Fantastique de Alexandrine Solane : " Epicuriel Tome 1 Génèse Du Mal "

[Chronique #5] – EPICURIEL – Tome 1 – GENESE DU MAL – Alexandrine Solane

Fantastique de Alexandrine Solane : " Epicuriel Tome 1 Génèse Du Mal "

Auteure : Alexandrine SOLANE

Genres : Romance Erotique, Fantastique, Jeune Adulte

Editions : Plumes De Mimi

Année De Parution : 2020

Nombre De Pages : 472

Prix : 18,99 €

Pour me remercier du travail fourni sur un autre de ses livres, c’est avec une charmante joie qu’Alexandrine Solane m’offre ce premier tome d’une saga qui promet des sensations fortes. Vous pouvez le retrouver sur Plumes De Mimi. Dans le paquet se trouvaient également un petit marque-page à l’effigie du roman, ainsi qu’une carte postale où se trouvait un joli poème et des cartes de visite. Enfin, j’ai l’honneur de vous montrer une pétillante dédicace qui fait chaud au cœur !

QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

Fantastique de Alexandrine Solane : " Epicuriel Tome 1 Génèse Du Mal "

DESCRIPTION DU MATOS

Les pages sont reliées entre deux couvertures brillantes, très souples et doivent trouver une large place entre deux livres, puisque l’on peut dire que c’est un pavé. Cela tombe bien, j’adore les gros bouquins qui se distinguent fièrement. La maison d’édition a fait une erreur d’impression en oubliant un chapitre (rectifiée pour vous), mais l’auteure me la rajouté. C’est dommage, mais cela arrive.

La première de couverture montre les deux héros principaux sur un décor de fond infernal. Le sentiment de soumission décrit tout le long de l’histoire se ressent facilement à travers l’image, même sans la position subjective. L’enfer, le diable et sa future victime que l’on aperçoit sont les éléments clés de l’aventure.

La quatrième de couverture noire, légèrement éraflée, arbore juste une petite illustration sous le résumé lourd de sens et doit être interprété de différentes manières. La main d’apparence masculine tient un collier où un cœur pend, peut être arraché pour être aimé ou volé par violence à ses victimes. Après tout, c’est Satan, Lucifer, l’ange déchu… Effrayant, non ? Mais l’organe peut supposer être un don volontaire par sentiment incontrôlé, inattendu, pour l’éternité. Qu’en pensez-vous ?

Sur la seconde page de garde, l’auteure se dévoile un peu dans une simple biographie agrémentée d’une photographie d’elle en noir et blanc.

À la suite, on retrouve une définition littéraire du mot  » Epicuriel « , ainsi qu’un passage significatif de  » La Divine Comédie  » de Dante Aligheri. Puis se trouvent le traditionnel sommaire et un prologue.

Sur l’avant-dernière page, Alexandrine ne manque pas de remercier ses bêta-lecteurs et les futurs lecteurs. Mais elle réserve également une mention spéciale à Khunlung.

En effet, Epicuriel – Tome 1 – Genèse Du Mal est une composition à deux mains, en collaboration avec cet  » ami, confident et guide  » de l’écrivaine. Quand on connaît aussi la plume de celui-ci, on le remarque aisément dans la lecture, spécialement dans les scènes érotiques.

PASSAGE INSPIRANT

Fantastique de Alexandrine Solane : " Epicuriel Tome 1 Génèse Du Mal "

Ce passage m’a beaucoup parlé, me ramenant à un de mes rêves inassouvis. Particulièrement bien écrit, cet extrait est aussi le plus émouvant. Il me fait réaliser qu’à partir du moment où les premiers signes biologiques apparaissent, une femme ressent toujours le désir d’agrandir sa lignée. La connexion avec sa progéniture est fondée dès les premières semaines. La douleur d’une perte ou le bonheur du terme se manifestent invariablement, peu importe si au départ une grossesse ne semblait inenvisageable ou inattendue.

Selon moi, l’image d’un embryon qui baigne dans un utérus géant s’apparente à une métaphore — hormis celle du passage —, telle que la femme, malgré son délit originel, détient un formidable don de créer la vie. Si Eve ne s’était pas laissée aveugler par le charme de Lucifer serpenté, qu’adviendraient-ils des êtres humains ?

Alexandrine n’aborde pas seulement certains faits de la bible. D’ailleurs, ce n’est pas du tout l’objectif de son histoire. Mais elle exprime à travers les péripéties de l’héroïne que le mal et le bien demeurent une dualité constante, même si le caractère reste fort. Nous ne restons jamais maîtres de notre destin…, surtout quand la luxure s’en mêle : le plus grand péché délicieux du Porteur De Lumière.

MON AVIS

Sandra, adolescente de 15 ans à la forte personnalité, adore manger, lire et surtout écrire. C’est pour cela qu’elle a la chance d’intégrer la plus grande école littéraire d’Amérique : Epicuriel. Entre sa vie avec ses trois amis bien distincts dans leur caractère, ses parents atypiques, les phénomènes paranormaux et ses projets d’écritures pour son High School et son altruisme la conduiront sur un tout autre chemin. Semé d’embûches, de douleur, de manipulation, mais aussi de plaisir, d’envie et de choix inattendus, son cœur se perd dans les méandres du bien contre le mal. Que convient-il de faire ou d’accepter…, de ce qui semble pardonnable ? C’est le Paradis qu’elle souhaite, mais ce sont les Enfers qu’elle a appelés…

  • Couverture qui attire vivement le regard et tient ses promesses sur ce que révèle la scène à la fois violent et lubrique
  • Roman New Adult destiné à un public averti
  • Passages sexuels qui  » overdosent  » (à mon goût personnel) et restent occasionnellement mal placés, sans sensualité. Ils mélangent deux styles paradoxaux, tantôt crus, puis subtiles, avec des métaphores bien trouvées
  • Histoire qui suis un ordre chronologique où les héros vivent de nouvelles péripéties à chaque chapitre, dont certaines non pas d’intérêt : vite développées et conclues ; sortent parfois de nulle part
  • Univers Fantastique et Erotique qui sont très présents. L’auteure exploite de temps en temps la Science-Fiction
  • Mise en forme aérée : récit et dialogue séparés
  • Néanmoins quelques erreurs avec celle-ci, dans l’agencement des paragraphes, mais aussi dans les conversations. Je me perds dans les répliques, parfois
  • Des fautes de syntaxe, d’orthographe et de typographie, ainsi que dans le choix des mots, sans plus de gravité
  • Vocabulaire très enrichi laisse place à beaucoup de répétitions
  • Plume trop franche et concise à mon sens est appréciable, sauf quand il est nécessaire d’ajouter de la subtilité et de la transition. L’auteure passe trop vite du coq à l’âne
  • Livre écrit en collaboration avec un expert en érotisme : les deux styles se distinguent aisément. Quelquefois, ils se mélangent mal, mais sans vraiment déstabiliser

=> Ce long roman vous emmène dans une école spécialisée en littérature que toutes âmes d’écrivain rêveraient d’intégrer. Paradoxalement au volume du livre, les rebondissements dans chaque chapitre restent trop concis et donnent l’impression de jamais reprendre son souffle. La plume franche de l’auteure me convient seulement pour les scènes lubriques, même si parfois j’aurais voulu plus de sentiments, de subtilités et de diversité dans les actes. Mais c’est la faute du protagoniste démoniaque, de l’absolue complexité débridée de Sandra, puis honnêtement de mes ressentiments personnels. En parlant de Lucifer, par principe, l’on doit le détester. Mais des fois, on se demande pourquoi Dieu l’a déchu, puis Alexandrine nous le rappel vivement. Du coup, les passages gores sont mes favoris, ainsi que de sa personnalité  » m’as-tu-vu « . L’héroïne est téméraire, curieuse des phénomènes étranges, puis est passionnée de littérature, de la bonne bouffe et de sexe : trio gagnant d’une bonne épicurienne. Ce sont les seuls aspects (sauf pour le dernier) d’elle que j’affectionne, à contrario de sa meilleure amie qui me ressemble beaucoup plus : sensible, honnête, fidèle et introvertie (sans fausse modestie :p ). Quand on connaît l’auteure, on sent qu’elle y a mis pas mal d’elle-même. Je savais ce que j’allais trouver dans son livre, même les passages tant redoutés, dont certains m’ont quand même fait frémir. (Oui, j’avoue ! )

Ce qu’il faut surtout retenir, c’est l’énorme dualité entre le bien et le mal, les désirs enfouis et le raisonnement, les péchés et les vertus… le Paradis et les Enfers !

POUR CONCLURE

  • Les +
    • Livre offert par l’auteure
    • Couverture très attrayante
    • Pas un seul moment ennuyeux
    • Pavé
    • Package souple
    • Mélange plusieurs thèmes et genres
    • Superbe dédicace
    • Métaphores dans les scènes érotiques
    • Un vocabulaire enrichi
    • Plume franche quand c’est nécessaire
  • Les –
    • Les incohérences, passages concis et erreurs multiples
    • Péripéties sans intérêt
    • Trop de sexe et les descriptions redondantes
    • Pas assez centré sur le domaine scolaire

=> L’humour, le sarcasme, l’héroïsme, les âmes débridées, l’horreur et surtout les dualité et les oppositions sont les traits de caractères principaux des presque 500 pages. Ce premier opus d’une saga  » Fantastico-Erotique  » ne vous ennuiera pas. J’attends avec une certaine réticence le second tome pour connaître la suite des aventures de Sandra. Je devine de cruels et sanglants rebondissements, en espérant lire un récit plus élaboré et — j’ose le demander ? — moins accès sur le sexe pur et dur… oups !

Note sur 6 :

INFORMATIONS SUR L’AUTEURE

Alexandrine vit dans les Bouche-Du-Rhône, elle a 38 ans.

En 2019, elle a publié «  La Femme Philosophale « , une version modernisée d’une légende médiévale.

Ses romans sont un mélange de Science-Fiction, Fantastique, parfois dans un cadre historique.

Curieuse, elle se passionne pour l’histoire, l’archéologie, les mythes et légendes. Son premier roman paru en 2007  » Le Cercle De Stonehenge  » mêle sorcellerie et démons.

 » On peut lire tant de choses à travers les lignes, à la pointe d’un stylo… « 

Où La Contacter Et La Suivre :

Ses Autres Romans :

Fantastique de Alexandrine Solane : " Epicuriel Tome 1 Génèse Du Mal "

Le Cercle De Stonehenge = Achat

Fantastique de Alexandrine Solane : " Epicuriel Tome 1 Génèse Du Mal "

La Femme Philosophale = Achat

Interview :

Pour l’occasion des un an de cette chronique, voici mon Entretien Avec l’auteure.

Alors, seriez-vous prêts à vous frotter au seigneur du mal en personne, par altruisme ?

À bientôt pour une nouvelle chronique sulfureuse !


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