Fantaisie de Christelle Dabos : " La Passe-Miroir - Livre 1 - Les Fiancés De L'Hiver "

[Chronique #13] – LA PASSE-MIROIR – Livre 1 – LES FIANCES DE L’HIVER – Christelle Dabos

Fantaisie de Christelle Dabos : " La Passe-Miroir - Livre 1 - Les Fiancés De L'Hiver "

Auteure : Christelle DABOS

Genre : Fantasy

Editions : Folio

Année De Parution : 2013

Nombre De Pages : 528

Prix : 19 €

Au mois de janvier 2021, j’ai participé à un petit concours Facebook sur la page de La Kube afin de gagner une Box Originale. Pour une fois que j’ai eu de la chance, j’ai fait partie des participants. Monsieur Timothée de la Librairie Arles BD, a pris soin de choisir ma nouvelle aventure et je dois dire que… lisez la suite ! Je rajoute que ce titre est Lauréat de la première édition du Concours du premier roman jeunesse, précédemment paru aux Editions Gallimard Jeunesse où vous pourrez vous le retrouver.

Voilà ce que j’ai reçu dans la box, en plus de ce bouquin :

Fantaisie de Christelle Dabos : " La Passe-Miroir - Livre 1 - Les Fiancés De L'Hiver "

Il y avait des petits gâteaux succulents de chez Jules Destrooper, deux sachets de thé (verveine et noël) de chez Nunshen supers bons, des marque-pages, dont un forgé en forme de chat, carte postale…

QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

Fantaisie de Christelle Dabos : " La Passe-Miroir - Livre 1 - Les Fiancés De L'Hiver "

DESCRIPTION DU MATOS

Le cadeau reste un format poche. Forcement, le matos ne demeure pas tout à fait le même par rapport au broché. La quatrième de couverture au-dessus est celle utilisée pour le grand. La différence se trouve sur la couleur du fond : en blanc pour le petit.

Pour la première de couverture, l’image représente l’Arche du Pôle de la Citacielle qui flotte à travers les nuages. Par rapport au broché, ici, il n’y a pas de ruban qui montre le titre : moins joli. L’arrière plan immaculé (bleu ciel, pour le grand) donne froid et c’est de circonstance. Maniable, le livre se pli très facilement, caractéristique de ces formats.

La quatrième de couverture reste toute simple, avec le nom de l’auteur, le titre et sous-titre, le résumé (différent que le broché), un commentaire, code barre, prix et l’édition. Tous ces éléments sont représentés de façon simple sur fond blanc, contrairement à la c4 au-dessus.

À l’intérieur ce trouvent une biographie de Christelle Dabos et une Bribe avant le récit. Après celui-ci, les pages se poursuivent encore sur un Post-Scriptum, le sommaire et deux jolies illustrations en noir et blanc qui décrivent les clans du Pôle et la Citacielle. Enfin, l’auteure nous gratifie d’un aperçu du livre II avec le premier chapitre très alléchant, suivi des tomes suivants, puis des parutions de l’éditeur.

PASSAGES INSPIRANTS

Tadam !!!! Cinq passages inspirants, pour un livre d’or !

Fantaisie de Christelle Dabos : " La Passe-Miroir - Livre 1 - Les Fiancés De L'Hiver "

Ce premier passage expose le début d’une chanson d’opéra qui, je pense, vous l’aurez reconnue. Elle prend tout son sens à la fin du livre. Au fil des pages, vous en apprendrez toujours plus sur la relation Ophélie/Thorn. L’évolution reste subtile, mais perceptible. Ce n’est pas un secret que de révéler qu’Ophélie n’éprouve pas les mêmes sentiments. Thorn, lui, garçon plus complexe, semble ne pas l’aimer également. Son sentiment indécis, finalement, demeure involontaire et ils s’adonneront ensuite à ce jeu du «  je t’aime, moi non plus « , entre complots et trahisons. Si l’un se risque à tomber amoureux, ce ne sera pas sans conséquences pour l’autre. Mais qui commencera par fondre son cœur de glace, finalement ? Plus tard, vous comprendrez pourquoi cette musique pourrait les correspondre tous les deux. Petit indice : dans l’un des P.I suivants. Suis gentille, hein ! Alors, est-ce juste à cause de mon imagination débordante et sans limites ou n’est-ce rien à voir ? Je pense seulement que Christelle ne l’a pas choisie par hasard.

Fantaisie de Christelle Dabos : " La Passe-Miroir - Livre 1 - Les Fiancés De L'Hiver "

J’ai sélectionné ce second passage, parce qu’il me semble que c’est à partir de ce moment-là que leur relation prend une nouvelle tournure. Elle reste sensible et à sens unique. Mais comme l’on dit :  » il faut se méfier des apparences « . Ophélie ne l’apprendra que plus tard, mais ce ne sera pas la seule à s’être fourvoyée à propos de son futur mari, entre autres personnages. La toute dernière phrase se répètera plusieurs fois, mais jusqu’à la fin de la scène, l’on ne sera pas à quoi s’attendre. Le suspens est réussi ; je n’avais rien vu venir ! Pourtant, si l’on regarde de plus près, c’est bien là !

Fantaisie de Christelle Dabos : " La Passe-Miroir - Livre 1 - Les Fiancés De L'Hiver "

Ici, Ophélie a ses secrets encore bien gardés. Si vous faites bien attention, j’en révèle un dans ce troisième passage. Je l’ai choisi, parce que j’aime la notion d’immortalité. Oui, comme tout humain, j’ai peur de la mort et de la Faucheuse… Je trouve simplement impressionnant qu’elle soit si convoitée, qu’on accompli toute sorte de chose pour vivre à jamais, avec juste quelques secondes d’attention de la part d’un être… je dirais… enchanteur, n’est-il pas ? Ne dit-on pas que la première impression est la bonne ? Elle reste gravée pour toujours, perdure dans les méandres de la mémoire. Farouk représente un esprit de famille qui joue de ses charmes auprès de ces dames, notamment une. Il semble être un être divin qui insuffle de la spiritualité autour de lui : une chose éternelle. Mais détient-il bien ce rôle ?

Fantaisie de Christelle Dabos : " La Passe-Miroir - Livre 1 - Les Fiancés De L'Hiver "

Cet avant-dernier passage m’inspire, parce que, paradoxalement à mon inversion pour la romance, j’ai adoré ce passage parfait qui exprime la passion entre deux êtres, rien que par leur seule présence. Je crois que c’est le seul endroit du livre où cette émotion est largement exprimée, aussi joliment qu’un coucher de soleil à l’horizon d’une mer calme et chaude. C’est aussi la première fois qu’Ophélie doute qu’un jour elle puisse passionner le sexe opposé, alors qu’elle ne songeait même pas à l’amour, auparavant. Je ne le dirais jamais assez que ce sentiment reste un bien grand pouvoir et peut se manipuler de plusieurs manières. Ici, il s’affirme surtout par la sensualité du corps, par la présente Berenilde. Est-ce une science exacte ?

Fantaisie de Christelle Dabos : " La Passe-Miroir - Livre 1 - Les Fiancés De L'Hiver "

Les secrets d’Ophélie sont révélés dans cette scène. Elle m’a surtout fait rire à la fin avec la réplique de Renold. Plusieurs fois, il annonce convoiter Gaëlle depuis très longtemps, une mécanicienne atypique (je vous le dis) qui ne peut rien laisser paraître de qui elle demeure vraiment. Il suffisait (qu’on s’aimeuhhh – de rien ! :p ) qu’une gamine malchanceuse débarque en ville (ça me rappelle une autre chanson, ça aussi) pour qu’enfin il avoue son affection à l’égard de la miss monocle masculine. Ce qu’elle rétorque à la suite est tordant…, pour moi !

MON AVIS

Il existe deux Arches, deux pays, deux climats et deux cultures bien distincts, deux Esprits et surtout deux personnages aussi différents l’un de l’autre qu’ils demeurent finalement semblables par bien des côtés. Après plusieurs refus de prétendants, elle n’a finalement plus le choix de se marier au dernier qui le lui demande. Ophélie, cette fille solitaire, myope et étourdie, possède deux facultés rares, mais utiles : deux dons singuliers qui lui procurent un intérêt certain pour l’héritier du Pôle hivernal, Thorn. Ce pouvoir de lire à travers les objets anciens et en comprendre leur passé lui fera vivre une aventure qui chamboulera toute sa vie. Mais alors qu’elle doit se plier aux volontés incongrues de sa future belle-famille, elle découvrira que derrière cet attrait inexplicable, se cache un complot limite meurtrier. Elle doit tout quitter pour un monde où la politique reste largement différente et plus cinglante que celle d’Anima, son Arche. Elle a des dons, mais ce n’est rien comparé au secret qu’on lui cache… et ce n’est pas en traversant les miroirs qu’elle les découvrira.

Je remercie encore La Kube et le libraire d’Arles, Timothée de m’avoir choisi et offert ce nouveau voyage que j’ai découvert avec délectation. Je ne regrette pas de l’avoir attendu si longtemps.

  • Couverture atypique et en adéquation avec l’histoire
  • Illustrations joliment présentées et claires dans leur interprétation, même si je les aurais voulues avec quelques touches de couleurs
  • Bribes spécialement attrait sur le concept de Dieu et son livre (je suppose être la Bible), mais dont je ne perçois pas le rapport avec le récit, ayant, n’empêche ma petite idée sur l’affaire.
  • Les textes restent tout de même beaux
  • Histoire attrayante et stimulante, tellement, qu’on a du mal à se défaire du livre
  • Personnages attachants, pour la plupart, grâce à leur côté positif surprenant, compte tenu de leur caractère
  • Ceux-ci, bien développés pour chacun des héros, de même que l’intrigue et l’aventure
  • Descriptions détaillées qui donnent à rêver dans cet univers magique rempli d’illusion
  • Fantaisie très présente, qui a enchanté mon imagination
  • Plume fluide, avec un vocabulaire très riche, bien que quelques répétitions sans conséquence
  • Aucun passage ennuyeux
  • Histoire qui s’installe et se déroule sans fioriture, mais sans manque de détails
  • Quelques erreurs de temps où le passé ce change au présent, parfois, sans gravité
  • Quelques phrases entre parenthèses, qui ne se justifie pas : pourrait être une incise ou une phrase à part entière

=> Que dire de ce premier Livre ? J’ai eu énormément de difficulté à le quitter à chaque fin de lecture ! D’habitude, ce sont mes maux de tête ou mes autres activités qui m’arrachent de mes bouquins. Cette fois-ci,  » La Passe-Miroir, Livre I  » possède l’effet d’un Doliprane puissant et j’avais hâte de retrouver les aventures tumultueuses d’Ophélie au pays du Pôle frigorifique. Ma réalité demeure aussi insipide que l’univers de Christelle Dabos reste tout à fait remarquable. La Kube m’a offert le premier tome d’une saga qui me fascine au plus haut point. Plus les pages ont défilé, plus j’imaginais très bien quel genre de chronique j’allais écrire. Le langage très soutenu me laisse pantoise de-ci de-là. Ce n’est néanmoins qu’un ravissement pour ma propre culture. L’histoire se met en place docilement avec un début tranquille qui installe le futur mariage de l’héroïne. Son aïeul lui propose encore de l’aider à éconduire son fiancé, mais Ophélie décide de s’incliner, cette fois. L’univers se fraye un chemin parmi la magie, la fantaisie et le royaume complexe. L’ennui n’existe pas une seule seconde. Chaque chapitre ressemble à une délicieuse douceur qui rend les lecteurs addictes, avides d’en connaître la suite, une seconde, une minute, une heure de plus. La jeune Ophélie, myope comme un clou, solitaire comme une touffe d’herbe bien tranquille au milieu du désert, tient un musée d’antiquités au passé historique enrichissant. Elle le sait puisqu’elle peut — pour la plupart des objets — les lire. Elle maîtrise parfaitement tout sur leur sujet. Ce don demeure précieux pour elle. Mais loin de s’en douter, ses facultés nécessaires sont convoitées par un être Immortel. Elle gouverne en maîtresse dans ce domaine, en compagnie de son grand-oncle que je trouve très rigolo. Il parle d’une façon dure, honnête avec son accent parfois à tirer au couteau. Légèrement étourdi, il me semble qu’il reste lucide, mais pas plus que sa descendance, même si elle a l’air bien naïve. Mais qu’est-ce que la naïveté, quand on ne connaît pas tous les éléments de l’histoire ? Ce vieil homme se comporte comme un père avec la jeune fille, toujours prêt à l’aider, jusqu’à même se mettre un peu dans l’embarras. Quant au reste de la famille, l’auteure présente une mère survoltée. Comme on dit, cette femme peu commode porte la culotte dans un monde où les règles siègent souvent dans l’ancien temps. Elle dirige tout, n’écoute personne, rabat le caquet de son mari ou lui impose d’être toujours d’accord avec elle et étouffe un peu trop ses enfants, surtout l’héroïne. Mais il existe aussi un garçon, dont je regrette qu’il n’ait pas assez été développé dans sa personnalité très curieuse. Ce petit frère, toujours à poser des questions et à se coller aux basques de sa grande sœur ; ils s’adorent et parfois, il la réconforte sans se douter de rien. Il est marrant et plus intelligent que l’on croit, de prime abord. Mais le personnage sur qui il faut s’attarder un peu chez les animistes, c’est la tante au dent de cheval. Elle est également la chaperonne d’Ophélie qui l’accompagnera tout le long de l’aventure. Son tempérament nerveux et ses mots tranchants obligeront la jeune femme à rester dans la réalité, cette même existence où bientôt elle se mariera avec un inconnu. Son fiancé d’un autre monde, aussi rustre qu’impoli, autant froid que son Arche, mais tellement discret et peu loquace qu’elle l’emmène dans sa Citacielle glaciale où elle verra sa vie être bouleversée. Quand elle rencontre les quelques membres de sa belle-famille, elle se rendra compte que de son côté, elle n’avait pas vraiment à se plaindre. Tout ce qu’elle avait lu dans le journal d’un de ses ancêtres à propos de ce monde était loin de la vérité, parce que les apparences demeurent trompeuses. Cette notion, on le voit dans les décors, dans les rues, mais aussi dans l’attitude des gens. Plus cette personne est riche, haut placée et influente auprès de l’Immortel, plus  » le vernis qu’il faut gratter sous la crasse  » est épais. Tout est illusion, fantaisie, superficielle, éblouissant, alors que si l’on se démène un peu, les griffes sortent des soi-disant pattes de velours. Ophélie en fera les frais avec la première personne aussi élégante qu’hypocrite qu’elle rencontrera : la tante de son futur époux. À partir de là, c’est ici que sa nouvelle vie commencera, entre manigances, complots, alliances incongrues, mensonges et trahisons… À propos de cette Immortel, ce n’est rien d’autre que l’Esprit de famille. Chaque Arche en possède un, puisqu’elle est gouvernée par une seule et même famille, dispersée en clan. Celui-ci se nomme Farouk…, un être polygame qui m’a paru se comporter comme un adolescent. Il apparait concrètement qu’à la fin. Son avis sur les choses et ses descendances compte énormément au Pôle, si bien que s’il ne vous aime pas, vous vivrez un enfer, vous serez un paria. Ophélie le sait bien et devra faire ses preuves encore plus que les natifs ou les hauts gradés eux-mêmes, dans cette société illusoire. Après les griffes douloureuses, les secrets durs à cacher, les humiliations à digérer, les efforts inconsidérés à fournir, la solitude pesante, voici l’ultime confrontation avant sa nouvelle vie, celle qui la déterminera en tout.

POUR CONCLURE

  • Les +
    • L’imagination débordante de Christelle Dabos
    • Illustrations utiles et jolies
    • Couverture atypique, aérienne et adéquate à l’histoire
    • Résumé alléchant
    • Magie, fantaisie, suspens et aventures débordants
    • Aucun ennui à l’horizon
    • Plume enchanteresse
    • Vocabulaire très fourni sans la compliquer
    • Lecture fluide à souhait
    • Histoire intéressante, ne vous laissant aucun répit et incite à poursuivre
    • Descriptions féériques qui font vagabonder l’imagination
    • Intrigue et suspens menés sans anicroche et sans soupçons sur le dénouement
  • Les –
    • Erreurs de temps et de parenthèse, sans gravité
  • Les =
    • Le rapport incompris entre les Bribes et le récit
    • Personnages tous aussi différents les uns que les autres, mais très intéressants au niveau du caractère et de la personnalité

=> Il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi enchantée par une lecture de la sorte, dans un genre que j’affectionne particulièrement. J’avais tellement peur que le libraire de La Kube m’envoie un livre que je possède ou que j’ai déjà bouquiné ou que je n’aimerai tout simplement pas. Au final, c’est un pari gagné, un choix assez audacieux, mais tout à fait fascinant. Je suis malgré tout face à un dilemme en ce qui concerne ma note. La première est une évidence et la seconde concerne les bouquins sans aucunes erreurs dans le fond et la forme. Même si j’enlève la partie  » neutre « , il reste néanmoins un détail négatif. Demeurais-je alors fidèle à ma notation ou tomberais-je dans le côté obscur de la force, compte tenu de la balance entre les + et les – ? Ce serait injuste de ma part vis-à-vis des autres, mais ne se voilons pas la face…

Note sur 6 :

INFORMATIONS SUR L’AUTEURE

Christelle Dabos est née en 1980 sur la Côte d’Azur. Instalée en Belgique, elle se destine à être bibliothécaire quand la maladie survient. L’écriture devient alors une évasion hors de la machinerie médicale, puis une lente reconstruction et enfin une seconde nature. Elle bénéfice pendant ce temps de l’émulation de Plume d’Argent, une communauté d’auteurs sur Internet. C’est grâce à leur encouragements qu’elle décide de relever son tout premier défi littéraire : s’inscrire au Concours du premier roman jeunesse, organisé par Gallimard Jeunesse, Télérama et RTL. Elle en devient la grande lauréate grâce à  » La Passe-Miroir, Livre I : Les Fiancés De L »Hiver « .

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Ses Autres Romans :

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La Passe-Miroir Tome 2 Les Disparus Du Clairdelune = Achat

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La Passe-Miroir Tome 3 La Mémoire De Babel = Achat

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La Passe-Miroir Tome 4 La Tempête Des Echos = Achat

Alors, êtes-vous prêts à arpenter le Pôle glacé  » embûché  » par les illusions et vous marier avec un Dragon ?

À bientôt pour une nouvelle chronique glaciale !


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