
Auteure : Sonja Kourakine
Genre : Romance Fantastique
Editions : Auto-Edition
Année De Parution : 2020
Nombre De Pages : 536
Prix : 16,99 €
Cette nouvelle lecture est un Service Press que j’ai un plaisir de découvrir et que vous pouvez vous procurer sur Amazon. Je suis partie au soleil, dans le XIXe siècle, parmi les mormons et les Indiens…, écouter quelques légendes écossaises et essuyer des tempêtes en mer. Cependant, j’ai pas mal souffert, car ce livre m’a fait remonter des souvenirs désagréables de mon propre passé. Je vais donc vous raconter mes voyages.
QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

DESCRIPTION DU MATOS
Sp numérique oblige : pas de vidéo ! Néanmoins, il a très bien été converti en e-pub pour faciliter ma lecture sur un smartphone (oui, je sais, je devrais m’acheter, un jour, quand je deviendrai fortunée, au moins une tablette).
Sur la première de couverture ensoleillée, riche en couleurs qui me réchauffent, se trouve une jolie demoiselle (actrice principale), Rebecca, embellie par une magnifique coiffe indienne. C’est dans cette communauté qu’elle séjournera une partie de l’histoire, là où sa vie demeura un peu plus paisible qu’auparavant, en pleine conquête de l’Ouest de l’Amérique. Le nom de l’écrivaine et le titre s’y trouvent ; j’aime d’ailleurs la calligraphie choisie de ce dernier. Elle l’utilise deux ou trois fois dans son récit, mais sans bien faire comprendre la métaphore. J’ai tout de même ma petite idée : à suivre !
Sur la quatrième de couverture en adéquation avec la première au niveau couleur et ambiance crépusculaire, se situent en bonne et due forme tous les éléments primordiaux. Le résumé tient ses promesses de voyages, d’explorations, de souffrances et de révélations de soi.
Sur les deux images similaires, on aperçoit le soleil et la lune, deux éléments significatifs du titre. La lune représente selon moi, une déesse qui exauce les prières. Quant au soleil, il est utilisé par les Indiens pour leur magie. D’aucuns savent que le satellite naturel de la Terre est éclairée par l’étoile de feu, une fusion féérique chaque soir, d’autant plus jolie quand elle se retrouve pleine, plus magique durant les éclipses. Le subtil jeu de mots me plaît : à suivre.

À l’intérieur du livre, juste en amont du premier chapitre, se trouvent les mentions légales, puis une jolie dédicace, notamment pour la grand-mère de l’auteure. L’histoire s’écrie en deux parties, avant de lire trois pages de remerciements.
PASSAGE INSPIRANT

Pour quelqu’un qui ne reste pas fervent de la romance, j’ai l’impression de presque être toujours inspirée par des passages romantiques ! L’avez-vous remarqué ?
Ce que j’aime le plus dans ce passage, c’est la figure de style d’être habillée par la lumière des étoiles et de la légère brume. Cela ressemble à un drap de soie immaculé qui flotterait au gré de leurs mouvements, le clair de lune comme témoin. Ces deux personnages ont attendu tellement longtemps avant de vivre leur grand amour, que l’on n’aurait pas pu l’imaginer autrement, dans leur contexte. Seulement, ce n’est qu’un rêve après des jours de cavalerie.
Je fais partie des gens qui se baladent que dans de mauvaises chimères ou des cauchemars. Lorsque j’ai la chance de songer positivement, je me retrouve en l’héroïne, quand elle ressent de l’amertume à cause d’un réveil douloureux où qu’elle réalise que ce n’était pas réel.
Ils ont un effet d’une drogue que l’ont peut plus se passer une fois que l’on y a goûté. Je m’inspire souvent de ceux-ci pour mes écrits ou mes arts. Pour ne pas oublier le moindre détail, je dois réaliser un effort insurmontable pour retenir la vapeur qui s’en dégage au saut du lit jusqu’à me demander si c’était juste le fruit de mon imaginaire, un jour bien éveillé. Je connais par cœur » le goût d’inachevé « , une fois les yeux ouverts ou quand je rêvasse un peu trop. Cela vous arrive aussi, non ?
MON AVIS
À Great Lake City, dans l’Utah du Nouveau Monde du XIXe siècle, les mormons font leur loi. Dans cette communauté se trouve une jeune fille de presque quatorze ans qui ne s’est jamais sentie à sa place parmi la violence de son père pasteur, les mensonges, le déni et bientôt son adolescence qui pointe le bout de son nez. Puis un jour, un adopté des Amérindiens vient troubler sa vie déjà très compliquée. S’en suivent de multiples questions, de nouvelles sensations, un courage insoupçonné et un flirt constant avec la mort, les songes profonds, la magie et son don unique. Rebecca poursuivra une quête du moi intérieur, jusqu’à découvrir la vérité sur elle et ses origines lointaines. Ce n’est pas un hasard que ce jeune homme s’est incrusté dans sa vie et sans le vouloir, lui dévoilent des légendes qui la concernent. Mais avant d’arriver au bout du chemin et d’ouvrir la porte du paradis, la marche reste longue. Elle vivra plusieurs existences tout en grandissant et se développant tant physiquement que dans son âme, sous la clarté bienveillante de la lune et de son soleil, puis de son ange gardien de cheval pas comme les autres !
Je remercie Sonja Kourakine pour son sp, puis de la confiance qu’elle m’a accordée, en espérant que cette chronique lui plaira.
- Jolie couverture ensoleillée, en adéquation avec l’histoire
- Un résumé qui tient ses promesses et laisse présager un récit palpitant
- Un titre évocateur comme je les aime
- Une lecture fluide et un vocabulaire riche, sans trop de répétitions
- Une aventure où l’on apprend pas mal de chose de l’histoire, de contes et de légendes, eux-mêmes fascinants et surprenants
- Un récit rempli de rebondissements et en cultures différentes
- Mises en page et en forme conforment à mes attentes
- Quelques sessions ennuyeuses, mais assez vite surmontés
- Plusieurs moments qui m’ont ravivé pas mal de mauvais souvenirs
- Des notes au début de chapitre dont j’ai du mal à voir ce qu’elles représentent exactement
- Je note certaines fois, néanmoins, la relation entre celles-ci et le récit
- Quelques erreurs d’orthographe ou d’oublis de mot et de formulation de phrase sans conséquence
- Certaines scènes pas assez profondes et émotives
=> Cette Romance Fantastique commence fort et me ravive directement des émotions insoutenables que j’espère un jour enfouir très loin dans les oubliettes de ma mémoire. Des scènes donc déstabilisantes, d’entré de jeu, qui me piquent violemment, ce qui me permet, à contrario, de me mettre très aisément à la place de l’héroïne. Cette jeune fille courageuse et téméraire remplie de rêves encore intacts, malgré les assauts répétés de son pasteur mormon de père, m’émeut dès les premières lignes. On se prend très vite d’affection pour elle, à moins d’êtres dénués d’empathie. Ses songes d’apparence simplistes et à la portée de tous restent majestueux et s’expliquent, compte tenu de sa vie en proie à l’agressivité et à la doctrine d’une religion qu’elle ne comprend pas et remet sans cesse en question. Une douce brise d’été à l’orée d’une forêt ou une once d’amour et de compassion modestes accomplissent alors toute la différence et sont justifiées. Les premières pages s’envolent donc comme une nuée d’oiseaux exotiques, tant l’histoire demeure intrigante. Quand le début de l’aventure arrive enfin, un rebondissement remet tout en question. C’est comme ça de tout au bout, malgré quelques chapitres ternes et ennuyeux dont seules les légendes racontées les rythment. Cependant, cela pose concrètement la longueur d’un premier voyage vers une nouvelle vie. Je m’attendais tout de même à une embûche qui m’aurait réveillé. Heureusement, cela ne dura pas — les parties restants assez courtes — les contes m’ayant passionnés. Je pense que ce temps qui traine légèrement en longueur représente une transition entre son ancienne et nouvelle existence. Ce que j’aime, ce sont les choses différentes, » pas normales « , qui m’ouvrent l’esprit et enrichissent mes connaissances. La culture indienne est l’une des civilisations qui me fascinent au plus au point. Je me suis plongée à grand cœur dans cette parenthèse autochtone, me délectant de ce que mon imaginaire me faisait voir entre les lignes. Cependant, je suis rentrée dans leur campement avec réticence dans ce que Sonja Kourakine nous raconte. Les Indiens se comportent vraiment de la sorte ? Possèdent-ils réellement l’âme faible pour être pervertis par d’autres races comme les Blancs et leur penchant pour le vol et la violence ? Sont-ils aussi méchants quand ils chassent un de leur membre du clan jusqu’à leur jeter des pierres, par exemple ? Je les pensais humbles et sereins, au regard des esprits qu’ils prient et avec qui ils communiquent ? J’aurais également apprécié que l’auteure leur fasse parler dans leur langue maternelle quand il s’agissait de choses importantes, quitte à porter une traduction en note ou en l’intégrant dans le récit. Ça aurait apporté plus d’exotisme. Par compte, quelques fois lorsqu’ils s’expriment en français, elle leur donne une façon de parler appropriée. Les balades s’effectuent entre deux continents : la nouvelle Amérique et l’Ecosse, puis entre deux cultures, même si l’on en apprend beaucoup moins sur la religion mormone, par rapport l’amérindien. Les contes et légendes restent tellement surprenants, au point que l’on se demande si l’auteure ne s’y perd pas elle-même quand elle les a écrits. Plus tard, certains faits se révèleront importants et serviront dans le déroulement de l’histoire. Je n’ai pas vérifié si ce sont de vraies légendes, mais après tout, c’est du Fantastique, alors, pourquoi pas ! Le suspens en demeure parfois insoutenable, au point ou souvent j’ai tapé de la main sur mon matelas : » P$@&, enfin ! » ou » M$@&, mais quand est-ce qu’enfin ça arrivera ? « , puis encore » Non !! Elle ne nous a pas fait ça ! » La délivrance s’en trouve plus réjouissante. Cependant, je déplore pas mal de scènes trop courtes, comme si c’était mal de s’y attarder un peu, comme dans les moments tristes qui devraient être plus profonds dans les ressentiments. Les personnages parfois trop pudiques et introvertis devraient plus s’émouvoir face à certaines situations délicates. En revanche, j’ai adoré lire les scènes d’amour raccourcies — qui me sont allées très bien — développées dans des sentiments vifs élaborés avec des métaphores subtiles et poétiques. Moi, pas fervente de la romance à l’eau de rose ou de l’érotisme trop sexuellement écrit, sans nuances, mais j’ai été ravie et même les attendais vivement. Une chose est sûre, c’est que Sonja sait nous faire languir en nous installe dans un suspens haletant. Elle s’amuse beaucoup avec l’ascenseur émotionnel, car quand on croit que la roue tourne enfin, le sort s’acharne à nouveau, encore plus pesant qu’avant. Quand on réalise que tout est plié d’avance, les cartes sont finalement rebattues pour un jeu inattendu. Quand on s’imagine que tout est perdu, le destin lui-même décide de réécrire l’histoire dans un nouveau mouvement perpétuel. Le vrai dénouement de tout se trouve à la conclusion, évidemment, même si l’on peut bien sûr deviner quelques trucs. En parlant des derniers chapitres, j’ai été égarée dans la chronologie du temps. Il manque quelques précisions de date quand il s’agissait de Rebecca, afin de mieux nous situer par rapport à Allan. Enfin, on termine le livre sur une fin fermée, avant de savoir que l’auteure écrira une suite centrée sur un personnage spécial. Je parie que c’est un enfant magique né sous le soleil de la lune… !
POUR CONCLURE
- Les +
- SP offert avec confiance par l’auteure et lu avec bonheur par moi
- Couvertures attirantes, hautes en couleurs, en relation avec le titre
- Celui-ci significatif, puisque l’écrivaine m’a précisé que » Sous Le Soleil De La Lune » voulait dire » sous l’éclairage de la lune, sous sa protection « . Plus simple que ce que j’en pensais
- Résumé qui tient ses promesses d’aventures rebondissantes
- Mise en forme et page bien réalisées
- Lecture fluide et facile
- Beaucoup d’événements avec un mélange de culture
- Histoire d’amour remplie de magie, peu commune et d’apparence infaisable
- Notes de début de chapitre intéressantes, dont je vois la relation
- Plusieurs thèmes abordés
- Hâte de lire le second tome
- Les –
- Quelques erreurs de phrases, d’orthographe, d’oubli de mot (sans conséquence)
- Utilité réelle des notes au début de chapitre
- Quelques uns, ennuyeux
- Quelques scènes pas assez profondes
- Les =
- Vocabulaire riche et presque sans trop de répétitions
- Conte et légendes qui m’ont fasciné, même si c’était un peu tiré par les cheveux
- Mauvais souvenirs qui ont resurgi pas mal de fois
- Chapitres assez courts
=> Voici le retour des » Neutres » qui en l’occurrence veulent dire que d’une part, ce n’est pas la faute de Sonja si certains événements fictifs de son roman me sont douloureux. Puis que d’autre part, je ne sais pas objectivement si l’écriture de chapitre court reste positif. Cependant, j’ai apprécié les enchaîner aussi vite, bien que plusieurs sessions en une auraient été mieux. Dans l’ensemble, je dirais que je vais attendre sagement la suite. J’ai vraiment hâte de retrouver nos deux protagonistes principaux, voir comment leur vie a évolué et quelles autres légendes ils vivront.
Note sur 6 :




INFORMATIONS SUR L’AUTEURE
Passionnée depuis l’enfance à la fois par les romances et les mondes imaginaires / fantastiques, Sonja s’adonne très tôt à l’écriture. Poèmes sombres, nouvelles horrifiques et contes sont ses premières amours. Après quelques publications dans des revues littéraires, elle se lance dans l’auto-édition avec son premier roman » Sous Le Soleil De La Lune – Rébecca « . Magie naturelle, aventures, amour, légendes sont au programme de ce roman à la plume empreinte de poésie et de féminité.
Elle est actuellement sur l’écriture du tome 2 qui fera le focus sur un autre personnage.
Où La Contacter Et La Suivre :
Ses Autres Romans :
Comme vous venez de le lire, Sonja Kourakine est en pleine écriture du second tome de » Sous Le Soleil De La Lune « .
Alors, envie de découvrir la culture mormone ou indienne, voyagé à travers le nouveau monde, tout en traversant les mers à dos de cheval ou vous baigner sous le soleil de la lune ? Dites-Moi tout !
Voici mon Entretien Avec l’auteure, pour l’anniversaire de la chronique.
À bientôt pour une nouvelle chronique surprenante !



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