Historique de Josette Brondeau : " La Poupée Oubliée "

[Chronique SP #26] – LA POUPEE OUBLIEE – Josette Brondeau

Historique de Josette Brondeau : " La Poupée Oubliée "

Auteure : Josette Brondeau

Genre : Roman Historique

Editions : Auto-Editions

Année De Parution : 2023

Pages : 269

Prix : 15,00 €

Grâce à une précédente lecture personnelle de Josette :  » L’Enterrement De Matoune « , puis donc d’une chronique livresque qui a suivie, madame Brondeau revient vers moi, avec un service presse que voici. Je me sentais fière qu’elle m’accordât sa confiance, même malgré le temps que j’y ai mis. Je m’en excuse grandement, d’ailleurs, pour cela. Vous pouvez vous procurez la poupée 😉 , ici.

QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

Historique de Josette Brondeau : " La Poupée Oubliée "

DESCRIPTION DU MATOS

Forcement, service presse numérique oblige, je ne vous présente pas de vidéo. Je dois également dire que je suis déçue du format reçu.

La mise en page et en forme est à revoir entièrement. Il y a des numéros partout, en début et fin de feuillet, au milieu du récit, que l’on ne sait même pas à quoi cela correspond. Les chapitres commencent n’importe où. Bref, c’est un fouillis sans nom. En l’occurrence, je mets toujours cela sur le compte de la transmission du fichier par mail. Cela peut se décaler en fonction du logiciel sur lequel on le lit, etc… Néanmoins, bien que je doute un peu de ce fait, là, il semble clair que Josette m’a donné un brouillon !

Je considère que même si c’est un service presse, le manuscrit que le lecteur lira, doit ressembler au numérique que l’on achète. Ce n’est pas pour cela que c’est un échange d’un bon procédé gratuit que l’on ne doit pas demeurer soigneux. Si je demeurais revancharde ou même mesquine, je m’amuserais à rédiger une chronique à la va-vite. Cela m’a, bien évidemment, assez freiné dans ma lecture. Je rajoute que ce n’est pas le seul numérique à présenter ce genre défaut.

L’on retrouve une page avec ses titres précédents, puis une petite dédicace, au début. À la fin, les remerciements s’inscrivent à la suite du dernier chapitre, tandis que les mentions légales restent absentes.

PASSAGE INSPIRANT

Historique de Josette Brondeau : " La Poupée Oubliée "

Retranscrit tel quel, j’ai choisi ce passage parce qu’il aborde un thème pas assez exploité dans  » La Poupée Oubliée « . Pourtant, cela fait partie de ce que le tyran de la Seconde Guerre Mondiale rebutait : l’homosexualité.

Tout comme le racisme, l’esclavage, la maltraitance et j’en passe, c’est quelque chose qui me tient à cœur, parce que l’humanité disparaît au profit de l’ignorance, des préjugés, entre autres.

Ici, ce sont les prémices de quelque chose de terrible, non pas seulement à cause de son orientation sexuelle, mais aussi d’un outil que l’on exploite mal, avec notre arrogance… L’avenir de ce jeune garçon m’a bouleversé ; je ne m’y attendais pas. Pourtant, c’est ce qu’il se passe tous les jours, tandis que cela reste inaperçu.

J’apprécie que Josette dénonce cela dans ce récit.

MON AVIS

En 1941, à six ans, les yeux pétillants de Zofia découvrent une jolie poupée, au pied du sapin. Plusieurs mois plus tard, Catherine de cire accompagne la petite fille durant sa solitude commencée au fond d’un placard. Elle se cache, tandis que ses parents sont arrêtés et emmenés dans des camps de concentration. La guerre s’abat toujours sur la France et les autres pays concernés, alors que Zofia rencontre Marek, plus âgé que lui, afin de l’aider à rejoindre la zone libre. Leur périple les conduira dans de terribles situations, à leurs risques et périls.

En 1988, Léna emménage dans un ancien appartement parisien où elle découvre un jouet oublié dans une cachette, depuis des décennies. La jeune enfant en prend soin, jusqu’à ce qu’elle la remplace contre des livres et de ses études supérieures. Soudain, son père remarque un nom et une adresse en Pologne.

En 2010, Léna devenue femme profite d’un voyage au pays, pour cause d’un destin funeste, afin de résoudre l’énigme de cette poupée retrouvée dans ses vieux cartons. L’intrigue reste insoutenable, au point de vagabonder dans une mémoire horrible, mais à ne pas oublier.

  • Le fait de perpétuer ses souvenirs pour le devoir de mémoire, lui-même émouvant
  • Histoire désarmante
  • Personnages attendrissants, mention spéciale pour les enfants
  • Alternance entre le passé et le présent claire et assez ponctuée
  • Horreurs de la guerre bien détaillées
  • Plusieurs thèmes universels de circonstances utiles à rappeler, qui redonnent de l’espoir
  • Fil rouge aussi tendre que symbolique
  • Fin cyclique qui touche en plein coeur
  • Emotions mises à rudes épreuves
  • Rebondissements, pas tellement surprenant, néanmoins logiques
  • Suspens somme touts relatifs, mais pas stupéfiants
  • Mise en page et en forme à revoir de toute urgence
  • Numérotation bizarre qui tache partout le texte
  • Quelques erreurs de ponctuation
  • Quelques erreurs, de vocabulaire et d’orthographe
  • Quelques incohérences inoffensives

Ce roman se situe dans une double, voire, une triple temporalité qui s’articule clairement et assez ponctuellement, de manière appropriée.

La première partie se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale, à Paris où la famille Czanowski d’origine polonaise mène une vie dure. Leur petite fille semble comprendre l’importance de cette période, mais cela reste loin de son esprit, elle qui pense seulement à s’amuser, comme tous les enfants de son âge. Le jour de Noël, elle reçoit l’objet de son désir, une jolie poupée qui lui sera d’une aide précieuse. Elle ne s’en sépare jamais, contrairement à ses parents qui l’abandonnent, contraints et forcés, après l’avoir cachée… S’en suit alors une solitude pesante, stressante et peu engageante pour la jeune zofia et sa Catherine de poupée. Cet objet, de prime abord, insouciant, lui procurera un réconfort intense, si bien que sa perte laisse un trou béant en elle-même.

La seconde partie, nous atterrissons dans les années 80 où l’on retrouve les Borowski, dont la petite Lena semble très proche de son père attendrissant, que de sa mère acariâtre… Ici, l’auteure s’attarde davantage sur l’aspect couple et vie de famille. J’ai trouvé cela long, puis même, desservant l’intrigue, en dépit du fil rouge et de l’histoire en elle-même. Le rapport avec la poupée oubliée des décennies auparavant, c’est que Léna la retrouve dans le vieil appartement où elle emménage avec ses parents, celui-là même ou Zofia a vécu. Très vite, elle la délaisse, cependant, au profit des livres, des études et de ce qu’elle construit au fil des années. La différence réside dans l’importance des choses, d’une période à une autre.

La troisième partie se situe au alentour de 2000, puis de 2010 qui restent la suite de la seconde, donc de la vie des Borowski, plus particulièrement, l’existence adulte de Léna et de la tragédie qu’ils vivent avec un deuil personnel. La section fait revenir Catherine des oubliettes, qui ravive ce fil rouge et rattache l’histoire cyclique. Elle réunit les précédentes pour arriver au dénouement.

Le tout est comme un effet miroir qui reflète les mêmes origines des deux familles. Elles rencontrent des points communs, comme vivre à Paris, dans un appartement semblable, puis cette fameuse poupée qui retrouvera sa place initiale. Le temps s’écoule plus vite dans le passé que dans le présent où l’on oublie parfois le sujet principal. Je préfère donc lire les événements de la guerre plutôt que les instants assez ennuyeux plus avancés. Enfin, vers la fin, quand la corrélation se précise, l’émotion s’installe, la douceur perdure et le flashback vous prend aux tripes. Ce dernier raconte une conjecture dans les camps de concentration dans lesquels la vie et la mort se renouvellent, morbidement. C’est ici que le temps fort maltraite ma sensibilité, entre les nouveaux nés forcés d’être cachés, les femmes déshonorées, les enfants et les descendants gazéifiés… Les situations épouvantables restent dignes d’un thriller sanguinolent. Quant aux protagonistes, ils sont variés dans leur caractère et leur personnalité, chacun portant leur propre fardeau, tantôt futile, tantôt prenant. Les deux principaux héros se trouvent, bien sûr, être les deux fillettes reliées par une petite poupée à la double mission : celle de réconforter, puis celle de se souvenir. Elle ressemble à une sorte de talisman magique qui renferme bien des secrets émouvants. Malgré les horreurs vécues, l’amour demeurait, au grand damne de l’antagoniste absent par son nom, mais vivement présent par ses desseins funestes. Ce sentiment reste l’un des thèmes principaux, avec l’amitié, l’entraide, le sacrifice, l’honnêteté, l’enfance, l’homosexualité, la famille, le deuil et évidemment, la guerre avec son cortège de conséquences. L’auteure à aussi soulevé quelques autres, plus subtils dans la façon, dont elle les aborde, néanmoins très importants, que je n’ose pas parler, ici.

À la fin, l’on capte la transposition entre les protagonistes qui vivent le passé et ceux du présent qui sont issus de cette antériorité horrifique. Le dénouement représente un analogue au cycle de la vie qui se poursuit malgré les aléas. Puis l’on espère que jamais plus ce genre d’hostilité ne se reproduira, du moins, pas de façon mondiale…

Tout ce qui semble négatif, qui fait mal, qui porte atteinte à autrui, me révulse et brise mon cœur, mon âme et mon esprit. Vous me connaissez, maintenant, je suis hypersensible. En l’occurrence, si je suis fascinée par cette période (en bise bise avec l’esclavage) de notre histoire humaine, ce n’est pas parce que l’horreur des guerres — de celle-ci, en particulier — me réjouit. Au contraire ! Elle stimule mon empathie pour les victimes et échauffe ma colère contre leur bourreau. La SGM remonte des larmes sauvages et remue mes tripes désabusées, quand je découvre toutes les atrocités réalisées. Je crois que c’est la cause, les conséquences et la manière d’atteindre le but réunis qui me déchirent et font que pour l’instant (et j’espère, plus jamais), elle détient le record de la pire période. Cela, Josette Brondeau le décrit justement et ponctuellement, mais avec une bonne dose, sans en faire trop. À défaut de l’avoir vécue (merci Seigneur !), je remercie les écrivains, entre autres, de rendre hommage aux martyrs, lorsqu’ils racontent leur histoire.

Les allers-retours entre le passé et le présent semblent cohérents et bien menés. Entre deux séances de lecture, j’ai dû revenir en arrière, parfois. Mais elles étaient espacées de longtemps. Cependant, ça n’a pas d’incidence, si la lecture se réalise rapidement. Ce qui aurait été un plus pour moi serait d’écrire ce récit avec le point de vue de Zofia et de Léna. Je pense que ça aurait été plus intéressant.

POUR CONCLURE

  • Les +
    • Le devoir de mémoire
    • Histoire émouvante
    • Personnages, spécialement les enfants, enrichissants
    • Aller-retour convenable
    • Horreurs de la guerre pas mal choquantes
    • Thèmes universels de circonstances
    • Fil rouge poétique
    • Dénouement infini
    • Emotions au bord des yeux et du coeur
  • Les –
    • Mises en page et en forme brouillonnes
    • Nombres inopportuns et intempestifs
    • Erreurs de typographie
    • Erreurs de style
    • Erreurs de langage
    • Quelques incohérences fâcheuses
  • Les =
    • Rebondissements faciles à deviner, mais logiques
    • Suspens relatifs, mais parfois longs à venir
    • Style parfois mécanique, mais utilisant un vocabulaire assez riche.

=> Le devoir de mémoire, c’est l’objectif de l’autrice avec  » La Poupée Oubliée « . Alors quand elle m’a proposé son SP, outre le bonheur de ressentir la confiance qu’elle m’a accordée, en lisant le résumé, j’attendais pas mal de ce récit. En venant d’elle-même, sachant que j’avais déjà lu et chroniqué un de ses romans en lecture personnelle (cela prouve, je pense, qu’elle a apprécié mon avis), voilà que je suis surprise de la justesse du fond. Evidemment, c’est une fiction dans un cadre historique, donc réel, avec quelques imperfections dans la forme. Néanmoins, je reste persuadée que madame Brondeau demeure encore un peu loin de l’inhumanité, dans son texte, durant 39-45. Pour alléger les cœurs sensibles, je pense que ce n’est pas plus mal. J’ai quand même passé une bonne lecture.

Note Sur 6 :

INFORMATIONS SUR L’AUTEURE

Josette Brondeau est née en 1949, dans les Ardennes. Elle se passionne pour le chant et le théâtre, au point d’accompagner une troupe qui la ravit.

Après une vie laborieuse et un métier sans intérêt, elle se lance dans une nouvelle aventure que reste l’écriture, d’abord pour son entourage, puis pour elle-même. Parmi des moments trépidants et agréables grâce à ses passions, dorénavant, le temps ne semble plus avoir d’emprise sur elle. L’écriture est venue spontanément après cela.

 » L’enterrement De Matoune  » est son seul livre édité dans une maison d’édition : Evidence Edition. Elle entreprend, ensuite, de s’autopublier pour ses œuvres suivantes.

Où La contacter Et La Suivre :

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Alors, prêts pour (re)vivre et vous souvenir de cette période néfaste de notre humanité ?

N’oubliez pas mon Entretien Avec Josette Brondeau !

À bientôt pour une nouvelle chronique historiquement horrifique !


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