
Auteure : Josette Brondeau
Genre : Fantastique Satirique
Editions : Evidence Editions
Année De Parution : 2017
Nombre De Pages : 215
Prix : 14 €
Je cherchais un livre à acheter, puis parmi mes choix, je tombe sur une réduction pile dans mes finances. J’avoue avoir eu grand-hâte de lire ce roman qui m’intriguait depuis mon repérage. Le titre et le résumé m’interpellaient largement. Ne pas se fier à la couverture, mes petits et filer vous procurer cette œuvre ici.
QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

DESCRIPTION DU MATOS
Le livre en lui-même ne reste pas très épais avec uniquement 215 pages. La première de couverture, flexible, s’illustre par un dessin réalisé par la petite-fille de l’auteure et représente assez bien le roman. On y aperçoit une femme avec des ailes, comme un ange, puis un chat, animal que l’héroïne affectionne particulièrement, un soleil rouge et enfin une image qui ressemble à une grosse branche d’arbre. À part l’astre, l’ensemble est en noir et gris. Je n’arrive pas à savoir si cela me convient ou pas. Je pense seulement que les couleurs choisies semblent trop sombres.
À l’intérieur, avant le récit, se trouvent quelques mentions, dont une qui (à mon sens) n’a rien y faire : » illustration « . Il n’en existe aucune dans le livre, sauf si elle parle de sa propre photo et du logo de la maison d’édition. Sur la page suivante, l’on peut lire une note de l’auteure, une citation d’Arthur Rimbaud et une dédicace » à Carole « .
À la fin, il existe quelques remerciements pour les personnes qui ont participé de près ou de loin au livre, une petite biographie de Josette Brondeau et les mentions légales obligatoires.
La quatrième de couverture se scinde en deux : noir et gris, s’imbriquant d’un titre, du nom de l’écrivaine, de sa photo (la même que pour sa bio‘ : inutile), le résumé et les sempiternels codes barres, logo de la ME (réécrit normalement plus bas : inutile) et le prix. Tout s’expose équitablement.
PASSAGE INSPIRANT

J’ai choisi ce passage parce qu’il chante une ode aux saisons qui tournent tout le long de l’année. On y trouve le soleil qui se lève illuminant ce qu’il y a de plus beau (l’été). On y ressent la pluie qui se déverse sur un pur bonheur, dont le vent balaye le malheur (l’automne). On s’y émerveille avec la neige qui nous transporte dans de nouvelles aventures sans sortir (l’hiver). Puis on y sent les fleurs qui percent les sols se réchauffant à peine (le printemps). Madeleine se rend compte que les jours éclatants, le temps changeant, la vie tourmentée, deviennent plus importants encore que ce que l’existence lui fait vivre. Cela semble comme un poème sur une journée où seulement le ciel évolue selon le moment de l’année, comme un vêtement qu’on enfile suivant la météo. Il existe d’autres paragraphes mélodieux, mais celui-ci uniquement m’inspirait.
MON AVIS
Sans que l’on s’y attende, la destin nous joue de sales tours. Matoune ne s’en doute pas, mais lors d’une balade, la Faucheuse vient prendre sa vie. Il faut dire que sa santé ne semble pas très glorieuse. Que deviendront ses chats, fidèles compagnons qui lui rendent son quotidien moins morose ? Que deviendront les membres de sa famille pour qui elle comptait énormément ? Que deviendront ses amis les plus loyaux avec qui elle a enrichi sa mémoire d’excellents souvenirs ? Elle demeurait une personne extra ordinaire que tout le monde aimait, bien que certains lui cachassent des secrets… Ils sont présents à ses funérailles, mais ce moment funèbre ne se passera pas exactement comme n’importe quels autres. Avec ses nouvelles facultés, elle s’amuse, elle réconforte, mais elle se venge aussi, puis elle profite de petits plaisirs. Néanmoins, est-ce un rêve prémonitoire des habitants de son village ou est-ce un cauchemar de Matoune ? Est-elle réellement morte ou est-ce un tour sournois du malin ?
J’ai lu ce livre très vite : en deux après-midis espacés de plusieurs… Ben oui, la vie est ainsi faite !
- Une lecture très rapide et assez fluide
- Une histoire intéressante, dont le sujet sinistre utilisé est exploité plus allègrement
- Un récit trop court, bien qu’efficace sur les messages qu’il veut faire passer
- Les quelques rebondissements et suspens ne payent pas de mine, mais au moins un m’a surprise
- Les héros possèdent du caractère et de la personnalité, notamment le principal
- Les descriptions assez poétiques, bien que parfois elles manquent un peu de profondeur
- Un retournement de situation inattendu, qui répond aux questions du résumé
- La fin ressemble au début, mais avec des détails différents et plus optimistes (si l’on peut dire ainsi)
- Vocabulaire pas très riche
- Problème de style (phrases non verbale, verbes ternes, quelques répétitions)
- Illustration assez sombre
- Quelques éléments superflus (photo de l’auteure en double, nom de la ME, la mention de l’illustration qu’on ne sait pas ce que c’est…)
- Problème de conjugaison (alternance entre le présent et le passé)
- Erreurs de mise en forme (entre guillemets : tantôt en italique, tantôt non)
- Quelques incohérences, pas bien graves
=> Comment décrire et donner mon avis en utilisant un ton tout aussi léger et frais avec un brin de fantastique que le récit ? Il s’est passé plusieurs jours entre mes deux séances de lecture et comme par magie, je me suis arrêtée pile à la fin de la première partie. En effet, cette histoire se raconte en deux temps : la mort de Matoune, puis un renouveau qui change la donne. Tout d’abord, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, bien que le sujet ne donne pas matière à rire, sauf celui où l’on préfère célébrer la vie. Est-ce celle qui reste ou l’existence d’après, pour ceux qui y croient ? Néanmoins, Josette nous présente un deuil sous un jour nouveau. Tandis que ses proches se recueillent et pleurent sa disparition, Matoune se réveille et s’amuse de sa condition magique. Elle utilise ses pouvoirs pour découvrir certaines vérités à ses dépens, l’amour que l’on lui témoignait assurément et les secrets des uns et des autres. Alors qu’elle pense aller finalement en enfer, elle joue quand même de ses sournoiseries et taquineries envers les hommes et les femmes présents dans l’église. La vie pittoresque et ennuyeuse, de son vivant, se ranime une fois morte ; elle semble retomber en enfance. Le décès et le moment de l’enterrement demeurent un instant aussi douloureux qu’un froissement du cœur quand survient une crise cardiaque. Je n’ai jamais eu à subir cet état de fait — que Dieu ou le destin m’en préserve —, mais je connais la tristesse et le deuil d’un être disparut. Pourtant, bien que l’auteure n’en oublie pas le chagrin, les sentiments d’une perte immense et ce qui en découlera par la suite, elle effleure le sujet comme une plume caressant à peine la peau. Le brin de surnaturel qu’elle rajoute reste une façon pour elle de présenter ses héros les plus importants : l’entourage proche de la défunte. Leur caractère et leur personnalité se dépeignent avec ferveur et ironie, sans pour autant négliger leur côté saint. Chacun en va de leurs atouts et de leurs faiblesses, comme de leurs bonnes et mauvaises actions. Comme tout à chacun, nous disposons tous une part d’ange et de démon que l’on choisit qui des deux nous nourrissons : ce qui nous représente réellement. La défunte elle-même, alors décrite comme une personne formidable aux yeux de ses amis et de sa famille, révèle son côté sournois et fourbe, une fois passé la barrière. Ce sont des traits de caractère qu’elle affirmera dans la seconde partie du livre. L’auteure ne place pas seulement ses héros dans une ou l’autre des cases. La vie continue après la mort, mais l’existence peut également reprendre afin d’y changer ou d’y améliorer quelques détails. Cette seconde partie m’a ennuyé légèrement, plus réelle, dans un village de prime abord sans âmes et amusements. Cependant, elle répond à certaines questions : pourquoi a-t-elle vécu sa propre mort ? A-t-elle seulement cauchemardé ? Est-ce réellement elle qui a rêvé ? Etait-ce vraiment un songe ? En tout cas, tout va changer. Son quotidien sera amélioré, les gens changeront leur comportement, les jours deviendront plus lumineux et les nuits, plus chaleureuses. En ci peu de pages, tout est représenté avec finesse et ironie, bien qu’il manque un peu de piquant et de profondeur. Les quelques détails rendent l’histoire plus vraie — l’auteure avoue s’être inspirée —, malgré son caractère fictif. Finalement, le genre utilisé ressemble à une version imagée de ce que l’on croit, l’on suppose ou l’on se persuade, afin de se rassurer de ce qu’il se passe après le trépas. La fin scelle une boucle, dont les nœuds se sont défaits pour lisser la ritournelle. Tout le rendu reste tout de même assez bien ficelé comme un rôtit, malgré quelques bourdes. La légèreté de l’ensemble de l’œuvre (style et histoire) représenté par l’âme de Matoune qui ère dans l’église semble constituer un symbolisme de la vie après la mort. Cela représente un moment apaisant ou tout le poids du monde s’envole dans les airs pour ne laisser que le bien-être, à condition d’être accepté au Paradis. Mais passera-t-elle, le jour venu, les portes de l’éternité céleste ?
POUR CONCLURE
- Les +
- Récit fluide et léger
- Personnages intéressants
- Style simple, en adéquation avec l’histoire
- Sujet principal abordé de manière plus digeste, avec une ironie sans irrespect
- Les réponses aux questions sont satisfaisantes et toutes présentes
- Une fin semblable au début, mais plus optimiste ; elle boucle la boucle
- Les –
- Vocabulaire amoindri
- Erreur de style et de typographie
- Erreur d’incohérence
- Problème de mise en forme
- Des éléments superflus
- Les =
- Une couverture sombre, mais en accord avec le roman
- Rebondissements et suspens pas tellement surprenants, mais assez logiques et pour certains, tout de même inattendus
- Descriptions pas tellement profondes, mais mélodieuses
=> Le titre d’abord, puis le résumé, ont placé ce roman dans ma longue wishlist. Je ne le regrette absolument pas, m’étant bien amusée, surtout dans la première partie du récit. Cela dit, j’aime les histoires complexes, mais cela fait du bien de parcourir une lecture aussi apaisante, alors que l’on traite une sujet difficile que celui de la mort. J’aurais tout de même aimé un peu plus de profondeur dans certaines scènes.
Note sur 6 :



INFORMATIONS SUR L’AUTEURE
Josette Brondeau-Bouvard est née en 1949 dans les Ardennes. Toute jeune, elle est attirée par le chant et le théâtre. Elle concrétise son rêve en jouant dans une troupe des Ardennes. En parallèle et accompagnée par son mari guitariste, elle chante dans des groupes musicaux de style jazzy. Lorsque l’heure de la retraite arrive, elle se dirige tout spontanément vers l’écriture et après quelques écrits pour son entourage, elle est éditée par Evidence Editions avec « L’enterrement De Matoune » Depuis, son amour pour la liberté l’oriente vers l’auto-édition et Amazon lui sert de vitrine avec « À L’Heure Où L’Ecrit Vînt » et « J’Irai Danser Au Paradis Avec Toi ». Que ce soit dans le Classique ou le Contemporain, tous les auteurs l’a passionnent.
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A L’Heure Ou L’Ecrit Vînt : Achat

J’Irai Danser Au Paradis Avec Toi : Achat
Alors, prêts à découvrir ce qu’il se cache derrière la mort ? Si vous pouviez revivre votre vie pour l’améliorer et percer certains secrets, le feriez-vous ?
Interview :
Mais que voici et que voilà l’Entretien Avec madame Brondeau !
À bientôt pour une nouvelle chronique fantasmagorique !



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