
Auteure : Matthieu Urban
Genre : Dark Fantasy
Editions : Auto-Edition
Année De Parution : 2020
Nombre De Page : 440
Prix : 19,99 €
Parce que j’ai BLC un ou deux ouvrages de Matthieu Urban, adoré ses concepts arts autour de son univers, tel son jeu vidéo, évidemment que je voulais lire son premier roman. Pour avoir une jolie dédicace, je l’ai harcelé pour le lui acheter auprès de lui, haha. Je plaisante.

Je crois que c’est ma dédicace favorite ! Vous pouvez en avoir une, semblable, en lui demandant gentiment, ha ha. RV sur ses réseaux sociaux. Sinon, vous pouvez vous procurer ce Dark, cependant, Fantasy, par-là.
QU’EST-CE QUE ÇA DIT ?

DESCRIPTION DU MATOS
L’un des plaisirs d’un lecteur est de pouvoir tenir un livre dans les mains. S’il sent le neuf, l’encre sur le papier, fraîchement imprimée, à l’intérieur d’un moyen ou gros volume, c’est le combo parfait.
Un autre plaisir coupable — ou non — est de se le procurer auprès de l’auteur (s’il vous le dédicace, c’est gagné !). Du coup, je peux dire que je l’ai reçu en très bon état. Si vous saviez les colis que je reçois, autrement. Par compte, comme vous le voyez sur la vidéo, je l’ai, un peu, malmené, depuis le temps.
La première et la quatrième de couverture sont imprimées sur un fond noir, d’apparence, cuir craquelé, ce qui donne de la texture bienvenue. En haut se trouve le nom de l’écrivain, qui surplombe une paire d’encoches oculaires blanche à l’intérieur d’une capuche rouge. En dessous s’impose le titre en blanc. À l’arrière s’affichent, juste, le résumé, le prix et le code-barre. Le tout est, à la fois, sobre et harmonieux, simple avec quelques bribes d’excentricité, qui rappelle, simplement, le héros (antihéros, plutôt) de l’histoire. Le style de la police, ainsi que celui de l’image me fait penser à celui que l’on utilise pour les BD, ce que j’apprécie beaucoup (oui, j’aime les BD).
À l’intérieur, outre la dédicace sur la page de garde, ainsi que la page du titre, l’on peut en retrouver une autre, joliment, rédigée, une magnifique pensée que l’on doit dévoiler, à chaque instant, à ses proches. Vous aurez l’honneur de découvrir la liste des remerciements, puis un paysage illustré qui nous plonge, tout de suite, dans l’ambiance. Nous achèverons le roman avec d’autres concepts arts riches en détail.
PASSAGE INSPIRANT

Vous vous doutez qui est derrière cette parole sombre, mais lourde de sens. Pourquoi ? Pour info‘, j’étais dans un très mauvais mood ; cette pensée me parlait, énormément et prouve, alors, que chez chaque être, aussi bon soit-il, renferme un côté sombre. Cela me rapproche de l’antihéros que j’apprécie, vraiment. En dehors du contexte, imaginez-vous être le » peuple » qui déteste, à juste titre, celui ou celle qui lui a fait beaucoup de mal. Toujours hors de la situation littéraire, imaginez-vous le » peuple » être détesté plutôt qu’être aimé, mais malmené par les autres. Cela fait des dégâts dans le psychisme et vous vous remettez, sans cesse, en question, ensuite. Je m’arrête-là, sous peine de raconter, injustement, ma vie, ici.
PIRE SCENE (New Rubrique)

Comment ne pas fondre sur ce molosse adorable, rempli de prestance ? Vous devez savoir que j’aime, énormément, les animaux. Même si j’ai, un peu, peur des chiens (petits et grands), je les adore, au point d’en vouloir un. Vous comprendrez que j’ai pleuré sur cette scène et que c’est la pire, pour moi. Oui, les gens qui meurent assassinés, surtout s’ils le méritent, je m’en fiche :p ! Cela montre que monsieur Urban sait tirer les larmes des yeux des hypersensibles. Paradoxale ? Pas tant que ça, quand on me connait.
MON AVIS
La Croisée Des Mondes, un endroit glorieux, presque tombé dans l’oubli. Qui pourrait lui rendre sa splendeur d’antan ? Certainement pas la vermine de l’univers. Eux, c’est Chef, alias L’artisan Meurtrier, qui les extermine, un métier, comme les autres. Se salir les mains ne lui fait pas peur, tant que la récompense est honnête, à la hauteur de sa réputation, durement, acquise. Mais vivre avec du sang sur les mains, au moyen pécuniaire, n’est pas aussi simple, mais sert un but précis : rembourser ses dettes et réaliser son vœu, à l’aide de son fidèle Assistant Meurtrier.
Comment commencer à rédiger un avis sur une oeuvre littéraire, dont l’univers est déjà apprécié ?
Bien que je ne comprenne pas toujours la position des étoiles, je comprends que le roman se découpe en nouvelles et non pas en chapitre. C’est une façon atypique de faire — comprenez, là, que je n’avais jamais vu ça, en dehors d’un recueil — que j’apprécie, aimant la nouveauté et surtout, ce qui est peu commun. L’auteur à beaucoup de choses à raconter. Alors, il narre plusieurs histoires, utilisant, donc, un fil rouge pour que cela reste un roman au lieu d’un recueil de nouvelles. La narration reste fluide avec un genre romantique qui fleurit un vocabulaire bien fourni. Pour autant, cela ne trahit pas un humour décalé que rendent les différentes missions des deux protagonistes plus humaines. Néanmoins, cette manière de rédiger éclipse, presque, entièrement, le fil rouge : amasser assez de guyvre pour réaliser le souhait le plus cher et démesuré de Chef, dit l’Artisan Meurtrier. J’ai remarqué, également, que son assistant en possédait un, mais à peine survolé, je trouve ? Peut-être que ma réflexion est trop poussée ou, seulement, que c’est ma folie qui l’a remarqué ainsi.
Quand je lis de la Dark Fantasy, on apprécie les éléments qui le composent, comme le glauque et l’horrifique. Croyez-moi, vous serez servi. Ces passages du genre montre à quel point Chef est dévoué, sans nous laisser oublier que ce n’est pas gratuit. Jusqu’où irions-nous pour l’argent ? Quelle limite nous imposerait de la franchir ou non, pour l’appât du gain ? Ce thème est un bon sujet de dissertation. Il se veut monstre, dépourvu d’âme et de compassion que Matthieu Urban réussi le tour de force de nous démontrer, subtilement, le contraire. Le personnage en devient complexe ; il évolue dans le bon sens, en même temps que son second murit et devient indépendant. Basile prend de l’assurance, tellement, qu’il en devient arrogant et blessant, parfois. L’on s’interroge alors sur l’influence de Chef sur lui. En somme, leur évolution se traduit par des évènements inattendus, des résonnements profonds et le plus important, un désir d’accomplir quelque chose de plus grand, sans dépit pour les autres. Pour toutes ses raisons, il ne franchit pas la ligne interdite, moralement. En revanche, il va, jusqu’à, la repousser sans vergogne ni émotion, sûrement par défit personnel, mais aussi pour ne pas toucher le fond de la connerie, espérant ne pas finir dans les profondeurs de l’enfer, même s’il estime déjà fouler son seuil. Bien que son âme demeure du charbon, l’ardeur de son coeur le pousse dans ses retranchements, mais n’enlève pas une certaine prestance dans sa manière polie de parler, parfois, ou en tout cas, un verbe non barbare. C’est le truc le plus paradoxale, chez lui et j’adore.
En outre, je pense que l’auteur est plus à l’aise avec les notions mathématiques qui sont beaucoup mieux réfléchies et poussées, comme celle du néant. J’entrevois le sens, la logique ; cela rajoute à la personnalité de Basile, puisque le néantisme est la matière qu’il étudie et donc, en dit beaucoup sur ce qu’il est et ce qu’il préfère. Petite touche parallèle : ça me rappelle l’univers de Harry Potter, avec l’apprentissage scolaire… Les Fans le découvriront, intuitivement. J’ai adoré ce point. Ce qui est percutant dans ce moment, c’est le mélange d’explications dans son initiation, qui amène, implicitement, à la rencontre de Chef, qui ne laisse pas indifférent et donne le ton. C’est comme une nouvelle recette risquée, qui, finalement, est meilleure que ce que l’on pourrait croire. Le piment remplace l’ennui dans ce genre de narration complexe à écrire. Matthieu en profite pour traiter un sujet délicat et récurant, malheureusement : le harcèlement ou le racisme.
Au contraire, d’autres passages s’imbriquent mal dans la narration ; l’on se demande quel rapport ils ont dans l’histoire. J’aurais aimé, par exemple, retrouver plus d’apartés du héros, afin d’éviter l’effet incohérent (p.20). Cela m’a perturbé dans mon rythme de lecture, alors qu’à contrario, j’ai adoré cette intrusion, comme les acteurs qui sortent de leur rôle pour parler à leurs téléspectateurs. Un autre détail qui manque d’explication narrative : la religion. Oui, c’est un sujet que j’aime étudier, même dans la fiction. La précision dans la différence entre les Estolaris et les Iffirisme est aléatoire, plutôt, implicite ou superficielle. Si je capte bien, cependant, l’Iffirisme est une religion et l’Estolaris est une des déclinaisons, à l’instar du Christianisme avec ses variantes protestantes, orthodoxes et catholiques. C’est une religion qui me parle et qui me correspond, mais que je ne comprends pas toujours les déclinaisons.
La fin me convient puisqu’elle n’est pas achevée de manière conventionnelle : tout est bien qui finit bien, clos, on en parle plus. Evidemment, l’auteur s’emploie à nous emmener vers la conclusion, mais elle reste ouverte, reste, donc présager une suite. Celle-ci, classique, puisque, comme nous, les personnages poursuivent leur route, à moins de changer de cap. Comme on dit : » on ne change pas une équipe qui gagne « , à ceci près que plusieurs choses ont évolué. Que dire, donc, de l’objectif de Chef, du rêve de Basile ? Chacun franchit un seuil après l’autre. Ils ont appris l’un de l’autre, mais restent fixés vers leur propre horizon. Grâce aux souvenirs, on comprend leur personnalité et l’on devine, alors, comment ils évolueront, ensemble. En définitif, c’est sûrement cela le vrai fil d’Ariane, en tout cas, celui qui est implicite, s’il en existe plusieurs. Il y a longtemps que j’ai travaillé sur le volume 2. Mais quand je le relirai, j’espère que le pan du passé de l’Artisan Meurtrier sera approfondi. Ce fragment d’écrit, ici, m’intrigue et rend le héros encore plus complexe, néanmoins, à la fois délicat et touchant, mais pas si surprenant que ça. Finalement, derrière son apparence hybride et sa personnalité froide et sans âme, c’est lui qui a le plus d’humanité en lui, peut-être, parce que cela se voit le plus derrière ses défauts.
POUR CONCLURE
- Les +
- narration fluide
- vocabulaire riche
- sections en nouvelles
- humour décalé
- rythme sans lenteur
- psychologie des personnages, qui évolue
- l’aspect scolaire
- dynamique entre les deux personnages principaux
- Les –
- les multiples missions effacent l’objectif du personnage principal
- rêve de l’assistant pas assez exploité
- certaines situations confuses et longues à comprendre
- paragraphes et partie mal définies
- phrases non verbales et erreurs de conjugaison
- oublie de mot
- concept art que j’aurais voulu intégrer entre les pages dédiées, plutôt qu’à la fin
- Les =
- de jolies illustrations, malgré le noir et blanc
Commentaire Satirique Ou Inspirant (New Sous-Rubrique)
Et voilà comment on se fait des copains ! Je devrais écrire un livre sur l’art de la socialisation en milieu inconnu !
page : 228
- Dans le contexte, un médecin et un fossoyeur viennent ramasser des cadavres que Chef, entre autres, a laissé sur le carreau. Cela justifie, donc, leur métier. Ça les rend heureux. Sur le coup, j’ai trouvé cette satire très drôle.
Magnus Abraham Groodt avait un jour déclaré : Un manipulateur se doit d’avoir une tête en acier, des fesses en argent et des amis en or.
page : 248
- Je veux relever le défi de comprendre cette pensée, apparemment, déclaré après une beuverie. Je suis une experte en manipulateurs. C’est donc véridique qu’il faut une tête en acier pour supporter le retour négatif de leur victime. Les fesses en argent leur servent à ne pas avoir mal lorsqu’ils tombent des nues quand leurs manipulations ne fonctionnent pas. Quant aux amis en or, ce sont juste ceux qui ferment les yeux devant les méfaits du manipulateur, même qu’ils acceptent, surtout s’ils le sont aussi.
Qu’en penses-tu, Matthieu ?
=>N’oubliez pas (sauf si je ne l’ai jamais dit) que l’auteur complète son univers littéraire par des jeux vidéos. Je trouve cela intéressant, me rappelant qu’à l’instar de l’art, les interfaces électroniques se marient bien avec l’écriture : complémentaire, comme un scénario pour un film, un synopsis pour un roman. Disons que l’art illustre, mais que le jeu vidéo complète un univers. À part ça, je dirais que toute l’œuvre est rythmée par la dynamique du duo entre Chef et Basile. Chacun à un destin, un but à atteindre, mais finissent, toujours, par se retrouver, parce qu’en fait, derrière leur mésentente évidente, ils s’apprécient et se respectent pour leurs qualités, amis aussi pour leurs défauts conscients et assumés, individuellement, puis acceptés par l’autre. Leurs missions n’est juste qu’un prétexte pour les rencontrer, les connaître et les aimer (ou adorer les détester), découvrir qui ils sont avec et sans l’autre ; cela justifie et c’est aussi la résultante de l’objectif de Chef. Cela dépend de la manière de voir les choses. Le tout représente une aventure enrichissante, amusante, terrifiante, mais qui donne envie de poursuivre. J’attend que mon portefeuille me laisse acheter le volume 2.
Note Sur 6





INFORMATIONS SUR L’AUTEUR
Matthieu Urban est né en 1985 à Thionville, en Moselle, avant d’atterrir dans le Sud français, aux alentours de Perpignan. Sa passion pour la littérature a commencé avec des BD, telles que Gaston Lagaffe, Spirou ou Astérix… À l’adolescence, la ferveur s’est décuplée avec les œuvres de Barjavel : » La Nuit Des Temps » et » La Faim Du Tigre » qui l’ont, profondément, marqués et lui font ressentir la magie puissante des mots. Ces deux romans restent, encore, ses deux piliers, ses références absolues, au point de devenir, à son tour, un auteur émérite qui élargit son activité d’écriture, sur un autre medium complémentaire : le jeu vidéo basé sur son univers.
Où Le Contacter Et Le Suivre
Ses Autres Romans

L’Artisan Meurtrier Vol.2 = Achat

L’Odyssée D’Youzeff = Achat
Alors, prêts à tomber sous le charme infernal et mécanique, néanmoins charmant (ouai, je ne suis pas portée sur le physique) de l’acerbe Chef ?
À bientôt pour une chronique fantaisiste sombre.



Laisser un commentaire