Interview de Josette Brondeau

[Interview #10] – Josette Brondeau

Bonjour, Josette. Je suis ravie que tu aies accepté de répondre à mon interview. Pour rappel, j’ai chroniqué l’année dernière  » L’Enterrement De Matoune  » qui s’introduit dans le genre Fantastique Satirique. Sur 6 dans mon annotation, ton livre a obtenu la note de 3. Je voudrais te poser quelques questions pour permettre à tes lecteurs et futurs de te connaître un peu mieux.

Historique de Josette Brondeau : " La Poupée Oubliée "

Chronique

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TOI ET TON TRAVAIL DE FEMME DE LETTRE

— Présente-toi en quelques mots :

— J’ai 73 ans et vis pleinement mes grandes vacances !

Profites-en bien ,alors !  » Josette Brondeau « , est-ce un pseudonyme ou ton vrai patronyme ?

— C’est mon patronyme.

— Par quoi as-tu commencé, dans le processus d’écriture ?

— J’ai commencé en étant plus jeune par écrire des chansons et des poèmes.

— Depuis combien de temps t’es-tu mise à rédiger des livres ?

— 12 ans.

— Tiens ! C’est plus ou moins le temps que j’ai mis pour mon premier roman (pas encore fini, haha). Comment l’idée de devenir auteure t’est-elle venue ?

— Justement, ces moments de liberté offerts qu’on nomme  » retraite  » m’ont fait réfléchir à ces temps libres et après avoir dévoré quelques livres, l’envie est venue pour moi d’écrire.

— Que représente cette activité pour toi ?

— Un loisir.

— Qu’est-ce qui te motive à coucher des mots sur le papier ?

— La création, l’imagination, qui sont toujours en activité, dans ces moments-là !

— Comment te prépares-tu pour te mettre dans l’ambiance ?

— Je relis les pages précédentes.

— Possèdes-tu une méthode spéciale pour que l’exercice te paraisse bénéfique ?

— Toujours installée à mon bureau et seule, afin de me concentrer.

— Dans quel genre littéraire te spécialises-tu ou dans lequel restes-tu la plus à l’aise ?

— Roman onirique.

— Quel univers aimes-tu lire et qui t’inspires le plus ?

— J’aime tout lorsque c’est bien écrit, mais j’ai une attirance pour le Thriller, le Polar. Une belle histoire d’amour peut également me laisser de bons souvenirs.

— À propos d’inspiration, où la puises-tu de manière générale ?

— Je capte une idée au passage de mes pensées et je les note pour ne pas oublier.

TOI ET TON LIVRE  » L’ENTERREMENT DE MATOUNE « 

— J’ai lu ce Fantastique paru en 2017. Présente-nous ton ouvrage.

— L’idée m’est venue en observant ce qui se passe lors d’une cérémonie religieuse, qu’elle soie triste ou heureuse. Tout naturellement, j’ai construit cette histoire d’enterrement, dont voici le résumé :  » Les proches ainsi que les amis de Matoune sont réunis afin de prier pour le repos de son âme. Lors de la cérémonie religieuse, des événements vont survenir laissant l’assemblée stupéfaite. Sans trop bien comprendre, Matoune va réussir à s’introduire dans les pensées des uns et des autres. Puis avec plus de malice, elle va semer la discorde au coeur même de ce lieu saint. Le diable est-il responsable de tout ça ? Est-elle réellement morte ? A-t-elle rêvée, et si oui, pourquoi ?  » Cette fiction parle de la religion et des superstitions qui en découlent. Les personnages campés sont de beaux spécimens de la vie à la campagne avec leurs habitudes et leurs commérages. On pourrait appeler ça une satire.

— Quel personnage as-tu le plus aimé créer et pourquoi ?

— Matoune est de bonne nature, sympathique et pleine de malices.

— Cela est certain ! Aimes-tu aller à l’église ?

— Pas spécialement.

— Quel chapitre de ce livre t’es-tu le plus amusé à écrire ?

— Lorsque Matoune découvre qu’elle peut entrer dans les pensées des gens. Dans ces moments-là, elle n’hésite pas à les faire souffrir, comme le docteur Germain qui se retrouve enfermé avec elle dans le cercueil.

— C’est vrai que c’était assez amusant. Quel message as-tu voulu transmettre à travers ton œuvre ?

— Peut-être que la mort n’est qu’un passage vers un autre univers ! Je ne connais personne qui peut le prouver, mais ça reste un mystère (pour moi !)

— Pour moi aussi, mais je me plais à le croire… As-tu fait bouquiner ton ouvrage à ta famille ? Quel est leur avis ?

— Oui. Ils se sont amusés.

— As-tu jeté un œil à ma chronique sur ta Satire Fantastique ? Qu’en as-tu pensé ?

— Belle construction de l’analyse.

— Merci à toi ! Crois-tu réellement au Paradis ou aux Enfers, au Dieu ou au Diable… ?

— Ça rejoint la réponse 5. Oui, j’aimerais bien !

— As-tu une anecdote amusante (ou pas) que tu pourrais raconter à ton lectorat à propos de ton livre ?

— Non, désolée.

— Ne le sois pas. Prévois-tu une suite ou un spin-off pour  » L’Enterrement De Matoune «  ? — Non, pas pour l’instant.

TOI ET TON UNIVERS LITTERAIRE

— Quels sont ton livre et ton auteur favoris ?

— Dur, dur ! Je vais dire Jean Giono  » Que ma joie demeure « .

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— Quel est ton héros de fiction préféré ?

— Je n’en ai pas, pour l’instant.

— Quel pays désirais-tu visiter pour t’inspirer du décor et de son histoire culturelle ?

— L’Irlande.

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— Finalement, je rencontre plus de gens qui s’inspirent beaucoup de cet endroit, moi qui croyais faire partie des rares… Quelle célébrité morte ou vivante aimerais-tu rencontrer pour prendre modèle sur elle afin de créer un personnage ?

— Emile Zola.

Interview de Josette Brondeau

— Souhaiterais-tu ou t’es-tu déjà inspirée d’un événement important pour réaliser un nouvel univers palpitant ?

— Oui. En ce moment, j’écris sur une période noire.

— T’arrive-t-il qu’un film / une série / un documentaire t’insuffle des idées pour rédiger un livre inédit ?

— Oui, notamment celui qui est encore en correction.

— Quand tu lis, écris-tu des notes ou ressentiments en marge ?

— Non.

— Que penses-tu de ceux qui griffonnent des choses au crayon dans le bouquin qu’ils lisent ?

— Je n’en pense rien et sans doute que ces personnes ont besoin de mieux comprendre ce que l’écrivain a voulu dire.

— Dans tout ce que tu as consulté dans ta vie, quel ouvrage t’as le plus inspiré dans ton existence personnelle / professionnelle ? Si oui, le(s)quel(s) et pourquoi ?

— Haruki Murakami,  » 1Q84  » : l’univers fantastique et la plume légère mêlant suspense et romance.

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— Il a l’air bien et apparemment, il existe des suites. Inities-tu tes enfants (si tu en as) à la sensibilité littéraire ?

— Oui, absolument ! Pour moi, c’est primordial.

TOI ET TON INTIMITE CULTURELLE

— As-tu écrit des livres avant  » L’Enterrement De Matoune  » ? Quel est celui qui a le plus de succès ?

— Oui. Ils n’ont pas été publiés, car ils m’ont permis l’apprentissage de l’écriture.

— Détiens-tu une anecdote quelconque pour un ou plusieurs de ces ouvrages précédents ?

— Oui, le premier m’a permis de rencontrer un écrivain célèbre à qui j’ai osé envoyer les premiers jets d’un manuscrit. Je l’ai revu à plusieurs reprises pour les corrections. Par la suite, il m’a encouragé à continuer.

— Qui est cet auteur généreux ? As-tu autre chose à raconter de non personnel lors de vos échanges (comme des anecdotes) ?

— Franz Bartelz. Pas d’anecdotes, mais un homme charmant et sérieux qui m’a donné envie de persévérer.

Interview de Josette Brondeau

— Que Dieu le bénisse. Quels sont tes projets littéraires pour l’avenir ?

— Je vais terminer celui qui est commencé. Je ne vais pas trop vite.

— Ce n’est pas un mal, au contraire. Rêves-tu de cinéma ou d’un autre support pour un de tes livres ?

— Ce serait un rêve !!!

— Parmi les histoires que tu as inventées, laquelle aimerais-tu vivre vraiment ?

— Aucune, pour l’instant.

— Pour créer tes romans, t’inspires-tu de faits réels, tes expériences personnelles… ?

— Oui et non. Le prochain parle de la guerre, de la Pologne (dont j’ai des racines), d’une poupée à qui j’ai donné le prénom de celles qui ont bercé mon enfance et Zofia, mon héroïne est également celle de ma grand-mère.

— Improvises-tu au fur et à mesure que tu avances dans ton récit ou as-tu rédigé un plan à l’avance ?

— Au début, j’écrivais au fil de l’eau, ensuite j’ai compris qu’il fallait m’organiser afin de mieux comprendre ce que j’écrivais et me faciliter ma vie en faisant un plan.

— Qu’espères-tu pour la suite de ton aventure en tant qu’auteure ?

— Le Goncourt !!! (lol)

— Je te souhaite beaucoup de chance, alors. Quelle est ta plus grande peur par rapport à tes œuvres ?

— Les critiques négatives font peur, mais permettent d’avancer ou de se remettre en question.

— À condition qu’elles soient constructives et non blessantes. Sur quel projet d’écriture et / ou autre es-tu en ce moment ? Devrait-on s’attendre à une sortie imminente, cette année ?

— La fuite d’une petite fille, la guerre de 39/45 et j’espère qu’il sortira pour la fin de l’année. L’auto-édition donne énormément de travail.

QUESTIONS DIVERSES

— Quel métier exerces-tu en dehors de ton activité d’écrivaine ?

— Je suis retraitée.

— Que pense ton entourage de ta dévotion littéraire ?

— Ils sont fiers.

— T’isoles-tu souvent pour assouvir ton envie de noircir du papier / voyager dans un livre ?

— Oui, la solitude et le silence m’aident beaucoup.

— Est-ce que d’autres passions te comblent dans la vie ?

— Le chant.

— J’adore chanter, aussi, mais comme une casserole. Selon ton expérience personnelle, y a-t-il des mauvais côtés dans le métier d’écrivain ? Selon toi, quels sont-ils ?

— Oui. La page blanche et cette peur de ne pas arriver au bout. L’auto-édité doit aussi construire seule le livre avec la mise en page, la couverture, les déclarations à la BNF.

— Depuis plus de deux ans environ, la Covid-19 demeure au cœur des événements importants. As-tu eu l’idée d’utiliser ce phénomène pour rédiger un roman, à l’instar de quelques auteurs ?

— Alors là, pas du tout !

— Soucieuse de mon prochain, je voudrais savoir si tu vis bien ce bouleversement mondial ?

— Non, mais je fais avec.

— Quelle est la plus grande chose que tu as réalisée en 2021, année à laquelle j’ai posté ma chronique sur  » L’Enterrement De Matoune  » ?

— J’ai écrit et auto publié  » J’irai danser au Paradis avec toi « 

Fantastique de Josette Brondeau : " L'Enterrement De Matoune "

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— Quelle est ta plus grande peur dans la vie ?

— Perdre un proche, mais j’évite d’y penser.

— Aimerais-tu que tes enfants ou futurs poursuivent le même chemin littéraire que toi ?

— Oui et je serai là pour leur donner des conseils et les encourager.

— Est-ce que cela a été difficile pour toi d’être publiée ou au contraire assez facile ? Comment t’y es-tu prise ?

— Non, on m’a contacté très vite. J’ai envoyé mon tapuscrit par mail.

DERNIERS MOTS

— Comme moi, il faut aimer la vie et la vivre pleinement, car le temps est précieux, sans oublier un petit brin de folie et de l’humour. Il faut vivre ses passions et peu importe ceux qui sont là pour mettre des freins.

— Tout a tout à fait raison.

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