfin, sur une autre  » note « , l’auteure nous demande de participer à une petite rétrospective de soi que je parlerai dans la section  » avis « .

La quatrième de couverture, avec les mêmes nuances de couleur, présente une citation d’Alyson, le résumé, sa biographie (encore), puis le prix, code barre…

PASSAGE INSPIRANT

Malgré le caractère péjoratif de cette chronique, je suis tout de même tombée sur un petit passage inspirant. Il n’y avait pas que celui-là, mais c’est le seul que j’ai trouvé le plus expressif à mon goût.

Romance de Alyson Lascaux Morlon : " L'Enfant De La Seine "

Comme vous le voyez, le récit se déroule dans la capitale française, l’une des plus belles villes du globe. Par ailleurs, c’est l’un des endroits où le soleil révèle et dépose ses plus majestueuses couleurs d’or sur Terre. Il existe des merveilles du monde, mais l’on ne parle pas assez de notre astre brulant qu’on demeure heureux de retrouver, caché derrière les nuages. Je voue un culte pour cette boule de feu revigorante, parmi tant d’autres choses. Je trouve donc intéressant de la part de l’auteure de dire que la beauté de notre planète, c’est cette étoile qui nous la prodigue. Je dénote un bémol, toute foi : parler d’une nuance d’argent qui n’existe pas pour lui, mais pour la lune dont le soleil se reflète dessus. Alyson voulait sûrement comparer la monnaie, quelque chose de riche et de précieux, à la couleur de la naine jaune où l’on perçoit également ses rayons comme quelque chose d’indispensable. C’est un peu maladroit de sa part, tandis que  » l’argent  » et  » l’or  » s’inscrivent dans les synonymes monétaires dans la finance. Néanmoins, ce petit passage m’a ému dans le message que l’écrivaine a tenté de partager.

MON AVIS

C’est l’histoire d’une femme que l’amour a laissé tomber alors qu’elle attendait un enfant. Etudiante, elle doit donc jongler entre cette vie avec celle de jeune maman. Son quotidien bouleversé rencontre divers embûches à assumer. Cependant, la roue tourne et elle rencontre quelqu’un malgré ses réticences à faire confiance à nouveau. De l’autre côté, il y a cet homme qui change ses plans de carrière, contrairement aux souhaits de ses parents, notamment son père. Il voue une passion forte pour la musique et veut percer dans ce domaine. Pour cela, il décide de partir à l’aventure, loin d’être de tout repos avec des nuits passées sous les ponts de Paris et des jours dans le métro à jouer de la guitare. Mais le destin capricieux lui ouvre une voix plus fleurie en lui offrant une chance de renouer avec sa famille, de rencontrer lui aussi l’amour et même l’opportunité de connaître un succès artistique. Le chemin pour ces deux protagonistes demeurera long. Ils devront accomplir un certain effort pour remonter la pente. Le monde est petit et quelque chose les fera se croiser à travers un évènement qui peut briser un cœur sensible. Enfin, il y a une troisième personne qui recherche désespérément son grand frère parti précipitamment de la maison familiale.

Je remercie encore une fois l’auteure de sa confiance en espérant qu’elle ne m’en tienne pas trop rigueur de mon avis négatif.

  • Couverture dont j’aime bien la couleur prédominante et ses nuances appréciables, mais tout à fait en raccord avec le titre.
  • Résumé qui relate bien le récit
  • Notion d’amour, d’amitié, de famille et de bonheur bien présent, mais peu approfondie
  • Mise en forme mal utilisée, tant dans la définition des paragraphes, l’usure de l’italique, pour le plus gros des points
  • Erreur de mise en page dans l’emplacement de certaines sections : notes de l’auteure dans les chapitres…
  • Erreurs de typographie, de langage ou de style : phrases non verbales, les nombreuses répétitions, la conjugaison, de ponctuation…
  • Erreur de cohérence
  • Des situations redondantes
  • Ennui presque total : pas d’actions réelles, de rebondissements inattendus, dénouement imprévisible…

=> Tout d’abord, la préface, bien qu’elle porte un message assez fort sur la tolérance, le non-jugement du monde et des gens, l’espoir et l’amour, est écrite de façon brouillon. J’aime l’idée que des chansons nous inspirent la rédaction d’un roman, même si ici, ce sont trois artistes (un duo et un chanteur) que je n’écoute pas du tout. Puis Alyson cite quelques paroles d’une autre musique qui me redonne l’envie de lire l’histoire, à savoir celle de Michel Fugain. La plume utilisée dans cette préface reste semblable tout du long, à mon grand désarroi.  » L’Enfant De La Seine « , ne parle pas vraiment d’un enfant de la rivière parisienne. Le titre fait uniquement référence à un point dit crucial de l’histoire : un prétexte pour une rencontre fortuite de deux personnages, dont la suite demeure prévisible et se devine de très loin. C’est le seul vrai point presque tragique. Dans ce roman, il existe trois intrigues tournées autour de trois protagonistes. Entre les deux premiers, la situation sentimentale se montre superficiellement : manque de profondeur et de poésie que l’auteure tente cruellement de retranscrire. La romance est juste parsemée de sexe pas très romantique, malgré le genre. J’apparais peut-être comme vieux jeu, mais une relation amoureuse ne se résume pas à un ou deux moments de tendresse qui se finissent avec les fringues sur le sol en deux secondes. L’acte en lui-même n’est jamais décrit comme quelque chose d’unique : on ne sait pas concrètement ce que ressentent les personnages pendant ce moment censé être magique puisqu’il dure deux lignes. L’amour fraternel chaotique que se veut l’histoire s’exprime entre une famille qui lâche un de ses membres et une autre qui écarte un enfant alors que sa sœur part à sa recherche. Tout est bien qui finit bien, en fin de compte, mais au milieu, les rebondissements ne sont pas phénoménaux et je dois dire que j’aurais aimé qu’en réalité, cela se passe comme cela. La notion d’amitié est abordée seulement entre une fille et un garçon. D’un côté, l’écrivaine montre bien que cela n’existe pas, puisque forcément, cela finit au lit. De l’autre côté, il y a même presque un adultère…, je ne spolierai pas ce qu’il se passe réellement, mais cela tient en un chapitre. En parlant de cela : très courts, en moyenne, 3 pages, on n’a pas le temps de placer les éléments, de les développer et de nous habituer à une situation, avant de partir sur une autre. Les événements s’enchaînent à la vitesse d’un train à grande vitesse, sans transition. Comme on dit, elle passe du coq à l’âne, saute d’un pas pour mieux reculer de trois, tout cela en très peu de lignes. Le suspens n’existe pas, il manque des anecdotes pour comprendre ce qu’il se passe, sans parler des incohérences et de la chronologie du temps mal abordées qui m’ont perdu plus d’une fois. Avant et après les chapitres, il y a tantôt des citations, dont je ne saisis pas toujours la relation avec le récit qui suit. Tantôt, avant, après ou au milieu, se trouvent des gloses de l’auteure, qui soulèvent des questions existentielles ou une rétrospective d’elle-même. Ces dernières auraient pu être mentionnées à part, à la fin ou rajoutées au début du livre. Je ne comprends pas pourquoi elle s’immisce dans le déroulement de l’histoire de ses personnages. Cela casse la cadence de la lecture elle-même assez laborieuse par bien des points susnommés, puis de l’uniformité de la mise en forme. Par exemple, les passages en italiques peuvent indiquer une pensée ou un rêve que le héros vit, une réplique qui ne nécessite pas la formation d’une partie dialogue…, bref. Ici, ils ne montrent rien, sont aléatoires, non linéaires… Pas mal d’actions et même l’espèce de chapitre à la fin manquent d’objectif et ne servent pas vraiment à l’intrigue. De qui parle-t-on, pour le bonus ? Pourquoi devrait-il s’intégrer dans l’histoire ? À quoi fait-il référence, si ce n’est que les rêves se réalisent ? Mais pas toujours ! J’ai l’impression que l’écrivaine avait ses idées, les a posées, puis a édité son livre sans un véritable travail de fond. C’est dommage, car les thèmes qu’elle aborde méritent d’être approfondis, d’être utilisés à leur juste valeur, avec une histoire peu commune où tout concorde. La tentative de tout rejoindre se développe presque bien. Il manque les ingrédients essentiels qui représentent une aventure transcendante ou au moins bien ficelée. La recette littéraire doit plonger le lecteur dans un récit qui les transporte, les motive à aller plus loin en découvrant les intrigues qui mènent au final ! Cette Romance Contemporaine tente de nous montrer que la vie nous joue des tours, puis qu’un jour, tout bascule pour une existence plus en joie. La chance nous sourit, les petits riens positifs égayent nos journées et d’un coup, le bonheur s’installe et perdure. Avec tout cela, j’ai du mal à croire que ce faux bijou a gagné le 1er prix de la nouvelle au salon d’Echarcon. Quand on sait qu’il y a plein d’auteurs qui écrivent objectivement mieux, mais perdent du temps à arpenter les sentiers des Maisons D’Edition, sans succès. Ils ne gagnent pas non plus de concours et même ne sont pas assez adulés en mode indépendant. Cela me laisse dubitative. J’ai une conscience très sensible, me souciant des ressentiments et du bien-être d’autrui. Je m’excuse alors d’avance pour ce que cet avis procurera à Alyson Lascaux Morlon. Pour terminer, elle nous demande de réaliser une petite réflexion existentielle sur ce qu’est le bonheur pour nous. Je répondrai à cette question plus profondément dans une section du menu que j’ouvrirai très prochainement sur Express’Plume. Je pense que je vais commencer par cette idée. En entendant, je dirai que cette notion se retrouve dans les petits riens qui nous procurent des papillons dans le ventre, des pensées positives dans la tête, des sentiments forts dans le cœur et une passion que l’on garde jalousement pour soi…, mais que l’on veut bien partager, quelques fois.

POUR CONCLURE

  • Les +
    • La couverture où j’aime les nuances de vert choisies et où l’ensemble est harmonieux
    • Citations et références, néanmoins, souvent sans rapport (à mon sens)
  • Les –
    • Erreur de style, de langue et typographie
    • Erreur de mises en page et en forme
    • Erreur de chronologie et de cohérence
    • Chapitres trop courts et mal sectionnés.
    • Manque d’actions, parfois illusoires
    • Rebondissements pas approfondis
    • Situations redondantes
    • Seul point crucial pas vraiment phénoménal
    • Dénouement simple et prévisible à des kilomètres
    • Ennuis presque total

=> J’ai eu vraiment du mal à terminer ce livre où d’habitude j’ai hâte de connaître le dénouement, puis je regrette de devoir tourner l’ultime page. Ici, j’ai bien cru ne jamais en finir. Bien sûr, ce n’est pas une horreur et je vous invite à vous créer votre propre opinion, surtout sur la réflexion de la société d’aujourd’hui, un message qu’elle a essayé de transmettre, mais que je n’ai vu que partiellement. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Il en faut pour tout le monde et je serais, un jour (quel doux rêve), dans la situation d’un auteur enfin édité et lu. *finis ton livre, d’abord !* Je parcourrai alors des listes d’avis positifs (j’espère), mais aussi neutres et même négatifs et méchants ! C’est comme ça, on y peut rien ! Elle a essayé d’aborder un sujet sensible, mais a mal détaillé les thèmes. L’histoire aurait pu être plus agréable dans tous les sens du terme, si elle avait porté plus d’attention aux détails et au développement.

Note sur 6 :

INFORMATIONS SUR L’AUTEURE

Alyson Lascaux Morlon est une étudiante en lettres et sciences humaines. Elle gère une chaîne YouTube culturelle avec son créateur. Elle est son propre boss, ce qui ne l’empêche pas de suivre son rêve, en parallèle, celui d’être auteure et de rencontrer ses lecteurs. En octobre 2019, elle est récompensée par le 1er prix de la nouvelle au salon d’Echarcon. Elle aime que toutes traces écrites qu’elle laisse soient empreintes de philosophie, car pour Alyson, elle est notre quotidien. Elle nous permet de ne pas décrocher. Elle est publiés dans une maison d’édition, puis au lycée, elle décide d’essayer l’auto-édition. Depuis, elle publie sur Amazon ses propres livres. Ses premiers,  » L’Ange De La Rébellion  » et  » Chrysalis Forever  » sont des romans évoquant l’amour et le handicap.  » Née comme telle  » est le début d’une saga Fantastique jeunesse, le tome 2 étant en cours d’écriture.  » L’Amour Nous Sauvera  » est une Romance, sous le soleil du Tennessee. Il est en cours d’adaptation en roman graphique, en collaboration avec sa cousine illustratrice Gaëlle Lepeytre. Courage et persévérance sont les secrets de l’écriture pour elle, ainsi qu’un petit verre de vin chaud et une bonne barbe à papa sous la main. Elle vous invite à travers «  L’Enfant De La Seine  » sur une réflexion de la société d’aujourd’hui au milieu d’une Romance Contemporaine.

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Alors, prêts à rencontrer un SDF, une jeune étudiante maman et une sœur désespérée à la recherche de son frère, à travers la capital de Paris ?

À bientôt pour une Romance Contemporaine.


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